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Le réveil de l'Epouse (3ème partie)
de CHRISTIAN PELLONE
Ces faux réveils où l’on n’entend jamais parler du péché et du jugement éternel, mais où l’accent est fortement mis sur l’homme et son confort terrestre, ne sont jamais la conséquence de la pluie divine mais demeurent des nuages sans eau: ce sont des réveils apostats.


Qui peut faire l'économie d'une réelle réforme de son propre coeur? Cette troisième partie de l'étude du réveil de l'Epouse, nous pousse à une très sérieuse remise en question et à une volonté de dépouillement total, à un abandon entier sur l'autel d'adoration, car Christ en est digne!

Il est clair que Dieu désire envoyer ce réveil qui permet à son peuple d’être prêt pour son retour; cependant nous pouvons passer à côté de ce réveil et de ses fruits si nos cœurs ne sont pas prêts à recevoir ce que Dieu veut déverser.

Le plus grand obstacle au réveil est notre propre coeur et ses dispositions.

Esaïe dit au chapitre 59: «Non la main de l’Eternel n’est pas trop courte pour sauver, ni son oreille trop dure pour entendre. Mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation entre vous et votre Dieu; ce sont vos péchés qui vous cachent sa face et l’empêche de vous écouter».

Aussi pour que Dieu puisse envoyer le réveil en réponse à nos prières, le péché doit être totalement abandonné Il peut s’agir de:
- manque de pardon,
- colère,
- jalousie,
- impatience et irritation,
- orgueil
- susceptibilité,
- malhonnêteté,
- bavardage,
- critique,
- vol du temps à Dieu,
- mondanité,
- amertume,
- légèreté,
- soucis du siècle,
- vol,
- pensées impures,
- hypocrisie,
- incrédulité,
- négligence de la prière,
- négligence de la parole, etc... la liste n’étant pas exhaustive.

Après la confession, viennent le pardon et la restitution qui actionnent les vannes des écluses célestes afin que vienne le réveil attendu. Le réveil est précédé toujours de la réforme des cœurs, non pas de la réforme des systèmes.

Les systèmes religieux peuvent changer de mode et de forme sans pour autant que le cœur ne soit changé. Jérémie 4 parle de réformer nos cœurs, de couper les prépuces de notre cœur.

«Si tu revenais ô Israël dit le Seigneur. Si tu écartais les abominations loin de ma face, sans plus errer de côté et d’autre et si tu jurais l’Eternel est vivant avec vérité, droiture et justice». «Creusez vous des sillons et ne jetez pas vos semences parmi les épines. Circoncisez vous pour l’Eternel et enlever les excroissances de votre cœur; sans cela ma colère éclatera comme le feu, et brûlera sans qu’on puisse l’éteindre, à cause de la perversité de vos actes». Jérémie 4/1,4:

Vérité, droiture et justice sont devenus rares parmi les responsables car les intérêts personnels ont formé sur les cœurs des excroissances qui l’ont rendu figé. Le seul moyen est le retour vers l’Eternel, un retour qui se fait dans le dépouillement des oeuvres mortes qui sont devenus des épines plantés dans nos cœurs.

Les caractéristiques d’une vraie réforme sont d’une part la conviction de péché et d’autre part le retour à Dieu. La conviction de péché (Jean 16/7,11). La conviction de péché se signale par des cœurs brisés et contrits hurlant sur le péché suite à l’action du St Esprit qui révèle l’état de nos cœurs et de l’Eglise.

Cette action de l’Esprit vient nous secouer dans notre léthargie pour que nous nous emparions de la puissance d’en haut.

La conviction de péché produit chez les incroyants le besoin d’être sauvé, et chez les enfants de Dieu le besoin de sanctification.

Lors d’un vrai réveil, les péchés sont exposés, confessés et abandonnés; les torts sont réparés et les idoles, brisées détruites et abandonnées.

L’absence de conviction de péché aboutit à de faux réveils. Un vrai réveil ne consistera jamais à attirer les âmes à l’ «église»: un vrai réveil agit déjà en dehors de l’église; il est dit dans les Actes des apôtres que le St Esprit ajoutait à l’Eglise ceux qui étaient sauvés, pas qu’ils venaient à l’Eglise pour être sauvés: un vrai réveil met l’accent sur Jésus seul qui sauve et pas sur une organisation orchestrant le réveil, car les gens sont sensés être touchés où qu’ils soient.

On attribue parfois un peu rapidement le qualificatif de réveil à des grands rassemblements de croyants qui ont quitté un lieu pour remplir un nouveau lieu où se produit un nouveau prédicateur connu pour être «rempli d’onction»; et en peu de temps le lieu se remplit et on crie au réveil sans qu’il y ait de nouvelles âmes sauvées, ni même jamais de conviction de péché en ce qui concerne les chrétiens.
Au contraire, en ces lieux, ils sont entretenus dans une sorte d’illusion sur leur propre état et on leur dit ce qu’ils ont envie d’entendre et le péché n’est jamais dénoncé sous prétexte qu’une prédication exclusive de la croix serait scandalisante et préjudiciable.

Mais ne sont-ce pas là les conséquences normales de la conviction de péché?

Car Paul dit que «la prédication de la Croix est scandale pour les religieux et folie pour les païens».

Nous avons donc ici la révélation du type de réveil qui n’intègre pas la prédication de la Croix: il s’agit d’un réveil religieux d’où Christ est absent et où la structure Babylonienne est très présente pour encadrer le prosélytisme. Le vrai message de la Croix entraîne inévitablement l’écroulement de toute structure religieuse.

Ces faux réveils où l’on n’entend jamais parler du péché et du jugement éternel, mais où l’accent est fortement mis sur l’homme et son confort terrestre, ne sont jamais la conséquence de la pluie divine mais demeurent des nuages sans eau: ce sont des réveils apostats.

Le vrai réveil est celui où la parole prêchée redevient comme un «feu» qui consume les liens charnels du péché, et un «marteau» qui frappe les forteresses du raisonnement: elle retrouve son rôle d’épée qui pénètre et sépare, qui tranche entre âme et esprit.

Le retour à Dieu. Esdras et Néhémie rapportent les évènements qui se sont déroulés en Israël au retour de la captivité.

Les deux livres couvrent une période d’un siècle environ, à partir de 538 av. J.C. Esdras met l’accent sur la reconstruction du temple, alors que Néhémie met l’accent sur la reconstruction des murailles de Jérusalem. Nous noterons que Esdras vient avant Néhémie car pour que les murailles de la ville soit reconstruites, il faut d’abord que l’autel soit rétabli: la reconstruction de la ville n’est qu’une conséquence du rétablissement de l’autel de Dieu au milieu de son temple.

De même, Dieu ne pourra pas réveiller l’Eglise si nous ne réformons pas nos cœurs.

Le livre d’Esdras parle du réveil dans nos cœurs. Deux caractéristiques du réveil à Jérusalem sous Esdras (Esdras 1/1,4).

1-L’esprit de Cyrus est réveillé par l’Eternel.

Esaïe avait prophétisé cela. Es 44/28: «''Je dis de Cyrus: il est mon berger, et il accomplira toute ma volonté; il dira de Jérusalem: Qu’elle soit rebâtie! Et du temple: Qu’il soit fondé!».'' Il est réveillé pour construire au milieu des ruines.

Les évènements présents nous montrent ces ruines dans le monde mais aussi dans l’église.

Les ruines du monde sont évidentes:
- débauche
- impureté
- corruption
- destruction de la famille
- pouvoir de l’argent
- égoïsme
- revendication du pouvoir
- débridement des passions
- négation de Dieu
- haine
- violence, etc.

Les ruines de l’église sont moins évidentes mais sont tout aussi réelles:
- religiosité
- rivalités fraternelles
- disputes de doctrines
- dessèchement spirituel
- amoindrissement de la Parole et de l’Onction
- désertion du jeûne et de la prière, premier amour refroidi
- engagement trop faible
- intérêts personnels qui priment par rapport aux intérêts du royaume de Dieu
- tiédeur Laodicéenne
- éloignement des voies de Dieu, etc.

Seul un réveil spirituel profond parmi le peuple de Dieu peut apporter un remède (Esdras 1/3,5).

Le travail du Saint-Esprit est de réveiller son peuple en agissant dans le cœur et la conscience individuelle. Lorsque Dieu réveille notre esprit, il en résulte une souffrance parce que Dieu nous donne une perception accrue de la différence entre la volonté de Dieu et la volonté de l’homme.

Un amour plus intense de Jésus vient dans mon cœur et de fait un amour plus intense pour mes frères et sœurs.

En même temps la sainteté et la crainte de Dieu s’intensifient et déclenchent la prise de conscience de mon état réel: SUIS-JE PRET A PASSER DEVANT LE TRIBUNAL DE CHRIST?

2-Cyrus ordonne au peuple de Dieu d’entreprendre ce travail de construction.

Esdras 1/3 + 2Ch 36/23: «Qui d’entre vous est de son peuple? Que son Dieu soit avec lui, et qu’il monte à Jérusalem en Juda et bâtisse la maison de l’Eternel, le Dieu d’Israël! C’est le Dieu qui est à Jérusalem».

Nous sommes le temple du Saint-Esprit, une maison spirituelle pour notre Dieu. Esdras 3/3 mentionne qu’ils ont rétabli l’autel de Dieu sur ses fondements.

Rétablir l’autel de Dieu dans nos vies, c’est donner priorité au Seigneur dans tous les domaines de la vie. En conséquence, c’est accepter la crucifixion de notre chair et le renoncement aux oeuvres mortes de la religion.

L’autel représente le seul lieu où Dieu peut rencontrer l’homme: LA CROIX.

Revenir à Dieu, c’est passer par la circoncision de la Croix dont parle Jérémie 4.

Les fondements de l’autel sont donc:

- La largeur de la Croix, qui me libère de l’esprit de ce siècle. Le déplacement en largeur dans le temple ne me permet pas de sortir; c’est le signe du travail de sanctification. Les normes de Dieu ont autorité dans nos vies. La Parole a autorité de façon pratique dans ma vie. Cela entraîne une vie communautaire édifiée dans l’amour.

-La longueur de la Croix, qui me libère de satan. La longueur est le signe de la victoire de Jésus sur Satan et tous les mauvais esprits. C’est signe de l’intervention de Dieu chez les hommes. En Jésus ce grand salut est désormais accessible aux hommes. C’est signe aussi que l’Eglise peut et doit agir dans le monde, par des actions concrètes.

- La profondeur de la Croix, qui me libère de moi-même. Ici la Croix devient l’épée de l’Esprit qui partage âme et esprit, jointures et moelle. Le but est de nous transformer en hommes spirituels qui marchent non suivant la chair, mais suivant l’Esprit (Gal 5).

-La hauteur de la Croix, c’est la puissance de vie de résurrection qui jaillit de la mort et de la résurrection du Seigneur. Cette puissance nous ressuscite aussi en Christ dans les lieux célestes. Nous sommes le peuple de la Jérusalem d’en haut.

Nous écoutons des prédications sur la Croix, nous parlons de la Croix, nous chantons la Croix, mais il est mieux de la vivre.

C’est la seule source de vie et c’est autour d’elle que le Seigneur veut construire son Eglise. La chair est capable d’inventer beaucoup de justifications pour se soustraire à l’oeuvre de la Croix. A la Croix la volonté divine croise la volonté humaine rebelle, et les pensées divines s'opposent aux pensées humaines orgueilleuses.

A la Croix, Jésus-Christ nous identifie à Lui, et sa victoire devient la nôtre.

Ephésiens 3/16,19: «afin qu’il vous donne, selon la richesse de sa gloire, d’être puissamment fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur, en sorte que Christ habite dans vos cœurs par la foi; afin qu’étant enracinés et fondés dans l’amour, vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, et connaître l’amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu».

Quand on est fortifié par son Esprit, on se réveille. L’amour de Christ nous bouleverse et permet à la croix de faire son oeuvre de réformation. Le cœur ainsi réformé est candidat à la plénitude de Dieu, c’est alors le réveil de notre esprit.

Juste avant de rétablir l’autel, il nous est dit que le peuple s’assembla comme un seul homme (Esdras 3/1). C’est la manifestation communautaire d’un désir profond de réformation. Qui sont ceux qui ont manifesté ce désir? Ceux qui savent qu’ils sont du peuple de Dieu (Esdras 1/3: «Qui d’entre vous est de son peuple?»). La réponse nous est donné au verset 5: «Les chefs de famille de Juda et de Benjamin, les sacrificateurs et les Lévites, tous ceux dont Dieu réveilla l’esprit». Pour ces 3 tribus, nous trouvons des choses intéressantes dans la prophétie de Jacob (Gen 49) et la bénédiction de Moïse (Deut 33):

Juda. Gen 49/10: «le sceptre ne s’éloignera pas de la main de Juda jusqu’à ce que celui qui doit régner vienne en combattant victorieux».

Cela nous ramène à la récompense réservée aux vainqueurs de l’église de Thyatire: «le sceptre de fer et l’autorité sur les nations» (Ap 2. 26). Deut 33/7: «Juda trouvera toujours l’oreille de l’Eternel ouverte pour écouter et secourir».

C’est la vision spirituelle d’un avenir glorieux: le retour de Jésus, le rétablissement de toutes choses l’Epouse, l’enlèvement, la Jérusalem d’en haut; c’est la grâce qui nous porte à la louange et l’adoration.

Benjamin. Deut 33/12: «sera un guerrier habile malgré sa petitesse». Il représente l’armée du Seigneur, faible aux yeux des hommes mais secourue par Dieu. Benjamin est à l’image de ces vainqueurs de l’église de Philadelphie, qui quoique ayant peu de puissance, ont l’autorité de Jésus pour ouvrir et fermer; ils sont secourus par Dieu à l’heure de l’épreuve parce qu’ils gardent la parole de la persévérance.

La puissance de Dieu s’accomplit dans la faiblesse et cela nous porte à l’humilité __Notre capacité vient de Dieu et non des hommes. L’efficacité vient quand l’Eglise a tout laissé pour que seule l’autorité de Christ se manifeste__.

Lévi. Il est décrit par Jacob comme cruel et méchant, mais la bénédiction de Moïse montre que son cœur est transformé.

Juda parle de l’espérance, Benjamin de la foi et Lévi de l’amour d’un cœur transformé. En hébreu Juda veut dire «louange», Benjamin «fils de ma main droite» et Lévi «mon coeur». Ce sont ceux qui appartiennent à ces tribus qui s’assemblent comme un seul homme. L’unité spirituelle c’est le rapprochement des cœurs avec leur diversité et l’acceptation de ce que l’autre a de la part de Dieu. Les apparences disparaissent et la vraie communion fraternelle s’établit. Le cœur réformé est celui qui a été bouleversé par la révélation de la futilité des choses de cette terre. Paul pouvait «regarder comme de la boue» toutes les choses considérées par les hommes, tous les honneurs, tous les pouvoirs, à cause de «l’excellence de Yéchoua Ha Machiarh». Il vivait en espérance, en espérance du retour de Yéchoua, il savait que cette espérance était en lui par «Christ l’espérance de la gloire». Il combattait et menait le bon combat de la foi en résistant aux assauts de satan. Il savait que l’amour divin est obligatoirement un amour de la vérité et l’accomplissement de la loi en Yéchoua. Rien ne pouvait le séparer de l’amour de Dieu manifesté en Yéchoua, aucune puissance, aucun don, aucune gloire, même pas la mort.

A ce niveau toutes les rivalités, les disputes, les divisions, les guerres dans le peuple de Dieu, les intérêts les revendications, les constructions d’empires spirituels pour Dieu tombent et deviennent inutiles.

La conséquence est mentionnée en Esdras 3/11,13: «Ils chantaient, célébrant et louant l’Eternel par ces paroles: Car il est bon, car sa miséricorde pour Israël dure à toujours! Et tout le peuple poussait de grands cris de joie en célébrant l’Eternel, parce qu’on posait les fondements de la maison de l’Eternel».

Une vraie réforme s’accompagne de réjouissances, de louanges et de prières. En effet lorsque nous sommes les canaux de la manifestation de sa présence nous devenons des serviteurs inutiles. Sa présence me détache de toute appropriation charnelle de son oeuvre.

Sa gloire, son autorité, sa royauté n’appartiennent à aucun homme et Dieu ne les donne à personne.

IL les fait couler simplement si nous sommes assez humbles pour accepter que les dons, les ministères, les opérations ne nous sont pas conférés, ni attribués, ni délégués. Nous n’avons même pas à les gérer car nous nous mettons alors à la place de Dieu.

Dans 1Cor 12, il est clair que c’est le Seigneur qui distribue les ministères, c’est le Saint Esprit qui distribue les dons et c’est le Père qui opère toutes les opérations. Le sujet de toute glorification devient ainsi caduc.

Jésus Christ a été élevé à la position la plus haute qui puisse exister dans l’univers parce qu’il s’est humilié jusqu’à la mort de la croix.

Son élévation est le résultat de sa descente. Assis aujourd’hui à la droite de Dieu le Père notre Seigneur est en repos céleste attendant l’heure de son retour glorieux sur la terre. IL jugera alors les nations et établira à Jérusalem le règne des mille ans. Mais ce repos céleste est en fait une intense activité. Depuis la résurrection, le ministère de notre Seigneur ne s’est pas arrêté. Il continue de s’exercer au travers de l’Eglise par le Saint Esprit. Aujourd’hui c’est le Saint Esprit qui est le mandataire du Seigneur, c’est lui qui révèle Jésus dans l’Eglise, c’est lui qui convainc de péché de justice et de jugement, c’est lui qui nous conduit dans la vérité, c’est lui qui parle de la part du Fils, c’est lui qui nous baptise de feu et de puissance, c’est lui qui assure le lien de la paix pour l’unité.

Dans ces conditions, un réel baptême du Saint Esprit nous plonge directement dans le royaume des cieux. Jésus a dit que son royaume n’est pas de ce monde. Comment alors certains chrétiens peuvent prétendre préparer le royaume sur la terre dans le but d’accueillir le retour du Seigneur. Cette théologie du royaume est une opposition à la manifestation de la vraie onction du Saint Esprit car elle attriste celui-ci.

Comment peut-on annoncer un réveil mondial à la veille du retour du Seigneur?

Les textes bibliques (1Thess 5, 2Thess 2, 2Pi 3, Mat 24 +25) mettent en évidence que dans les derniers jours le monde sera chaotique, Israël assailli de toutes parts et l’Eglise tiède. Le Seigneur lui-même a dit que lors de son retour la foi aura diminué et l’amour du plus grand nombre refroidi. Nos yeux spirituels ne sont-ils pas assez ouverts pour constater les temps dans lesquels nous sommes entrés? Le message du Seigneur à l’Eglise de Laodicée s’applique à l’Eglise d’aujourd’hui. Il semble, d’après les Ecritures que le réveil mondial aura lieu pendant le millénium car il est écrit qu’en ce temps la gloire de Dieu couvrira la terre comme l’eau couvre le fond des océans. Avant, l’Eglise entrera dans une période de tribulation et connaîtra la persécution. C’est pourquoi elle sera cachée aux yeux des hommes, mais vue des yeux du Seigneur. C’est la caractéristique propre de l’Eglise des temps de la fin.

Cette Eglise qui transporte la nature de Christ, comme la femme transporte en elle même la trace de l’homme (Prov. 30/19), est l’Epouse de l’Agneau.

Elle se prépare au retour dans la purification, qui est le résultat de l’obéissance à la vérité.

Cette Epouse, comme son Seigneur, entre aussi dans le repos. Son repos est aussi une activité intense, mais une activité commandée, dirigée par le Saint Esprit lui-même. Le sujet de toute glorification pour celui qui est en intimité avec son Seigneur est alors exclu. Cette Eglise n’a pas de nom, car elle porte le nom, la marque de son Dieu.

En parallèle, la prostituée, l’église apostate, sera marquée d’un autre sceau, le sceau du jugement de Dieu (Ez 9). Cette dernière est dans un faux repos, une fausse paix, un semblant de spiritualité et de puissance.

Sa préoccupation est le pouvoir temporel, les royaumes de ce monde. Nous savons que nous laisserons tout et que le ciel et la terre d’aujourd’hui sont destinés à la destruction. C’est la raison pour laquelle l’Epouse doit être occupée des choses du royaume, car en le faisant la trace de Yéchoua en elle grandit et la rend prête pour l’enlèvement. S’établit alors une confrontation entre l’Epouse et la prostituée, ceux qui veulent suivre l’Agneau et ceux qui construisent ici bas, le royaume de Dieu et les royaumes de ce monde.

Le livre d’ Esdras mentionne le rétablissement de l’autel de l’Eternel (Esdras 3/3,4). L’autel de l’Eternel dans nos coeurs, c’est le passage par le feu de la croix. Cela rappelle l’autel qu’Elie a élevé à l’Eternel lors de la confrontation avec les prophètes de Baals (1Rois 18/20,40). Dans sa plainte à l’Eternel Elie déclare: «ils ont répudié ton alliance, renversé tes autels, fait périr tes prophètes par le glaive». Elie me parle donc d’une onction de confrontation. Cette onction qui est entrain d’être redonnée à l’ Epouse est nécessaire pour ouvrir le chemin à la voix prophétique que le Seigneur veut faire entendre. La logique de la plainte d’Elie, prise en sens contraire, nous éclaire sur la démarche à faire dans nos cœurs d’abord, entendre la voix prophétique du Seigneur et l’accepter, lui obéir pour le rétablissement de l’autel de la croix dans nos vies, ce qui permet de nous restaurer dans l’alliance du Dieu d’ Abraham, d’Isaac et de Jacob. La manière dont Elie confronte nous renseigne sur cette onction. La vie d’Elie est d’abord un exemple de vérité, de renoncement et de zèle pour le Seigneur. Son obéissance à la demande de l’Eternel est totalement anticonformiste et entre en opposition avec l’ordre établi par Achab et Jézabel. Elie déclare et dénonce, devant Dieu, devant les puissances spirituelles et devant tout le peuple toute l’horreur de l’idolâtrie introduite par le roi Achab en Israël. Cela va lui coûter tout, en particulier sa position auprès du roi. Il fuira dans le désert où Dieu va lui parler. Mais c’est au désert que le Seigneur le transforme en père et lui permet de communiquer son onction à Elisée, de oindre Jéhu, qui plus tard livrera Jézabel aux chiens. __L’onction de confrontation coûte tout pour l’Epouse mais elle est indispensable pour sa maturité spirituelle, une maturité qui libère les vocations du Seigneur dans son Eglise. Cette onction déclare et dénonce toute l’idolâtrie religieuse qui s’est infiltrée par les «seigneurs du moi» (les Baals de notre âme) dans les cœurs.__ Ma vie offerte sur l’autel du feu permet à l’Esprit de Dieu de passer par l’épée de la Parole tous ces seigneurs et de vaincre l’idolâtrie dans notre cœur. Jérémie prophétise de la part du Seigneur que «nous transportons les idoles dans nos cœurs».

La chirurgie du Seigneur est douloureuse mais ô combien nécessaire pour passer de la nature de la prostituée à celle de l’Epouse.

Il est remarquable de noter que le mot «Ezra» est composé des 4 lettres «Aïn», «Zaïn», «Rèch», «Alèf», ce qui lui confère une valeur alphabétique de 44 qui est la valeur du mot Elie, «Eliyaouh» constitué des 5 lettres «Alèf», «Lamèd», «Youd», «Hé», «Vav». Le livre de Néhémie parle du réveil dans l’Eglise . «Nérhémyah» signifie «consolation de l’Eternel». La racine «narham» veut dire «se repentir», «changer de sentiment». Une fois l’autel restauré dans nos cœurs la réforme communautaire devient possible. Avant de travailler à la reconstruction de Jérusalem Néhémie a du faire un constat: «les murs de Jérusalem gisent écroulés et ses portes sont consumées par le feu» (Néh 1/3). Les fondements de la maison posés, les murs de l’église peuvent être relevés et les portes restaurées.

(Nous verrons cela en détail dans une autre étude consacrée à la reconstruction de l’église.)

L’onction nécessaire pour cette reconstruction est une onction de mise à part. Le caractère de cette onction est celui de l’onction de Moïse. Son nom «tiré des eaux» est caractéristique de la mise à part, de la sainteté de Dieu au travers d’un homme. Cette onction s’accompagne d’une compassion profonde pour le peuple de Dieu et d’une prise de conscience que l’ennemi du peuple de Dieu a eu accès à la maison du Seigneur par les trous de la muraille et par les portes. Dans sa prière Néhémie fait mention de Moïse en faisant entendre au Seigneur sa plainte: __«Souviens toi donc de la déclaration dont tu as chargé Moïse, ton serviteur à savoir: si vous vous devenez infidèles, moi je vous disperserai parmi les nations. Que si alors vous revenez à moi, si vous observez mes lois et les exécuter, dussent vos proscrits être relégués aux confins des cieux, de là je les rassemblerai pour les ramener à l’endroit que j’ai choisi pour en faire la résidence de mon nom»__ (Néh 1/8,9). Il rappelle là le texte de Deut 30/1,5. L’onction de Moïse est une onction qui rassemble autour de la Parole et de sa mise en pratique. Moïse ne s’est pas contenté de recevoir la Parole du Seigneur au mont Sinaï, il a libéré cette parole en la pratiquant. Lorsqu’il descend de la montagne en feu, le peuple s’est corrompu par le veau d’or fabriqué par les mains d’Aaron lui-même. Les deux premiers commandements sont enfreints: «Je suis l’Eternel ton Dieu qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte, d’une maison d’esclavage». «Tu n’auras point d’autres dieux que moi». (Ex 20/2,3). Rappelons ce que le peuple a déclaré après la fabrication du veau d’or: «Voici tes dieux ô Israël, qui t’ont fait sortir du pays d’Egypte» (Ex 32/4). Lorsque les commandements ne sont pas mis en pratique une idolâtrie communautaire se répand et nous fabriquons des dieux à notre image pensant que ce sont eux qui nous ont libéré de l’esclavage.

Ne sont-ce pas toutes ces richesses spirituelles qui sont devenus nos dieux, toutes ces techniques et ces façons de procéder, toutes ces déontologies humaines, toutes ces manifestations, tous ces grands rassemblements qui prétendent tous avoir le meilleur de la part du Seigneur.

Le désert après la sortie d’Egypte est dans le plan parfait du Seigneur. C’est au désert que la sanctification se produit et que le nettoyage de la poussière religieuse s’opère. La parole du Seigneur qui nous remplit devient réalité par l’enfantement au désert. Moïse a du lui même passer par le désert pour être rendu capable par le Seigneur de libérer son peuple. Le désert lui a coûté 40 années de sa vie. Il était un précurseur pour ce qui allait se passer plus tard. Il y a eu au désert une sorte de purification communautaire entraînant la disparition d’une génération entière. Pendant ce temps, cachés, Josué et Caleb étaient préparés pour pouvoir introduire tout le reste du peuple dans le pays promis. Moïse a vu de loin le pays mais il n’ y est pas entré. Les précurseurs de la réforme sont des hommes et des femmes du désert; comme Moïse ils doivent vivre le désert dans leur vie en renonçant à toute gloire. __C’est au désert que notre chair est vaincue et que Christ prend sa place totale en nous. Quel décalage avec ce qui se passe actuellement partout dans l’église: évangile de la prospérité, du bien être, de l’argent, du commerce, de la réputation, de la reconnaissance, des honneurs, de la gloire, de la fausse grâce, des grandes manifestations, du succès, de la croissance.__

Les temps sont mauvais car de faux apôtres et de faux prophètes séduisent beaucoup de gens par des discours «rassurant». Pourtant la bible annonce que le Seigneur va revenir pour juger cette terre et que l’église doit se préparer à son retour dans la sanctification et la purification dans la crainte de Dieu. La bible annonce que l’église ira de plus en plus dans l’apostasie et que plus l’heure de son retour approche, plus l’endormissement sera fort. Le Seigneur de l’univers est né dans une étable parce qu’il n’y avait pas de place pour Lui dans l’hôtellerie. Le Seigneur ne s’est jamais élevé, il a marché près des personnes les plus défavorisées, il a guéri, il a délivré, il a béni, il a aimé, il a pardonné, même ses ennemis, il a été proche de la foule qui le suivait Parce qu’IL est la Vérité.

Ceux qui aiment la vérité n’auront pas la faveur des hommes et de l’église, car l’église du succès persécutera l’Epouse de l’Agneau. La réforme communautaire a un prix, celui de la réputation, des honneurs, de la gloire, du pouvoir, des intérêts … etc. Le désert est le lieu où le Seigneur révèle le message clair et limpide de la vérité. __La voix de Dieu retentit toujours du désert là où IL place ceux qui ont l’amour de la vérité. «Moïse a du refuser d’être appelé fils de la fille de Pharaon , il préféra être maltraité avec le peuple de Dieu plutôt que d’avoir pour un temps la jouissance du péché, il regarda l’opprobre de Christ comme une richesse plus grande que les trésors de l’Egypte, car il avait les yeux fixés sur la rémunération, c’est par la foi qu’il quitta l’Egypte sans être effrayé de la colère du roi car il se montra ferme comme voyant celui qui est invisible»__ (Héb 11/24,27). Il était impossible qu’il puisse libérer le peuple du Seigneur en restant privilégié à la cour de Pharaon pendant que son peuple souffrait l’esclavage. Il a du devenir esclave pour comprendre les souffrances de son peuple et les souffrances du cœur de Dieu.

Où sont aujourd’hui les vrais réformateurs, les vrais libérateurs?

Ils sont cachés et attendent à l’école du désert. Comment ne pas entendre le cri d’injustice qui monte de la terre vers le trône de Dieu quand nous voyons beaucoup de ministères qui se paissent eux-mêmes, qui construisent leur réputation et leur gloire et qui ont oublié la compassion pour le peuple du Seigneur. Ils trompent par des discours mielleux de l’apparence de la piété mais ils ont renié ce qui en fait la force: «n’aimez point seulement en paroles mais en actes». Moïse n’a pas prêché la vérité, il l’a vécue. Il n’est pas resté dans la sphère des grands, il est descendu au milieu des petits et il les a aimés.

Néhémie était déporté, hors de Jérusalem, le lieu de la présence du Seigneur; il était en quelque sorte hors de la gloire religieuse qu’il avait connue à Jérusalem. Il devait être purifié de tout ce qu’il avait appris de la tradition de ses pères pour aimer en actes son peuple. C’est en dehors de tout mouvement religieux que Dieu façonne les réformateurs car la vision du réformateur doit être nécessairement exempte de toute influence pour être enfantée par le Saint Esprit. La vision réformatrice est une vision céleste et ne peut passer par les schémas traditionnels établis par les hommes. Lorsque Néhémie a été prêt, il a entendu le cri de détresse de ceux qui étaient restés à Jérusalem sous l’influence de Sanballat et Tobija. Ils sont en type ceux qui ne supportent pas que le Seigneur puisse utiliser d’autres qu’eux-mêmes pour reconstruire l’église. «Ils éprouvèrent un grand dépit de voir arriver quelqu’un pour s’occuper du bien être des enfants d’Israël» (Néh 2/10). Qui est ce Néhémie qui veut reconstruire?

L’onction de Moïse se libère au travers de Néhémie parce qu’il a pris à cœur de libérer le peuple de l’esclavage religieux. Moïse a dû affronter l’esclavage du monde, Néhémie doit affronter l’esclavage religieux. L’onction pour affronter ces deux types d’esclavages est la même car spirituellement l’Egypte et Babylone utilisent les mêmes principes. Pharaon et le roi de Babylone veulent usurper tous les deux la place de Dieu. Le principe pyramidal commun pharaonique et babylonien est celui du contrôle par abus de pouvoir. Le moteur est le même: «rendre esclave pour contrôler», «contrôler pour dominer», «dominer pour se glorifier».

L’esprit qui actionne ce moteur est celui de Satan qui voulait être égal à Dieu et prendre sa place. Lorsque ce genre d’esprit s’installe à Jérusalem, là où il devrait y avoir la présence de Dieu, c’est l’abomination de la désolation qui s’installe. Combien de communautés ont leur temple habité par des Sanballat et des Tobija. Lorsqu’un Moïse se présente devant Pharaon, les réactions ne se font pas attendre, de même lorsqu’un Néhémie se présente à Jérusalem. Lorsque c’est le temps de la réformation, tout est bousculé et l’ordre établi réagit. Moïse ne s’est pas préoccupé des réactions, il a persévéré, de même Néhémie, parce que Dieu était avec eux. Ils ont du tous les deux affronter l’intimidation et la menace de ceux qui s’opposaient. La première intimidation est mentionnée en Néh 2/19: «Que signifie cette oeuvre que vous entreprenez? Allez-vous vous révolter contre le roi.

Une vraie oeuvre de reconstruction et de réformation suscite toujours comme argument contraire le prétexte de l’insoumission à l’ordre établi. Le motif de l’insoumission est souvent pris comme raison pour empêcher ceux qui veulent construire suivant les voies du Seigneur. Le fameux «soyez soumis à vos autorités» a introduit dans les communautés un esprit sectaire et destructeur. Cet esprit a tué toute initiative et créativité. Les brebis pensant se soumettre à Dieu, en fait se soumettent à un autoritarisme malsain des responsables qui veulent garder leur «autorité». Quel désastre généré dans le cœur des croyants sincères qui perdent de fait leur identité et s’engouffrent dans le mouvement majoritaire de l’uniformité! Lorsque cet état d’esprit est répandu dans une communauté il est recommandé de partir de celle-ci. Une vraie autorité ne s’impose pas, mais par son intégrité de vie devient un modèle de Christ pour les autres. Jésus est la suprême autorité et le seul chef de l’Eglise parce qu’IL a vécu ce qu’IL a prêché et de fait nous a montré une intégrité absolue.

Jésus est le seul qui a toute autorité dans tous les domaines. «Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre» est sa déclaration en Mat 28/18.

Comment alors des responsables peuvent-ils être oints dans tous les domaines? Nous sommes bien dans le principe de l’usurpation de la gloire du Seigneur.

La deuxième intimidation est mentionnée en Néh 3/33,35: __«''Lorsque Sanballat apprit que nous étions en train de rebâtir le mur, il en fut contrarié et entra dans une grande colère. Il tourna en dérision les Judéens, et dit devant ses frères et les gens de guerre de Samarie: que se proposent ces misérables Judéens? Les laissera-t-on faire? Offriront-ils des sacrifices? En viendront-ils à bout aujourd’hui? Rendront-ils la vie aux pierres tirées des tas de poussière et qui ont été brûlées? Tobija l’Ammonite, à côté de lui, ajoutait: Qu’ils bâtissent toujours: il suffira qu’un renard monte dessus pour renverser leur muraille de pierres''!»__.

La dérision et le découragement sont des attaques subtiles dans le but d’arrêter le processus de reconstruction. Le travail de reconstruction est difficile, ardu et long. Les pierres tirées de la poussière ce sont tous les enfants du Seigneur qui ont subi pendant des années le joug des systèmes religieux et à qui maintenant le Seigneur est en train de redonner vie. Les réformateurs doivent alors, comme Moïse, être patients et pleins de compassion pour ces frères et sœurs, ne pas écouter les propos outrageux et comme Néhémie encourager à continuer la reconstruction.

Après les intimidations, les menaces arrivent. La première menace est l’attaque directe (Néh 4) pour jeter le désarroi au milieu de ceux qui bâtissent. Le complot consiste à essayer de pénétrer à l’intérieur pour détruire. Les réformateurs doivent être en éveil par rapport à toute infiltration. Le discernement spirituel est alors nécessaire pour mettre en place une stratégie de combat et déjouer le complot.

La deuxième menace est l’attaque indirecte par la proposition d’alliance (Néh 6/1,9). En fait la subtilité de cette menace réside dans le fait de faire une alliance humaine arrangeante pour les deux parties. Ce que Sanballat essaye en dernier recours c’est d’ «acheter» Néhémie en lui faisant miroiter les avantages qu’ils auraient à oeuvrer ensemble.

Mais un ministère, un vrai, ne s’achète pas et ne peut aucunement entrer dans des fausses alliances dont le mobile en fait est encore de partager le pouvoir.

Toutes les fédérations chrétiennes sont construites sur cette base; les éléments constitutifs ont un intérêt: il est mieux de partager le gâteau ensemble que de n’avoir rien. Mais ce genre d’alliance humaine est en abomination au Seigneur, car elle place des liens spirituels entre les partis et détruit la liberté que le Seigneur nous a acquise au prix de son sang. La base de ces alliances est le péché de l’orgueil car l’intérêt du pouvoir et de la réputation est caché derrière. Néhémie n’a accepté aucune alliance parce son cœur était rempli des choses du royaume des cieux. Les réformateurs, les précurseurs affronteront toujours les intimidations et les menaces de ceux qui prétendent avoir le pouvoir religieux. Il est intéressant de noter que ni Moïse, ni Néhémie se sont placés sur le terrain des opposants. Mais ils ont tous les deux fait confiance au Seigneur et attendu ses directives. Ni Moïse ni Néhémie n’ont fléchi, ils ont persévéré dans le mandat du Seigneur. «Pharaon dit à Moïse: sors de devant moi! Garde toi de reparaître à ma vue, car le jour où tu verras mon visage, tu mouras! Moïse repartit et dit: tu as bien dit, je ne reverrai plus ton visage» (Ex 10/28,29). «Le Dieu du ciel nous donnera le succès; quant à nous ses serviteurs, nous nous mettrons à l’œuvre et bâtirons; pour vous vous n’avez aucune part, aucun droit, aucun souvenir dans Jérusalem» (Néh 2/20).

Il est remarquable de noter que le mot «Nérhémiyah» est composé des 5 lettres «Noun», «Rhèt», «Mèm», «Youd», «Hé», ce qui lui confère une valeur alphabétique de 50 qui est la valeur du mot «Hachèm», qui veut dire «Le Nom». Ce dernier est constitué des 3 lettres «Hé» «Chin», «Mèm», mêmes lettres qui constituent le nom de Moïse, «Moché».

Nous reconnaissons au travers de l’onction de Moïse le revêtement de la puissance de Dieu. Le même revêtement sera sur notre Seigneur et sur les disciples le jour de la Pentecôte (Luc 4/4, Actes 1/8).

Pour chaque ministère particulier, il faut une onction particulière. Dieu ne répand pas son Esprit sur un homme charnel.

Cette onction de revêtement n’est pas à confondre avec l’onction de plénitude qui est la marque de la présence de l’Esprit de Dieu dans nos vies, pour marquer notre appartenance au Père.

Elle est plutôt un autre type d’onction qui libère la manifestation du royaume de Dieu et révèle les clés du royaume des cieux. Luc 4 nous parle de la différence de degré de ces deux onctions au sujet du Seigneur lui-même: au verset 1 il est dit qu’Il était «rempli de l’Esprit» (plénitude) à la sortie du Jourdain après son baptême d’eau; puis au verset 14, il est dit qu’Il était «revêtu de la puissance de l’Esprit» (revêtement) après l’épisode du désert où il est sorti vainqueur des tentations du diable.

Jésus vient de sortir du Jourdain là où il fût baptisé d'eau et où le Saint-Esprit est descendu sur LUI pour le justifier publiquement en qualité de Fils de Dieu et de Dieu le Fils. «Tu es mon fils bienaimé; en toi j'ai mis toute mon affection» (Luc 3/22). Dieu le Père scelle de son amour Jésus, celui qui est sorti de son sein volontairement et «qui existant en forme de Dieu n'a point regardé son égalité avec Dieu comme une proie à arracher mais s'est dépouillé lui-même en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et il a paru comme un vrai homme, il s'est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix» (Phil2/6,8). «Jésus rempli du Saint- Esprit» manifeste tous les fruits et les dons de l'Esprit (Gal 5/22 + 1Cor 12/8,10).

«Jésus revêtu de la puissance de l'Esprit» manifeste tous les actes de l'Esprit.

Après le revêtement de Jésus, le Saint-Esprit accomplit les miracles, les prodiges, les guérisons des corps, des âmes, des esprits.

Dans le livre des actes nous voyons aussi après la Pentecôte ce revêtement de l'Esprit sur les disciples et tout le livre mentionne en fait les actes du Saint-Esprit au travers des canaux vivants que sont les apôtres.

La mise est part est réalisée par la plénitude de l’Esprit et la reconstruction de l’Eglise en tant que corps par le revêtement de puissance.

La plénitude de l’Esprit libère de tout esclavage car nous devenons esclave de Jésus et le revêtement de l’Esprit fait de nous des constructeurs de l’Eglise, Epouse de l’Agneau.

 

La vraie réforme des cœurs passe nécessairement par l’homme spirituel rempli et revêtu de l’Esprit.

 

Le passage de la première onction à la deuxième onction (de l'onction de plénitude à l'onction de revêtement), s’opère dans le désert.

Jésus rempli du Saint-Esprit va être conduit par l'Esprit au désert où il sera tenté dans les 3 parties de son être: corps, âme et esprit.

Ne nous étonnons pas si l'Esprit nous conduit au désert et si Dieu permet que nous passions par des épreuves; cela est nécessaire pour nous rendre vainqueur sur notre corps, sur notre âme et sur notre esprit.

La bible nous donne les 3 clefs pour passer d'une onction à l'autre: 1. Luc4/3,4: «Le diable dit: Si tu es Fils de Dieu, ordonne à cette pierre qu'elle devienne du pain». Jésus lui répondit: «Il es écrit: L'homme ne vivra pas de pain seulement» (Deut 8/3 rajoute «mais de tout ce qui sort de la bouche de l'Eternel»). Jésus vient de jeûner et il a faim; l'ennemi l'attaque dans son corps; Il répond par la Parole sans discuter. La première clef concerne notre corps et se traduit par «vivre de la Parole». Elle est une nourriture qui nous amène à la maturité, une nourriture journalière, comme les repas le sont. Tout notre être a besoin d'être imbibé de la Parole; c'est elle qui doit faire autorité dans tous les domaines de notre vie. Nous ne pouvons pas faire l'économie de la Parole de Dieu. Il nous la faut méditer, étudier, approfondir, manger. Si nous en sommes pleins, alors par le miracle de l'Esprit cette Parole va être utilisée par le Saint-Esprit quand nous serons confrontés aux attaques de l'adversaire; c'est l'eau (de la Parole) transformée en vin (de la Vie) aux noces de Cana (Jean 2/7,9). Cette Parole devient alors vivante au travers de nous et manifeste Jésus-Christ en tant que Dieu, la Parole faite chair (Jean 1/14). Dans la Parole il y a la vie. Jean 1/1: «Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu». Jean1/4: «En elle était la vie». L'eau symbolise souvent la Parole dans la bible. Eph 5/25,26: «Maris, que chacun aime sa femme comme Christ a aimé l'Eglise, et s'est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier, en la purifiant et en la lavant par l'eau de la parole». La Parole nettoie tout notre être car elle même est pure et sainte; elle fait du bien et restaure notre âme car elle met toujours en évidence la nature de Dieu. Nous sommes purs lorsque nous conformons toute notre vie au fil à plomb de la Parole; la pureté vient du fait que nous réglons nos vies et comportements suivant les commandements de cette Parole. Ps 119/9 «Comment le jeune homme rendra-t-il pur son sentier? En se dirigeant d'après ta parole». Jean 17/17: «Sanctifie les par ta vérité; ta Parole est la vérité».

C'est parce qu'elle est la vérité que le diable ne la supporte pas car «il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fonds; car il est menteur et le père du mensonge» (Jean8/44).

Le fleuve de la Parole met en déroute et en échec l'ennemi. Es 59/19: «Quand l'ennemi viendra comme un fleuve l'Esprit de l'Eternel le mettra en fuite». Jean 7/38: «Celui qui croit en moi, des fleuves d'eau vive couleront de son sein, comme dit l'Ecriture». Le Saint-Esprit rend vivante la Parole, l'eau vive, l'eau qui transporte la vie, alors que le fleuve de l'ennemi transporte le mensonge et la tromperie. «Vivre de la Parole» c'est boire de l’eau du fleuve de la vie, limpide comme du cristal qui sort du trône de Dieu et de l’Agneau.

2. Luc4/5,8: «Le diable, l'ayant élevé, lui montra en un instant tous les royaumes de la terre, et lui dit: je te donnerai toute cette puissance, et la gloire de ces royaumes; car elle m'a été donnée, et je la donne à qui je veux. Si donc tu m'adores, elle sera toute à toi. Jésus lui répondit: Il est écrit: Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu et tu le serviras lui seul»

L'ennemi l'attaque dans son esprit en lui proposant la puissance et la gloire; IL répond par la Parole sans discuter. La deuxième clef concerne notre esprit et se traduit par «adorer et servir» le Seigneur Lui seul.

La bible dit que Dieu est un Dieu jaloux; toute chose qui prend la priorité sur le Seigneur excite la jalousie de Dieu; car Dieu veut que nous l'adorions lui seul et que nous le servions lui seul. Rien d'autre n'a le droit de prendre sa place. Notre Seigneur désire ardemment être le Seigneur de notre cœur et par voie de conséquence être le Maître de nos vies. Satan est un voleur qui ne vient que pour dérober, égorger et détruire; il veut dérober l'adoration destinée à Dieu, il veut enlever la vie de la Parole en nous et détruire le service pour Dieu en nous empêchant de servir le corps de Christ, c'est à dire l'Eglise, l'ensemble de nos frères et sœurs.

L'adoration nous ouvre à la victoire spirituelle dans le monde spirituel car «Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l'adorent, l'adorent en esprit et en vérité» (Jean4/24).

C'est pourquoi la bible dit «Je m'écrie loué soit l'Eternel et je suis délivré de tous mes ennemis».

3. Luc4/9,12 «Le diable le conduisit encore à Jérusalem, le plaça sur le haut du temple, et lui dit: Si tu es Fils de Dieu, jette-toi d'ici en bas; car il est écrit: Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet, afin qu'ils te gardent; et: Ils te porteront sur les mains, de peur que ton pied ne heurte contre une pierre». Jésus lui répondit: «Il est dit: Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu» L'ennemi l'attaque dans son âme, là où il y a le siège de notre volonté, le but étant de détourner la volonté parfaite de Dieu même en utilisant les écritures.

Il répond par la Parole sans discuter.

La troisième clef concerne notre âme et se traduit par «ne pas tenter Dieu» ou encore «accomplir la volonté de Dieu»

Ce n'est qu'après le revêtement de l'Esprit que la renommée de Jésus se répandit et que la manifestation concrète du royaume de Dieu se démontrait par des signes, des prodiges et des miracles accompagnant la Parole de Dieu.

Car l'Esprit du Seigneur non seulement le remplissait mais débordait de Lui.

Il devrait en être de même aujourd'hui dans l'église: le vêtement de Jésus devrait la recouvrir afin que le Saint-Esprit agisse librement en son sein et hors de son sein. Mais l’église endormie a perdu ce que Jésus lui avait laissé en allant auprès du Père.

 

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