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Aucune maladie ne sera jamais plus forte que mon amour pour lui…
de M77
Une maman atteinte d'un cancer au sein a choisi de garder son bébé.













« Je n'avais rien vu d'aussi merveilleux…Sur l'échographie, la forme de son corps, de sa tête, ses petits mains serrées comme des poings fermés, et les battements de son cœur que j'entendais aussi nettement que s'il avait été tout contre moi, me faisaient monter les larmes aux yeux. J'étais enceinte de quatre mois, enceinte pour la première fois et, en découvrant mon fils sur l'écran de contrôle- nous avons appris ce jour-là que c'était un garçon-, je me suis sentie submergée par une immense vague d'amour. Près de moi, Olivier, mon mari, ne disait rien. Il fixait l'écran, bouche bée. J'ai cherché son regard, il m'a pris la main et nous nous sommes souris. Nous n'avions jamais été aussi heureux.


Les jours suivants, j'étais sur un nuage. A la maison, à la parfumerie où je travaillais comme vendeuse ou chez mes parents, tout me semblait un rêve, tout me paraissait beau. Jusqu'à ce que la semaine suivante, je sente une petite boule au niveau du sein droit.


Par acquis de conscience, je suis allée voir mon médecin. Il m'a auscultée, palpée, questionnée. " C'est sans doute un kyste, a-t-il diagnostiqué, rien de très grave. Vous devrez subir une petite opération ".


Tout de suite, j'ai pensé à mon enfant. J'étais inquiète pour lui, à cause de l'anesthésie : " Ne vous faites pas de soucis, m'a-t-il rassuré. Il s'endormira et se réveillera avec vous… ". Cependant, pour plus de précautions, il a tenu à ce que l'on me fasse une ponction pour analyses complémentaires. Puis, nous avons fixé ensemble la date de l'opération, au début du mois suivant.


Mais, entre-temps, il m'a téléphoné. Il voulait nous voir au plus vite, mon mari et moi. Il nous a reçus avec un air embarrassé et j'ai eu un mauvais pressentiment. Assis derrière son bureau, il n'y est pas allé par quatre chemins : l'analyse avait révélé la présence de cellules " malignes". En d'autres termes, je ne souffrais pas d'un kyste comme il l'avait tout d'abord pensé. Non, c'était beaucoup plus grave : j'avais un cancer, un cancer du sein droit… Bizarrement, à l'instant même où il nous a annoncé cette nouvelle, j'ai senti mon enfant bouger dans mon ventre… " Vous êtes enceinte de combien de mois ? " m'a demandé le médecin. " Bientôt cinq ", ai-je répondu en posant ma main sur mon ventre. Le regard du médecin s'est assombri : " Pour vous soigner, il va falloir songer à une interruption de grossesse, c'est indispensable… ".


Chaque fois qu'il bougeait, je me sentais plus forte.


J'ai mis un temps pour comprendre. Puis, je me suis entendue répondre, presque machinalement : " Non, je refuse. Je veux garder mon enfant… ". Et sa voix, de nouveau, a retenti : " Comprenez…vous allez subir un traitement éprouvant. Une chimiothérapie. Des rayons. Tout ça provoque des dérèglements hormonaux, des risques de malformation pour votre bébé. Je vous assure, le mieux, pour vous, c'est l'interruption de grossesse… ".


Ce soir-là, à la maison, Olivier a fait tout ce qu'il pouvait pour me réconforter. Lui, tout ce qu'il voyait, c'était qu'il ne voulait pas me perdre, qu'entre moi et l'enfant, il n'hésiterait pas une seconde. Moi, je ne savais pas quoi lui répondre. J'ai revu l'image de mon fils sur l'échographie, cette silhouette toute frémissante qui ne demandait qu'à voir le jour, et je me suis mise à pleurer. " Tu sais, nous pourrons toujours avoir d'autres enfants… " m'a-t-il murmuré en me serrant fort dans ses bras. Moi, même si je le comprenais, je n'ai pas pu m'empêcher de sangloter : " J'en veux pas d'autres, moi, c'est lui que je veux ! ".


Le lendemain , Olivier m'a appelée de son bureau. Un de ses amis lui avait parlé d'un cancérologue réputé. Pourquoi ne pas aller le voir ? Nous n'avions rien à perdre ! J'avais le ventre noué quand je me suis installée avec Olivier dans son bureau, mais, tout de suite, son sourire, la douceur de sa voix m'ont rassurée. Il était spécialiste du cancer du sein. Mon dossier médical lui avait été transmis. " Il va falloir commencer votre traitement au plus vite. "Ma question a fusé : " Et mon bébé ? " Il m'a adressé un sourire. " Rien n'interdit que vous le gardiez pour l'instant… " Je lui ai répété ce que m'avait dit mon médecin. " Nous pourrons nous contenter pour l'instant de la chimiothérapie, a-t-il expliqué, pendant encore un mois et demi… Le temps que votre enfant se développe suffisamment et soit viable. C'est à ce moment-là que nous commencerons le traitement aux rayons… "


Je n'en croyais pas mes oreilles ! Ainsi, il y avait une chance… Je lui aurais sauté au cou pour l'embrasser ! Et je n'ai presque plus accordé d'importance à ce qu'il a ajouté : que je devrais peut-être subir une ablation du sein droit…


La semaine suivante, j'ai commencé la chimio. Les séances étaient longues, éprouvantes. Mais Olivier m'accompagnait le plus souvent. Et puis, il y avait mon fils. A chaque fois que je le sentais bouger dans mon ventre, je me sentais un peu plus forte. Quelques temps après la deuxième séance, j'ai commencé à perdre mes cheveux. Bien sûr, ça a été un choc, mais je supportais le traitement assez bien. La tumeur se réduisait peu à peu et mon médecin avait beaucoup d'espoir.


Seulement, au bout d'un mois, il m'a annoncée que la chimio ne faisait plus d'effet sur moi. Il fallait passer à l'étape suivante… J'en étais à sept mois de grossesse. L'accouchement devenait inévitable, et le médecin m'a informé que, hélas, j'allais devoir subir ensuite une ablation du sein droit. J'ai accouché par césarienne, avec anesthésie totale : la naissance de mon enfant, je n'ai pas pu la vivre. Mais Adrien est né…


Ma première question a été pour la sage-femme : " Il va comment ? (…) " Elle m'a souri : " Il se porte le mieux du monde ! " C'était tout ce que je voulais entendre. Maintenant, je pouvais subir cette mammectomie le cœur tranquille…


Voilà un an qu'Adrien est né, et c'est le plus beau des bébés…Je suis actuellement en rémission et j'ai confiance, même si une rechute est toujours possible. Le soir, quand je prends Adrien dans mes bras, je lui parle : " Tu ne peux pas savoir comme je suis heureuse que tu sois là, bien portant… Comme tu me donnes du courage et l'envie de me battre ! " Et il suffit que je le regarde, que je le sente tout contre moi, pour avoir la certitude absolue que rien ne pourra m'arriver. Non, aucune maladie ne sera jamais plus forte que mon amour pour lui…»

 

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