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ELIE : la veuve de Sarepta
de JEROME PREKEL
Les changements que nous attendons, les bénédictions que nous espérons, ne peuvent germer que dans la terre sainte du Royaume de Dieu. La clé de tout cela, ce n’est pas notre piété, notre adoration, nos œuvres, mais c’est un cœur circoncis, réservé, donné.



«Et il arriva au bout de quelque temps, que le torrent sécha, car il n’y avait pas de pluie dans le pays. Et la parole de l’Eternel vint à lui disant : Lève-toi, va-t-en à Sarepta, qui appartient à Sidon, et tu habiteras là; voici, j’ai commandé à une femme veuve de te nourrir» [1].

 

 

Elie et la veuve

 

Dans l’épisode précédent, Dieu envoie Élie se cacher près d’un torrent, pour être nourri par des corbeaux, animaux impurs. Pourquoi pas des colombes ? La décision divine ne correspond pas à notre logique, et il faudra attendre la fin de l’histoire avant de comprendre.

 

Si on voulait paraphraser cette Parole de Dieu à Élie, ce pourrait être de la manière suivante :

 

Tu as défié pour moi le pouvoir en place, qui est inspiré par cette Jézabel sidonnienne, qui ne pense désormais qu’à une chose : te faire disparaître. Alors maintenant, après le torrent de Kérith, je t’envoie te cacher dans son pays, oui, CHEZ ELLE ! Tu iras te cacher chez une veuve à qui j’ai commandé de te nourrir.

 

«Et il se leva et s’en alla à Sarepta; et il vint à l’entrée de la ville; et voici, il y avait là une femme veuve qui ramassait du bois; et il lui cria et dit : Prends-moi je te prie un peu d’eau dans un vase, afin que je boive. Et elle s’en alla pour en prendre. Et il lui cria et dit : Prends-moi dans ta main, je te prie, un morceau de pain. Et elle dit : L’Éternel ton Dieu est vivant, que je n’ai pas un morceau de pain cuit, rien qu’une poignée de farine dans un pot et un peu d’huile dans une cruche; et voici, je ramasse deux bûchettes, afin que j’entre, et que je prépare cela pour moi et pour mon fils. Puis nous mangerons et nous mourrons».

 

Dans le statut social de cette époque, une veuve est probablement la personne la plus fragile de la société. Privée de toute ressource, elle est réduite à dépendre de la miséricorde des autres. Le moyen de la providence divine est ici une nouvelle fois atypique, comme dans le cas des corbeaux du torrent de Kérith. Mais avec cette veuve, les choses vont encore plus loin dans l’impossible : elle doit nourrir le prophète, mais elle n’a rien.

 

La Parole de l’Éternel n’a certainement pas manqué de résonner dans le cœur d’Élie : «J’AI COMMANDÉ à une femme veuve de te nourrir». Lorsqu’il est arrivé à Sarepta, le prophète a tout de suite trouvé une femme veuve ! TRÈS BIEN. Tout est conduit, merci Seigneur. Mais le problème, c’est que cette femme est à l’extrémité : à la demande du prophète (pour manger), elle répond «je n’ai PLUS RIEN».

 

La paraphrase de la Parole de Dieu à Élie pourrait continuer ainsi : J’AI COMMANDÉ à une femme veuve QUI N’A RIEN de te nourrir là … Elle n’a RIEN, je l’ai choisie pour cette même raison. Je n’ai pas choisi une femme de qualité, qui peut porter l’œuvre de Dieu et la soutenir, je l’ai choisie parce qu’elle n’a RIEN, elle ne peut RIEN, et tu arriveras le jour de son dernier espoir

 

C’est une très grande leçon spirituelle, qui vient ruiner entièrement cette vision qui consiste à attendre d’être des gens qualifiés pour servir Dieu et l’œuvre de Dieu. Bien sûr que les qualifications sont utiles et nécessaires, mais Dieu est capable de choisir des instruments qui sont en INCAPACITÉ complète d’accomplir l’œuvre à laquelle ils sont appelés. Parce qu’Il veut être Celui qui pourvoit. Sinon, la gloire reviendra inévitablement à l’homme.

 

«Et Élie lui dit : NE CRAINS POINT; va, fais selon ta parole; seulement fais-moi PREMIÈREMENT de cela un petit gâteau, et apporte-le moi; et après, tu en feras pour toi et pour ton fils; car ainsi dit l’Éternel, le Dieu d’Israël : le pot de farine ne s’épuisera pas, et la cruche d’huile ne manquera pas, jusqu’au jour où l’Eternel donnera de la pluie sur la face de la terre. Et elle s’en alla et fit selon la parole d’Élie. Et elle mangea, elle, lui et sa maison, toute une année. Le pot de farine ne s’épuisa pas, et la cruche d’huile ne manqua pas, selon la parole de l’Eternel, qu’il avait dite par Élie » (1Rois 17).

 

Oui, la voix de Dieu continue de résonner dans chaque détail de cette histoire, au cœur de  cette trajectoire improbable que le prophète a accepté de suivre, contre son propre jugement humain.

 

J’ai commandé à une veuve du pays de Jezabel (tu veux toujours me suivre ?) de te nourrir. J’ai commandé à une veuve qui n’a rien de te nourrir avec rien ! Mais c’est parce que je veux que ta vie soit parcourue par mon courant miraculeux, c’est ainsi que je t’apprendrai à marcher sur l’eau, à parler au vent et à envoyer les montagnes dans la mer. Il y a un prix : mais je dis que les souffrances du temps présent ne sont pas dignes d’être comparées avec les gloire qui est à venir (Romains 8/18). Ce ne sont pas les souffrances de la maladie, ou du surendettement ! Ce sont les souffrances ressenties lorsque les corbeaux sont en retard, lorsqu’Élie prie seul et que le nuage ne vient pas, lorsqu’il entreprend d’aller dire à Achab ses quatre vérités. Il faut savoir dire à Achab ses 4 vérités, sinon il dominera sur nous.

 

 

L’autorité spirituelle vient de l’acceptation du chemin

 

Élie fait irruption sur la scène biblique, et il en disparaît pour trois ans. Quel contraste avec les prophètes mondains de l’église mondaine !

 

Ce qui caractérise le ministère d’Élie, c’est l’autorité. Son enlèvement, qui est le couronnement de son ministère, respire l’autorité. C’est parce que le prophète accepte le traitement du Kérith, c’est-à-dire d’expérimenter la fidélité du Dieu vivant chaque matin, et chaque soir, dans une sorte de vie un peu irrationnelle, en dehors de la raison, qu’il continue de se tenir spirituellement devant le Dieu vivant. C’est LA chose qui compte, il n’y a que ça qui compte vraiment, qui ait vraiment de la valeur : accepter ce qu’il faut accepter, choisir ce qu’il faut choisir, afin de rester, de demeurer dans la présence du Dieu vivant, qui domine sur tous les dieux morts de ce monde, de cette vie.

 

 

La primauté à l’Eternel

 

… puis nous mangerons et après nous mourrons …Élie ne lui dit pas « ne t’inquiètes pas, maintenant je suis là, et l’huile et la farine ne manquerons plus ». Mais il dit : « le peu qui te reste pour survivre, donne-le moi plutôt qu’à ton fils, ou toi-même ». Afin que tu te sépares même du peu que tu possèdes encore ! Et APRÈS, vous mangerez. On utilise parfois cette histoire pour donner à la dîme des chrétiens une justification biblique de +. Mais c’est très en dessous du sens de cette histoire, qui engage la survie de cette femme et de son enfant. Ce que demande la Parole de Dieu vivante (Elie est la Parole vivante pour cette époque) est totalement irrationnel. Elle n’a RIEN, mais elle y tient encore car son RIEN pourrait peut-être la faire survivre encore un peu … et la Parole de Dieu vivante veut ce RIEN. Ça ne vaut RIEN, ce n’est RIEN, MAIS C’EST LA CLÉ D’UNE TRÈS GRANDE BÉNÉDICTION.

 

Je ne sais pas ce que nous devons en retirer personnellement, les uns et les autres, mais je sais une chose :  je crois que cette huile et cette farine, représentent d’une certaine manière notre propre vie.

 

Notre vie qui décline chaque jour. Notre réserve vitale qui s’amenuise. Nous allons mourir. Il nous reste en même temps beaucoup, et en même temps si peu ! Mais même si ce n’est RIEN, que ça ne vaut RIEN, la Parole de Dieu nous indique la voie et le chemin : donne-là à Dieu. Apportons-là à Dieu. Offrons-là à Dieu. Cette femme a tout donné et n’a rien perdu : ni son enfant, ni son huile, ni sa farine, ni sa maison. Il nous faut admettre que c’est seulement ce que nous donnons à Dieu qui est sous bonne garde, qui est conservé, protégé. Un vieux proverbe oriental dit que «tout ce qui n’est pas donné est perdu».

 

Les changements que nous attendons, les bénédictions que nous espérons, ne peuvent germer que dans la terre sainte du Royaume de Dieu. La clé de tout cela, ce n’est pas notre piété, notre adoration, nos œuvres, mais c’est un cœur circoncis, réservé, donné. Entré graduellement dans la confiance absolue dans l’amour absolu. C’est-à-dire marchant et en vivant en direction de Dieu, tourné vers Dieu, se tenant devant Dieu. Ce n’est pas l’écoute ou la préparation d’un message, ou de nombreux messages, qui forme notre cœur à la ressemblance de Christ. C’est l’engagement concret de notre confiance personnelle, le plus immédiatement et le plus complètement possible : c’est cela qui a une très grande récompense[2].

 

«Prenez garde à vous-mêmes, afin que vous ne perdiez pas le fruit de votre travail, mais que vous receviez une pleine récompense» (2 Jean 1:8).

 

JeromePrekel2013©www.lesarment.com

 

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[1] « Je vous le dis en vérité: il y avait plusieurs veuves en Israël du temps d’Elie, lorsque le ciel fut fermé trois ans et six mois et qu’il y eut une grande famine sur toute la terre; et cependant Elie ne fut envoyé vers aucune d’elles, si ce n’est vers une femme veuve, à Sarepta, dans le pays de Sidon» (Luc 4/25, 26).

 

[2] Genèse 15/1 : « ne crains point; moi, je suis ton bouclier et ta très-grande récompense»

 

Hébreux 10/35 : « N’abandonnez pas votre confiance qui a une grande récompense». 



 

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