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Garder le silence en face du mal, c’est le mal lui-même
de DIVERS AUTEURS
Les enfants de Dieu vivent dans ce Monde, tout en appartenant à la vision du Royaume de Dieu. Leur morale et leurs valeurs sont inspirées par Dieu, au travers des Écritures.



Portraits de chrétiens choisis pour leur influence sur la société, et pour leur engagement politique : Dietrich Bonhoeffer.

 

 

Le christianisme pénètre sur le terrain politique lorsqu’il reprend (dans le sens de contester) les œuvres du monde et qu’il les dénonce. Mais en faisant cela, il s’inscrit à contre-courant du système et provoque son propre rejet :

 

« Le monde me hait, parce que je rends de lui le témoignage que ses œuvres sont mauvaises » (évangile de Jean, ch.7, v. 7).

 

« Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous » (Jean 15/18).

 

 

Les enfants de Dieu vivent dans ce Monde, tout en appartenant à la vision du Royaume de Dieu.  Leur morale et leurs valeurs sont inspirées par Dieu, au travers des Écritures. Ils répondent à l’invitation divine de marcher d’une manière digne de l’Évangile, devenant les témoins de leur foi. Ceux qui croient ainsi sont appelés à répandre « la bonne odeur de Jésus-Christ » (2 Corinthiens 2/15).

 

Et lorsque les choses deviennent inqualifiables, les mouvements de société insupportables, ils s’y opposent et les dénoncent, quel que soit le prix de cette attitude. Tout comme l’exemple de Jean Baptiste le démontre, face au pouvoir politique en place à son époque :

 

« Jean disait à Hérode : Il ne t’est pas permis d’épouser cette  femme (Hérodias, femme de son frère Philippe). Alors Hérode le fit arrêter et mettre en prison » (Matthieu 14/3). Quelque temps après, il le fit décapiter (14/10).

 

Et c’est le témoignage qu’on retrouve dans la vie de Dietrich Bonhoeffer : un responsable chrétien – un théologien – qui est entré en opposition avec le pouvoir en place, à cause de l’iniquité de ce dernier. Le christianisme repose sur cette sorte d’engagement à réagir et à agir : « Garder le silence en face du mal, c’est le mal lui-même. Dieu ne nous tiendra pas pour quitte. Ne pas parler, c’est parler. Ne pas agir, c’est agir » (D. Bonhoeffer).

 

Cet engagement peut parfois mener au sacrifice, mais il est toujours préférable qu’il débute par un sacrifice : celui de la volonté propre, des ambitions personnelles, de l’intérêt personnel, au point de pouvoir dire avec l’apôtre : « Je ne fais pour moi-même aucun cas de ma vie, comme si elle m’était précieuse, pourvu que j’accomplisse ma course avec joie, et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus, qui est d’annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu » (Actes 20/24).

Sur la base de cette vision et de cette attitude, aucune perspective ne peut inhiber, aucune issue de peut effrayer, au point de craindre pour sa vie, c’est-à-dire d’être arrêté dans la marche :

 

« Ils l’ont vaincu à cause du sang de l’agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort » (Apocalypse 12/11).

 

Certains, comme l’apôtre Paul, Jean Baptiste, Élie, sont emblématiques de cet engagement total. Personne ne désire mourir en martyr. Mais la plupart du temps, ceux qui sont amenés à vivre cette expérience y sont entraînés par les circonstances, portés à aller de l’avant, dans l’impossibilité morale de reculer, ou même de s’arrêter.

 

On voit ici Dietrich Bonhoeffer quitter les États Unis et la sécurité, pour revenir partager le sort de ses frères, comme un autre héros de foi avant lui :

 

« Par la foi, Moïse, étant devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille du Pharaon, choisissant plutôt d’être dans l’affliction avec le peuple de Dieu, que de jouir pour un temps des délices du péché, estimant l’opprobre du Christ un plus grand trésor que les richesses de l’Égypte ; car il regardait à la rémunération. » (Hébreux 11/24).

 

C’est sur cette décision de revenir en Allemagne qu’il est important d’insister, et sur le choix spirituel qui avait été fait de se dresser contre l’iniquité incarnée par le pouvoir National Socialiste, dès l’entrée en fonction de son chancelier. Le droit d’enseigner lui fut retiré dès 1935. Ses choix sont des enseignements pour tous les chrétiens : «… quoique mort, il parle encore » (Hébreux 11/4).

 

Même à une heure si sombre pour le monde d’alors, nous voyons que Dieu s’était réservé ses « sept mille hommes qui n’ont pas fléchi le genou devant Baal » (Romains 11/4, cité de 1 Rois 19/18).

 

Dietrich Bonhoeffer en faisait partie. Il y en eut d’autres. Aujourd’hui encore, ils existent.

 

L’ennemi a changé de visage et la nature du conflit est différente : plus larvée, plus souterraine, jusqu’à ce que les masques tombent et que soit révélé l’impie (2 Thessaloniciens 2/8).

Nul ne connaît les détails, mais nous savons que la guerre spirituelle ne s’est pas arrêtée, ne s’est jamais arrêtée. Le conflit continue, et le rejet de Dieu se manifeste de plus en plus clairement, pour ceux qui ont les yeux ouverts. La déchristianisation des sociétés est une évidence, et il n’est pas possible de simplement détourner les yeux, d’attendre que descende du ciel une nouvelle cité, une nouvelle société.

 

 

 

Garder le silence en face du mal est le mal lui-même. Dieu ne nous tiendra pas pour innocents. Ne pas parler, c’est parler. Ne pas agir, c’est agir.

 

 

 

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Biographie de Dietrich Bonhoeffer, par www.museeprotestant.org :

 

«Pasteur et théologien protestant allemand (1906-1945), il fut l’un des fondateurs de l’Église confessante, qui s’opposa à l’influence nazie qui se développait fortement dans les églises protestantes allemandes. Il est mort comme martyr de la foi et résistant politique au régime hitlérien en 1945.

 

Il est né à Beslau (aujourd’hui Wrocklav en Pologne), septième enfant d’une famille de la grande bourgeoisie prussienne. Il est l’un des grands théologiens protestants du XXe siècle, et sans doute le plus attachant : il fut exécuté quelques jours avant la fin de la guerre par les nazis, après plus de deux années d’internement dans les prisons de Berlin, pendu au camp de concentration de Flossenburg. C’est donc autant le témoignage d’une vie chrétienne exemplaire et courageuse que la profondeur de sa pensée théologique que l’on garde en mémoire. 


Chez Bonhoeffer, militance chrétienne, action politique et réflexion théologique sont inextricablement liées. On ne peut parler de sa pensée théologique sans faire en même temps référence à ce qu’il a vécu d’abord au sein de l’Université et de l’Église luthérienne, puis hors d’elles et enfin contre elles.

 

La vie et la pensée du théologien berlinois peuvent se découper en trois phases assez distinctes

 

La période universitaire de 1927 à 1933

 

Bonhoeffer est un théologien de l’Église, ouvert au monde. Il réfléchit sur la réalité de l’Église dans une perspective très luthérienne, en mettant au centre de sa pensée la faiblesse du Christ sur la croix. Très jeune, il écrit de brillantes thèses universitaires sur l’Église comme corps mystique du Christ, qui le font remarquer dans le milieu universitaire où il commence à enseigner. 


Parallèlement à son enseignement, il s’engage dans le mouvement œcuménique et international protestant, et noue de précieux contacts avec les Églises étrangères. Il fut étudiant aux USA et pasteur stagiaire à Barcelone. Ce fils issu d’une famille très favorisée et cultivée, s’engagea aussi auprès d’enfants d’un quartier défavorisé de Berlin.

 

La période confessante de 1933 à 1942

 

Après un séjour à Londres comme pasteur de la communauté allemande, Bonhoeffer revient en Allemagne. Il se révèle être un théologien engagé, luttant pour que l’Église protestante résiste à la nazification. Il dénonce publiquement le caractère idolâtre du régime nazi le jour même de la prise de pouvoir de Hitler en janvier 1933. Il est l’un des fondateurs et animateurs de l’Église confessante, qui s’oppose aux courants majoritaires favorables, soit à une alliance avec le nazisme, soit à la neutralité à son égard. 


Il fut l’un des seuls théologiens de son époque à s’opposer à la marginalisation, puis à la persécution des juifs. De 1935 à 1937, il dirige le séminaire clandestin de Finkenwalde en Poméranie, qui a pour but de former des futurs pasteurs de l’Église confessante. 


C’est là qu’il écrit deux livres fondamentaux, Le prix de la Grâce (Nachfolge), sur la Grâce qui coûte et la nécessité de suivre le Christ y compris dans la souffrance, et De la vie communautaire, qui retrace l’expérience presque monastique de la vie au séminaire confessant. De plus en plus menacé par le régime, il se décide à gagner les USA en 1939 pour un poste d’enseignant que des amis lui offrent. Mais il ne peut supporter cet éloignement et rentre dans son pays à la veille de la guerre. Il continue une intense activité souvent souterraine au sein de l’Église confessante tout en commençant à prendre des contacts avec des réseaux de résistance, grâce à la complicité de membres de sa famille, haut placés dans l’administration allemande.

 

La période politique de 1943 à 1945

 

Il vit sa foi de manière solitaire, dans l’abandon de l’Église et des hommes. Bonhoeffer se rend compte qu’il ne suffit plus de s’occuper de l’Église, il faut aussi s’occuper du monde, et tenter d’arrêter la folie destructrice du Führer. Il est arrêté et interné en avril 1943, quelques semaines après s’être fiancé. En prison, il écrit quelques-unes de ses plus belles pages, dans ce qui sera sans doute son ouvrage le plus célèbre, Résistance et Soumission. Il prédit l’émergence d’un monde dans lequel « l’hypothèse Dieu » n’existe plus, et jette les bases d’une nouvelle manière de penser Dieu et de parler de lui. 


Certains en ont fait un apôtre de la sécularisation. C’est oublier que Bonhoeffer, en prison, avait une vie spirituelle très intense, nourrie par la prière et la lecture régulière de la Bible. Il n’a cessé d’espérer en l’avenir d’un monde autre, un monde de paix, réconcilié avec lui-même et avec Dieu.

 

Même à l’approche de la défaite finale, Hitler n’oublia pas Bonhoeffer : le 9 avril 1945, deux semaines avant l’entrée des troupes américaines en Allemagne, Bonhoeffer ainsi que l’amiral Canaris et le général Oster furent amenés devant la cour martiale, jugés coupables et condamnés à la pendaison dans le camp de concentration de Flossenbürg. 


D’autre part, son beau-frère Hans von Dohnanyi fut également assassiné le 8 avril 1945 dans l’enceinte du camp de Sachsenhausen. Le 23 avril 1945, ce fut au tour de Klaus Bonhoeffer, de Rüdiger Schleicher, de Friedrich Justus Perels de subir le même sort à Berlin en compagnie d’autres détenus ».

 

Source : www.lesarment.com


 

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