Mon salut me vient de Dieu, Lui Seul est mon Rocher. Psaume 62:3
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La vraie et la fausse repentance | ENSEIGNEMENTS

Orateur : CHARLES FINNEY

 

Celui qui se repent véritablement ne voit pas seulement que le péché est en lui-même détestable, vil, absolument exécrable ; il l’abhorre réellement, il le hait du plus profond de son cœur.

 






«La tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort. » 2 Cor. 7:10

Dans ce chapitre, l’apôtre Paul s’en réfère à une autre épître écrite par lui précédemment aux Corinthiens au sujet d’un certain péché qu’ils avaient commis. Il mentionne l’effet produit par cette lettre précédente pour emmener les fidèles de Corinthe à une vraie repentance. Ils s’étaient attristés selon Dieu. Ceci était la preuve que leur repentance était vraie.

«Et voici, cette même tristesse selon Dieu, quel empressement n’a-t-elle pas produit en vous ! Quelle justification, quelle indignation, quelle crainte, quel désir ardent, quel zèle, quelle punition!» (v 11)

Dans ces versets, Paul parle de 2 sortes de tristesse au sujet du péché ; l’une produit la repentance pour le salut ; l’autre produit la mort.

J’ai été souvent conduit, ces derniers temps, à rechercher pourquoi il y a tant de fausse religion et je me suis efforcé de remonter aux causes premières de ce mal. Fait notoire et considérable, il y a un très grand nombre de gens qui croient être religieux et qui—à moins que la Bible ne soit fausse—ne le sont point. Comment se fait-il qu’ils se trompent ainsi ? Pourquoi y a-t-il tant de pécheurs impénitents qui s’imaginent avoir passé par la repentance ? C’est sans doute parce qu’on ne leur a pas appris à discerner les vrais fondements de toute vie religieuse, et tout spécialement qu’ils ne savent pas faire la différence entre la vraie et la fausse repentance.

La vraie repentance est un changement complet de l’idée que l’on se fait du péché et ce changement de pensées est suivi par des sentiments (changement de cœur) que l’on éprouve à son égard. Le sentiment est un résultat de la pensée—si l’idée que l’on se fait du péché est juste et si elle est accompagnée du sentiment qui lui correspond, la repentance sera vraie. Les pensées doivent être justes. L’idée que l’on se fait du péché doit être semblable à celle que Dieu en a. La tristesse selon Dieu, que Dieu demande, doit découler d’un point de vue divin du péché. de ces pensées du péché. 


Changement d'opinion

À celui qui se repent véritablement, le péché parait tout différent de ce qu’il est pour celui qui ne s’est pas repenti. Au lieu de se montrer désirable et plein d’attrait, il se montre souverainement odieux et détestable, tellement que le pénitent s’étonne d’avoir jamais pu désirer chose pareille. Les pécheurs impénitents peuvent comprendre que le péché causera leur ruine parce qu’il attirera sur eux le châtiment de Dieu ; mais il leur parait, en somme, désirable ; ils l’aiment ; ils le caressent dans leur imagination ; et s’il pouvait avoir une fin heureuse, l’idée ne leur viendrait jamais de l’abandonner. Mais quant à celui qui se repent, c’est tout autre chose ; le péché lui apparaît dans sa propre conduite comme absolument haïssable ; « quelle chose abominable et digne de l’enfer ? s’écrie-t-il, comment ai-je pu l’aimer ? »

Les pécheurs ne voient pas pourquoi Dieu menace le péché d’un si terrible châtiment. Ils l’aiment tant eux-mêmes, qu’ils ne peuvent comprendre pourquoi Dieu le juge digne d’un châtiment éternel. Lorsqu’ils sont fortement « convaincus de péché, » ils pensent tout différemment ; l’opinion qu’ils se font du péché est alors d’accord avec celle qu’en ont les chrétiens, et pour devenir chrétiens eux-mêmes, il ne leur manque plus qu’une chose : un changement correspondant dans leurs sentiments. Maint pécheur, en effet, voit que sa conduite à l’égard de Dieu le rend digne de la mort éternelle, mais son cœur ne suit pas les lumières de son esprit. C’est le cas des démons et des méchants qui sont en enfer. En résumé : un changement d’opinion est indispensable à la vraie repentance et la précède toujours. Il peut y avoir changement d’opinion sans vraie repentance ; mais il ne peut y avoir vraie repentance sans changement d’opinion.

Le pécheur arrive donc à reconnaître que le péché ne tend qu’à le détruire et ceux qui l’entourent, corps et âme, pour le temps et pour l’éternité, et qu’il n’y a pour lui d’autre remède à ce mal que d’arrêter de pécher. Satan lui-même sait comment le péché est dévastateur, et il est possible que bien des pécheurs lisant ceci le sachent aussi.

Le mot traduit par repentance implique un changement d’état d’esprit dans tous ces domaines. Le pécheur insouciant est presque complètement dénué d’idées justes sur la rétribution que mérite le péché. En supposant même qu’il admette en théorie que le péché mérite la mort éternelle, il ne le croit cependant pas. S’il le croyait, il lui serait impossible de demeurer pécheur insouciant ; il serait tout au moins pécheur angoissé. Il est séduit quand il s’imagine croire sincèrement que le péché mérite la colère éternelle de Dieu. Mais quant à celui qui est véritablement réveillé et convaincu de péché, il n’a pas plus de doute à cet égard qu’il n’en a sur l’existence de Dieu ; il voit clairement que le péché mérite un châtiment éternel de la part de Dieu. Il sait que c’est du terre à terre.

 

Changement de sentiments, de coeur

Celui qui se repent véritablement ne voit pas seulement que le péché est en lui-même détestable, vil, absolument exécrable ; il l’abhorre réellement, il le hait du plus profond de son cœur. On peut voir que le péché est pernicieux, abominable, et cependant l’aimer, le désirer et lui demeurer attaché. Mais quand on se repent véritablement, on l’abhorre de tout son cœur et l’on rompt absolument avec lui.

De même, considéré dans sa relation avec Dieu, le péché fait éprouver au pécheur repentant un sentiment tout nouveau ; et c’est là qu’est la source de ces flots de tristesse qui envahissent parfois le cœur du chrétien à la vue du péché. Quand il le considère en lui-même, il éprouve un sentiment d’horreur ; mais quand il le voit dans sa relation avec Dieu, il pleure ; navré, désolé, son cœur se brise, il se jette sur sa face et répand des flots de larmes sur ses péchés.

Quant aux résultats du péché, celui qui se repend véritablement le voit comme c’est. Quand il considère l’issue du péché, il éprouve un désir véhément de mettre un terme au péché, d’en sauver ses semblables et de faire reculer cette vague de mort qui s’étend sur la terre. Plein d’une brillante ardeur, il prie, il travaille, il fait tous ses efforts pour arracher les pécheurs du feu, pour les sauver des suites effroyables du péché. Voir pécher les autres, c’est pour lui comme s’il les voyait prendre un poison mortel ; il ne peut faire autrement que d’élever sa voix pour leur crier de PRENDRE GARDE.

Celui qui se repend véritablement n’est pas seulement intellectuellement convaincu que le péché mérite une punition éternelle, mais il sent qu’il aurait été raisonnable et juste que Dieu le condamnât, lui personnellement, à l’éternelle mort ; il approuve donc la sentence de mort que la loi prononce contre sa personne et regarde comme le miracle des miracles que Dieu puisse lui pardonner. Au lieu de trouver dur, sévère ou cruel que Dieu envoie en enfer les pécheurs incorrigibles, il adore Dieu, le cœur rempli de gratitude et d’étonnement de ce qu’il n’a pas été envoyé lui-même en enfer et de ce que ce monde criminel tout entier n’a pas été depuis longtemps déjà précipité dans le feu éternel. Que celui qui pèche soit condamné, c’est la dernière chose au monde dont il songerait à se plaindre ; et quand il songe au salut d’un pécheur, son cœur se remplit d’un sentiment de gratitude tel qu’il n’en a jamais connu de semblable avant d’être Chrétien.

 

Les effets ou les fruits de la vraie repentance

Et j’espère apporter assez de lumière sur ce point pour que chacun de vous puisse reconnaître d’une manière infaillible s’il s’est repenti ou non.

Si votre repentance est vraie, vous aurez conscience qu’il s’est opéré en vous un changement de vues et de sentiments à l’égard du péché. Vous serez tout aussi conscient de ce changement que vous avez jamais pu l’être de tout autre changement qui s’est accompli en vous. En est-il ainsi ? Avez-vous conscience, qu’il y ait eu en vous changement de vues et de sentiments à l’égard du péché, que sur ce point, les choses anciennes sont bien passées et que toutes choses sont devenues nouvelles ?

Si vous vous êtes vraiment repentis, vous n’aimez plus le péché ; et vous pouvez constater que vous ne vous en abstenez pas par crainte du châtiment, mais parce que vous le haïssez. Où en êtes-vous à cet égard ? Avez-vous connaissance que votre désir de commettre le péché ait pris fin ? Rappelez-vous les péchés que vous aviez coutume de pratiquer lorsque vous étiez non convertis. Sous quel jour les voyez-vous maintenant ? Vous paraissent-ils agréables et aimeriez-vous les pratiquer de nouveau si vous l’osiez ? S’il en était ainsi, si la disposition de pécher était encore en vous, vous seriez seulement convaincus de péché. Votre opinion quant au péché a pu être changée, mais si l’amour pour votre péché d’autrefois est encore en vous, aussi vrai que votre âme vit, vous êtes encore un pécheur impénitent.

Le texte dit : «La tristesse selon Dieu produit la repentance». La tristesse de Dieu change notre façon de vivre. Paul parlait d’un changement de sentiment produisant un changement de conduite, et aboutissant par conséquent au salut. Maintenant, permettez-moi de vous le demander, avez-vous réellement changé ? Avez-vous délaissé vos péchés ? Ou les pratiquez-vous encore ? Il peut y avoir eu changement dans votre esprit, mais si le résultat n’a pas été le changement de votre conduite, la transformation actuelle et réelle de votre vie, ce n’est pas la « repentance selon Dieu, » celle que Dieu approuve.

La repentance, quand elle est vraie, produit la confession et la restitution. Le voleur ne s’est pas repenti tant qu’il garde l’argent qu’il a volé ; il peut être convaincu de péché, mais il n’a pas la repentance ; s’il l’avait, il s’empresserait de rendre l’argent qui ne lui appartient pas. Si vous avez dupé quelqu’un et que vous ne lui ayez pas rendu ce que vous lui avez pris injustement, ou si vous avez injurié quelqu’un et que vous n’ayez pas réparé, autant qu’il est en vous, le mal que vous avez fait, vous ne vous êtes pas repenti véritablement.

La vraie repentance est un changement permanent de caractère et de conduite. L’écriture dit que c’est une repentance qui mène au salut, et «dont on ne se repent point.» Qu’est-ce que cela signifie si ce n’est que cette vraie repentance est un changement si profond, si fondamental, que celui en qui elle a eu lieu ne retourne plus jamais en arrière ? L’amour du péché a été véritablement abandonné ; et le changement de vues et de sentiments a été tel, qu’il n’y aura plus de retour à cet amour. Mettez bien cela dans votre entendement maintenant, vous tous qui m’entendez : le pécheur qui s’est véritablement repenti est animé de sentiments tels qu’il n’en changera plus jamais : Notre texte dit : « repentance à salut ; » dire que cette vraie repentance conduit droit à l’Eternité. La vraie raison en est que cette repentance est celle dont on ne se repent jamais.

Voilà une grande partie de la vérité derrière la doctrine de : « Une fois sauvé, toujours sauvé » qui a été si souvent tordue en licence de pécher. La vraie repentance est un changement de sentiments si complet, elle produit une horreur du péché si totale pour Jésus, que celui qui l’éprouve persévérera. Il n’annulera jamais sa repentance pour retourner au péché.

 

La fausse repentance 

est appelée mondaine, elle est une tristesse du monde. C’est une tristesse occasionnée par le péché, mais provenant de considérations mondaines, qui n’a pas pour objet le péché comme tel.

Le changement qui la constitue est superficiel. Vous pouvez voir les conséquences déplorables du péché en vous plaçant d’un point de vue mondain, et en être rempli de consternation. Vous pouvez considérer qu’il porte atteinte à votre réputation, à votre honorabilité, qu’il met en danger votre vie ; que si votre conduite cachée venait à être découverte, cela vous ferait le plus grand tort, et tout cela peut vous remplir de frayeur et de détresse... Cette sorte de tristesse selon le monde se rencontre très fréquemment elle a toujours pour principe une considération mondaine quelconque.

La fausse repentance est fondée sur l’égoïsme. La repentance peut n’être qu’un vif sentiment de regret éprouvé par le pécheur au sujet de la conduite qu’il a tenue, parce qu’il en voit les conséquences désastreuses pour lui-même et qu’il voit que cette conduite le rend malheureux, qu’elle l’expose à la colère de Dieu, qu’elle déshonore sa famille ou ses amis ; en un mot, qu’elle lui cause du dommage soit pour le temps, soit pour l’éternité. Or, tout cela est pur égoïsme.

La repentance peut être le remords de la conscience, REMORDS rongeur, cuisant, implacable, mais non pas vraie repentance. Elle peut être de la frayeur, une frayeur extrême de la colère de Dieu et des peines de l’enfer, et cependant n’être que pur égoïsme. L’on peut être rempli de terreur à la pensée des justes jugements de Dieu, sans avoir jamais eu en son cœur l’horreur du péché, sans avoir jamais eu de la conviction dans ses pensées, et par conséquent sans avoir jamais senti tout ce qu’il a de grave et d’odieux.

 

A quoi on peut reconnaître cette fausse repentance

Elle ne change pas les sentiments. Elle laisse indomptée dans le cœur la disposition au péché. Les sentiments de celui qui n’a connu que cette fausse repentance ne sont pas tellement changés à l’égard de la nature du péché, qu’il n’éprouve encore le désir de pécher. Si l’on s’abstient de commettre le péché, ce n’est pas à cause de l’horreur qu’il lui inspire, c’est à cause de la crainte qu’il a des conséquences.

Elle conduit à une dissimulation hypocrite. Celui qui a passé par la vraie repentance veut bien que l’on sache qu’il soit un pécheur et qu’il s’est repenti. Celui qui ne connaît que la fausse repentance recourt aux excuses et aux mensonges pour couvrir ses péchés : il a honte de sa repentance. Quand on l’appelle à venir au banc des pénitents, il s’efforce de cacher ses péchés, il emploie toutes sortes d’excuses pour en voiler l’énormité. Quand il parle de sa conduite passée, il le fait toujours dans les termes les plus indulgents et les plus favorables. Il est toujours porté à cacher ses péchés. Cette repentance conduit à la mort. Elle fait commettre un péché pour en couvrir un autre. Et comment se manifeste-t-elle ?—Triste spectacle^! Au lien de la confession nette et franche d’un cœur ouvert et candide, vous ne trouvez qu’une sorte de verbiage insipide et doucereux ; quelque chose de froid et de forcé ; minauderies, aveux faits du bout des lèvres, qui ont la prétention d’être une confession et qui ne confessent rien.

Qu’en est-il de vous ? Avez-vous honte que quelqu’un vienne vous parler de vos péchés ? S’il en est ainsi, votre tristesse n’est que la tristesse du monde qui produit la mort. Qu’il est fréquent de voir des pécheurs s’esquiver pour éviter un entretien au sujet de leurs péchés et continuer cependant à se donner pour des âmes angoissées qui recherchent le salut^! Comment peut-on espérer devenir chrétien en suivant, cette voie-là ? L’angoisse de ces âmes n’est autre que celle qui se trouve dans l’enfer. Il n’y a pas de doute que tous les méchants habitants de l’abîme ne désirent fuir loin des regards de Dieu. Ni angoisse, ni désir de ce genre ne se trouvent parmi les saints dans le ciel. Leur tristesse est franche et ouverte, intègre et cordiale. Une pareille tristesse n’est pas incompatible avec le vrai bonheur. Les saints sont remplis de bonheur et cependant ils sont remplis d’une tristesse non déguisée, vive et profonde au sujet, du péché. Mais la tristesse selon le monde a honte d’elle-même, elle est vile et misérable ; elle ne produit que la mort.

La tristesse selon le monde ne change la conduite d’un homme que dans les choses extérieures au sujet desquelles il a été fortement convaincu de péché. Elle ne change pas le cœur. Celui qui n’a, connu que cette repentance évite les péchés scandaleux, ceux auxquels il a été rendu particulièrement attentif.

Quand un nouveau converti retombe dans le péché, cherchez-en la cause et vous trouverez qu’il n’y a eu qu’un changement partiel dans sa conduite. Il s’est réformé en certaines choses, mais il y a beaucoup de choses qui sont décidément mauvaises et qu’il continue à pratiquer. Si vous faites sa connaissance intime, vous verrez qu’au lieu d’avoir une grande crainte du péché quel qu’il soit, et d’être prompt à découvrir en toute chose tout ce qui est contraire à l’esprit de l’Évangile, il sera relâché dans ses vues et dans sa conduite en beaucoup de choses, quoique strict peut-être et bien éclairé sur plusieurs points. Il n’a pas cet éloignement pour tout péché qui caractérise l’attitude de Dieu sur le péché.

Le changement de conduite produit par la fausse contrition non seulement est limité, mais n’est ordinairement que temporaire. Celui qui ne connaît que cette fausse repentance retombe continuellement dans ses anciens péchés. La raison en est, que sa disposition du désir de pécher n’a pas disparu ; elle n’a été que comprimée par la crainte. Aussi, dès que la crainte s’est dissipée et que l’espérance est revenue ; dès qu’il s’est trouvé dans bien vu, bien soutenu, il est revenu graduellement en arrière. Maintenant il retourne à ses anciens péchés. C’est ce qu’on remarque dans l’histoire du peuple d’Israël. La vraie repentance faisait défaut ; aussi ce peuple retournait-il sans cesse à son idolâtrie et à ses autres péchés. Les enfants d’Israël n’avaient que la tristesse selon le monde. Il en est de même aujourd’hui partout dans l’Église. Les gens sont changés pour quelque temps, ils sont reçus dans l’église, puis ils retournent à leurs anciens péchés. Ils aiment à appeler cela : se refroidir, rétrograder, décliner, etc., mais la vérité est qu’ils ont toujours aimé le péché, et quand l’occasion leur en a été donnée, ils sont retournés à ce qu’ils aimaient ; comme la truie lavée est retournée se vautrer dans le bourbier, parce qu’elle était toujours truie.

Que vous compreniez cela à fond! C’est ici que se trouve la raison d’être de toute cette vie de hauts et de bas que vous connaissez si bien. Les gens sont réveillés, puis convaincus de péché, et peu à peu ils reprennent espoir et s’établissent dans une fausse sécurité ; ils s’éloignent alors de plus en plus de Dieu. Ils peuvent veiller assez sur eux-mêmes peut-être pour pouvoir rester dans l’église, mais comme le germe du péché n’a pas été détruit en eux, ils retournent à leurs anciennes voies. La femme qui aimait la toilette l’aime encore et peu à peu elle retourne à ses rubans et à ses colifichets. L’homme qui aimait l’argent l’aime encore ; bientôt il glisse sur la pente, et le voilà qui s’enfonce de nouveau dans les affaires et poursuit les liens de ce monde aussi ardemment qu’il l’a jamais fait vaut de se joindre à l’église.

Parcourez tous les rangs de la société, et si vous trouvez des gens vraiment convertis, vous verrez que les péchés qui leur étaient le plus habituels avant leur conversion, sont ceux dont ils sont le plus éloignés. Celui qui est réellement converti est moins exposé que tout autre à tomber dans ce qui était précédemment son péché habituel, car il en a plus d’horreur que personne. Mais celui qui est dans l’illusion et dont les dispositions sont mondaines a toujours la tendance à retomber dans les mêmes péchés. Vous verrez la femme qui aime la toilette sortir de nouveau dans toute sa gloire et briller comme elle en avait l’habitude autrefois. La source du péché n’a pas été tarie, le cœur n’a pas été purifié ; au contraire, l’iniquité y est toujours demeurée.

La réforme de la conduite produite par la fausse repentance est non seulement superficielle, partielle et temporaire, elle est encore contrainte et forcée ; tandis que chez celui qui a passé par la véritable repentance, cette réforme vient du cœur, de sorte que la disposition à pécher n’est plus en lui. La promesse de la Bible est accomplie à son égard ; il fait actuellement l’expérience que «les voies de la Sagesse sont des voies agréables» et que «tous ses sentiers sont des sentiers de paix (Pro 3:17)». Il fait l’expérience que «le joug du Sauveur est doux et son fardeau léger (Mat 11:30)» que «les commandements de Dieu ne sont pas pénibles (1 Jean 5:3)» qu’ils sont au contraire une joie ; «qu’ils sont plus désirables que l’or, que beaucoup d’or fin ; plus doux que le miel, que celui qui coule des rayons (Ps 19:11)». Mais la fausse repentance est toute différente ; elle est légale, elle provient de la peur et non de l’amour, c’est une repentance égoïste. Qu’il y a loin de cette repentance stérile à ce changement libre, volontaire et cordial par lequel on quitte le péché pour s’adonner à l’obéissance ! S’il y a ici des personnes qui ne connaissent que la fausse repentance, elles savent qu’elles ne s’abstiennent pas du péché par choix, parce qu’elles le haïssent, mais par d’autres considérations. Elles s’en abstiennent parce que la conscience le défend et qu’elles veulent être en paix avec leur conscience ; elles s’en abstiennent par crainte de perdre leur âme, ou de compromettre leur réputation, bien plus que par horreur du mal et par amour de l’obéissance.

De telles personnes ont toujours besoin d’être poussées à obéir ; si vous ne pouvez pas les y contraindre en plaçant sous leurs yeux quelque déclaration expresse des Saintes Écritures, elles excusent le péché, le commettent et pensent qu’après tout il n’y a pas si grand mal à agir comme elles font. La raison en est qu’elles aiment leur péché et que tant qu’il n’y a pas quelque commandement formel de Dieu qui s’y oppose et qu’elles n’osent fouler ouvertement aux pieds, elles ont la volonté de le commettre. Avec la vraie repentance, tout cela est changé : quand une chose semble contraire à la grande loi de l’amour, celui qui a passé par la repentance selon Dieu a horreur de cette chose et par conséquent l’évite, qu’il y ait à ce sujet un commandement exprès ou qu’il n’y en ait pas.

De même, celui qui a passé par la vraie repentance n’a pas besoin d’un : «Ainsi a dit le Seigneur» pour être gardé d’opprimer son semblable, parce qu’il veut vraiment être comme Jésus. Que chacun aurait horreur de choses qui ne sont pas comme Jésus, s’il s’était véritablement repenti de ses péchés.

Cette fausse repentance conduit à la propre justice. Celui qui n’a connu que cette repentance peut savoir que Jésus-Christ est le seul Sauveur, il peut faire profession de croire en lui et de se confier en lui seul pour son salut, mais en réalité, il place actuellement

dix fois plus de confiance, pour son salut, en la réforme de sa conduite qu’en Jésus-Christ. S’il veut veiller sur son propre cœur, il verra qu’il en est ainsi. Il peut dire qu’il attend son salut de Christ, mais en fait, son espérance repose sur ses œuvres plus que sur l’expiation de Christ. En réalité tous ses efforts ne tendent qu’à rapiécer sa propre justice.

Elle conduit à la fausse sécurité. On prend la tristesse selon le monde pour la vraie repentance et l’on s’en fait un oreiller de sécurité. Ceux qui ne connaissent que cette repentance du monde tiennent pour assuré que Christ les sauvera, parce qu’ils ont été affligés au sujet de leurs péchés, bien qu’ils n’aient pas conscience d’avoir jamais goûté le repos qui est en Christ. Ils ont éprouvé de la tristesse, puis un certain soulagement ; c’est assez pour qu’ils comptent que Jésus-Christ les sauvera, quoique leur conscience même atteste qu’ils ne se sont jamais confiés de tout leur cœur en Christ.

Voici une conséquence sérieuse de la tristesse mondaine : Elle endurcit le cœur. Celui qui n’a connu que cette repentance du monde a le cœur endurci, et son cœur est dur à proportion du nombre de fois qu’il s’est ainsi repenti. Si la conviction de péché a été forte en lui, qu’il en ait éprouvé de vives émotions, et que malgré cela, son cœur ne se soit point brisé, ni épanché au dehors, la source du sentiment en a été de plus en plus desséchée et le cœur de plus en plus difficile à atteindre. Prenez au contraire un chrétien réel, celui qui a passé par la vraie repentance, chaque fois que vous lui appliquerez la vérité de manière à l’humilier devant Dieu, il en deviendra plus doux, plus sensible, plus tendre ; il en sera tout à la fois plus ardent et, plus humble, et cela, jusqu’à la fin de sa vie et jusque dans l’éternité. Son cœur s’accoutume à suivre les convictions de son esprit, et il devient docile et maniable comme un petit enfant.

Oui, c’est bien là qu’est la véritable ligne de démarcation. La différence est aussi grande que celle qu’il y a entre les ténèbres et la lumière. Que les églises et les individus qui ne connaissent que la repentance selon le monde écoutent la Parole de Dieu, s’éveillent, s’agitent un moment, puis se refroidissent. Que la chose se répète plusieurs fois, et vous trouverez que ces gens-là sont de plus en plus difficiles à arracher au sommeil ; ils finiront par devenir aussi durs que la pierre, de sorte que, rien au monde ne pourra les toucher de nouveau. Chaque nouvelle excitation endurcit leurs cœurs et les rend plus difficile à toucher la prochaine fois.

Ceux qui sont passés par la vraie repentance sont entièrement différents. Qu’ils écoutent la Parole de Dieu encore et encore, et vous les trouverez de plus en plus doux, tendres, sensibles ; jusqu’à ce qu’ils arrivent à un état où le moindre appel de l’Esprit les trouve toujours embrasés d’ardeur et prêts à joindre Son œuvre avec tout leurs cœurs.

La tristesse mondaine cautérise la conscience. Ceux qui n’ont pas passé par la vraie repentance courent le risque de tomber dans le désespoir chaque fois que la vérité illumine leur esprit. Le chrétien réel pourra avoir une conviction de péché plus forte que la leur, mais la paix remplira son cœur au moment même où cette conviction de péché lui fera verser les larmes les plus abondantes. Et chaque fois que cette conviction de péché se renouvellera, il deviendra, plus vigilant, plus attentif, plus sensible, jusqu’à ce que, semblable à la prunelle de son œil, sa conscience soit si délicate que la moindre apparence de mal l’offusque. Mais, quant à cette repentance qui n’est point le renoncement du cœur au péché, elle laisse le cœur plus dur qu’auparavant, et peu à peu, semblable au fer rouge, elle cautérise la conscience et « produit la mort. »

La tristesse mondaine n’accepte pas Jésus-Christ comme fondement de toute espérance. Celui qui n’a que la repentance du monde, compte sur le changement de sa conduite, sur sa repentance, ou sur quelque autre chose, ce qui ne le conduit pas à mettre en Jésus-Christ cette confiance qui produit l’amour et qui pousse à travailler sans relâche à l’avancement du règne de Dieu.

Ce genre de repentance est une repentance dont on se repent. Ceux qui n’ont que cette repentance en arriveront peu à peu à avoir honte des sentiments sérieux qu’ils ont eus. Ils n’oseront plus en parler, ou s’ils en parlent, ce sera toujours légèrement et froidement. Ils se sont peut-être beaucoup agités, ils semblaient engagés dans l’œuvre autant que personne. Mais maintenant que la fraîcheur de la conviction est passée, on les voit s’opposer aux mesures nouvelles, revenir en arrière, et avoir honte de leur zèle précédent. Il est de fait qu’ils se repentent de leur repentance.

 

Quelques implications

Pourquoi, alors, y a-t-il tant de religion intermittente/irrégulière dans l’église ? On a confondu la conviction de péché avec la conversion, la tristesse selon le monde avec la tristesse selon Dieu. Après des années d’observation, je demeure convaincu que telle est bien la véritable cause de l’état déplorable de l’église dans tout le pays.

Et pourquoi voyons-nous certains pécheurs, convaincus de péché, considérant comme une lourde croix le fait de devenir Chrétien. Ils regardent comme une grande épreuve l’obligation d’abandonner leurs péchés et leurs compagnons incrédules, tandis que s’ils avaient la vraie repentance, ils n’auraient pas l’idée d’y voir un sacrifice à faire. Je me rappelle les sentiments que j’éprouvai, lorsqu’encore inconverti, je vis pour la première fois des jeunes gens devenir chrétiens et se joindre à l’église ; je pensais qu’après tout c’était une bonne chose que d’avoir de la religion, parce que l’on sauvait son âme et que l’on s’assurait le ciel ; mais pour le présent, la conversion me semblait être une chose fort triste, et je ne supposais pas que ces jeunes gens pussent être heureux actuellement. Cette manière de penser est fort commune ; on regarde la religion comme bonne en somme, bonne particulièrement pour la fin de la vie ; mais, on regarde comme impossible d’être heureux présentement dans la piété. Tout cela vient de ce qu’on se méprend sur la nature de la vraie repentance. On ne comprend pas que cette repentance conduit, à prendre en horreur les choses qu’on aimait. Les pécheurs ne comprennent pas que lorsque leurs jeunes amis deviennent de vrais chrétiens, ils ont horreur de leurs bals, de leurs amusements et de toutes leurs folies pleines de péché, et que tout amour pour ces choses est désormais crucifié en eux.

J’ai connu une demoiselle qui fut convertie à Dieu et dont le père était un mondain très orgueilleux. Elle aimait beaucoup la toilette, les leçons de danse et les bals. Une fois convertie, son père voulut la forcer à aller aux leçons de danse. Il l’accompagna, comme il avait coutume de le faire, et la força à danser. Mais elle se prit à pleurer, et sa tristesse et son horreur de la danse devinrent tels, qu’elle ne put que se retirer à l’écart et éclater en sanglots. Vous en voyez la cause, je pense. Elle s’était vraiment repentie de toute sa vie passée et de tous ses amusements mondains, et sa repentance était celle « dont on ne se repent jamais. » Quelle compassion elle avait pour ses gaies compagnes des jours précédents^! Et quelle horreur pour leur étourdie gaieté^! Combien il lui tardait d’être avec ses frères et sœurs. Comment pourrait-elle être heureuse dans un salon de danse ? Les impénitents et ceux qui n’ont connu que la repentance du monde sont dans une bien grande erreur au sujet du bonheur qu’éprouve le Chrétien réel.

C’est aussi la raison pour laquelle certains chrétiens regardent comme une croix, l’obligation d’être très consciencieux quant au péché. Ces chrétiens-là font toujours l’apologie de leurs péchés, ils plaident toujours en faveur de certaines choses qui ne sont pas compatibles avec un vrai Christianisme. Cela montre qu’ils aiment encore le péché, et qu’ils iront dans le péché aussi loin qu’ils l’oseront. S’ils étaient de vrais chrétiens, ils auraient le péché en horreur, ils se détourneraient de lui et regarderaient comme une croix d’être mis forcément en contact avec lui.

Ils ne sont donc ni heureux ni joyeux dans leur religion. Ils sont au contraire très chagrinés de ce qu’il y a tant de choses qu’ils aiment et auxquelles ils doivent renoncer, ou de ce qu’ils doivent donner tant d’argent ; ils sont toujours dans l’anxiété. Au lieu de se réjouir de chaque occasion qui leur est donnée de renoncer à eux-mêmes, au lieu de voir avec bonheur la vérité exposée de la façon la plus évidente et la plus incisive, c’est une grande peine pour eux qu’on leur dise quel est leur devoir, quand ce devoir contrarie leurs inclinations et leurs habitudes. La vérité claire et nette les jette dans la détresse. Pourquoi ?—Parce que leurs cœurs n’aiment pas obéir. S’ils aimaient à le faire, chaque rayon de la lumière divine venant à l’éclairer serait pour eux le bienvenu et les rendrait de plus en plus heureux.

A chaque fois que vous voyez quelqu’un se sentir gêné et malheureux parce que la vérité le presse, et si son cœur ne cède point à cette vérité et ne s’attache point à elle pour faire tout ce qu’elle exige, HYPOCRITE est le vrai nom de cet homme-là. Quand vous verrez des gens qui font profession de piété être dans la détresse comme les pécheurs angoissés, et que vous verrez leur détresse augmenter à mesure que vous leur signalerez leurs péchés, soyez sûrs qu’ils ne se sont jamais repentis véritablement et qu’ils n’ont point renoncé à eux-mêmes pour se donner à Dieu.

Vous voyez pourquoi beaucoup de gens qui ont fait profession d’être convertis, et qui ont passé par une grande angoisse au temps de leur conversion, apostasient ensuite. Ils eurent de profondes convictions de péché et une grande détresse dans leur âme, puis ils trouvèrent le soulagement, et leur joie fut très grande, de sorte qu’ils jouirent pendant quelque temps d’un bonheur extraordinaire. Mais peu à peu ils déclinèrent et enfin ils apostasièrent. Ceux qui ne font pas la distinction convenable entre la vraie et la fausse repentance et qui pensent qu’une âme ne peut pas être « profondément travaillée » sans l’intervention du pouvoir divin, appellent cela « déchoir de la grâce. » Mais la vérité est « qu’ils se sont retirés parce qu’ils n’étaient pas des nôtres. » Ils n’ont jamais eu cette repentance qui tue et anéantit la disposition à pécher.

De ce que j’ai dit que la disposition à pécher doit être anéantie et remplacée par la disposition contraire, vous inférerez peut-être que selon moi tout vrai chrétien est parfait. Mais cette conclusion ne serait pas juste. De vrais chrétiens peuvent tomber dans le péché. Mais il y a une différence radicale entre un chrétien rétrograde et un hypocrite dont la vie ne correspond pas à la profession. L’hypocrite aime le monde et jouit du péché chaque fois qu’il en goûte. Il peut éprouver des frayeurs, des remords, de l’appréhension au sujet des risques que court sa réputation, son honorabilité ; mais en somme il jouit du péché. Il n’en est pas ainsi du chrétien rétrograde. Il a perdu son premier amour ; puis il est tombé dans la tentation et a marché dès lors dans le péché. Mais il n’aime pas le péché ; le péché lui est toujours amer ; il se sent toujours malheureux et loin de la Maison Paternelle. Il est vrai qu’il n’a pas actuellement l’Esprit de Dieu ni l’amour de Dieu actif en lui, de manière à le garder du péché ; mais il sent qu’il est un misérable, et il en est malheureux. Il est aussi différent de l’hypocrite que possible. Quand il a abandonné l’amour de Dieu, il a pu être livré à satan pour un temps, pour la destruction de la chair, afin que l’esprit soit sauvé ; mais il ne peut plus jouir du péché comme autrefois ; il ne trouve plus aucune jouissance dans les plaisirs du monde, comme c’était le cas avant sa conversion. Il ne pourra plus jamais « boire l’iniquité comme de l’eau. » Mais il souffrira aussi longtemps qu’il vivra dans cet état. S’il y a ici de telles gens lisant ceci, ils sauront tout cela.

Vous voyez pourquoi des pécheurs « convaincus », mais non encore vraiment repentants, sont effrayés à la pensée de s’engager à abandonner leurs péchés. Ils disent qu’ils n’osent pas promettre cela, parce qu’ils craignent de ne pas tenir leur promesse. La raison en est qu’ils aiment le péché. L’ivrogne sait qu’il aime les boissons alcooliques et bien qu’il puisse être contraint de tenir sa promesse de s’en abstenir, sa passion en réclamera toujours. Ainsi en est-il du pécheur convaincu de péché. Il sent qu’il aime le péché, que le lien qui l’attache au péché n’a jamais été brisé, aussi n’ose-t-il pas faire de promesse.

Certains chrétiens de profession ne renonceront pas au péché pour les mêmes raisons. Ils aiment tant leurs péchés, ils savent si bien que leurs cœurs plaideront en faveur de ces péchés, qu’ils sont effrayés à la pensée de promettre de les abandonner. C’est pourquoi beaucoup de gens qui font profession d’être chrétiens refusent et évitent des relations avec des Chrétiens sérieux. La raison secrète en est qu’ils sentent leur cœur encore attaché au péché et qu’ils n’osent prendre les engagements que suppose l’alliance avec la Lumière ; ils redoutent la discipline de l’Eglise pour le cas où ils viendraient à pécher. Cet homme-là est un hypocrite.

Ceux qui ne connaissent que la tristesse selon le monde peuvent maintenant voir où est l’obstacle à leur salut, et quelle est la raison pour laquelle ils ne sont pas convertis. Il se peut que leur intelligence juge si bien du péché, que si leur cœur était en harmonie avec elle, ils seraient chrétiens. Et peut-être croient-ils que cet état de leur pensée constitue la vraie repentance. Mais si vraiment ils avaient la volonté d’abandonner tout péché, ils n’hésiteraient pas à en prendre l’engagement, et ils ne craindraient pas de le faire à la face du monde. S’il y a ici des personnes de cette catégorie lisant ceci, je vous prie de réagir sur vos convictions—aujourd’hui. Mais si vous résistez à votre conviction, si votre cœur se décide à suivre vos péchés, bien que votre intelligence éclairée voie très bien ce que vous devez faire, tremblez alors dans l’attente des choses qui doivent fondre sur vous^! Toutes vos convictions ne vous serviront à rien, si vous ne vous repentez pas réellement ! Elles ne serviront qu’à vous précipiter plus profondément dans l’enfer, parce que vous leur aurez résisté.

Si vous avez la volonté d’abandonner vos péchés, renoncez-les, dites-les à Dieu en priant, et confessez-les devant Son Peuple ; et allez faire des changements concrets dans vos vies. « Aujourd’hui est la journée du salut ! »

 Source : www.ensemble-en-jesus.com/ 



 

 

 

 
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