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Le Dunamis
de JEROME PREKEL
Parmi les 116 emplois du mot “dunamis” dans le Nouveau Testament, la plupart (109) concernent la puissance de Dieu.





Définition du mot grec : force, pouvoir, talent, avec plusieurs sens possibles :

1- pouvoir humain provenant de la nature, de la vertu, que toute personne ou toute chose exerce (puissance morale, par le moyen du nombre, par les richesses);

2- pouvoir d’accomplir des miracles

Parmi les 116 emplois du mot “dunamis” dans le Nouveau Testament, la plupart (109) concernent la puissance de Dieu (voir l’index des versets bibliques dans le pdf à télécharger). Cette puissance (le dunamis de Dieu) accompagne le témoignage des chrétiens de la première église et le ministère des apôtres et évangélistes, comme nous le voyons dans le livre des Actes.

La communication de la foi et la manière dont elle est suscitée[1] s’effectue sur la base du dunamis de Dieu, «afin que la foi soit fondée non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance [dunamis] de Dieu» (1 Corinthiens 2/5). Et cette puissance doit faire partie intégrante de la vie du disciple, dès la nouvelle naissance, «car le royaume de Dieu ne consiste pas en paroles (seulement), mais en puissance [dunamis]» (1 Corinthiens 4:20).

C’est pour cette raison que Dieu a rendu possible son dessein éternel[2], par Christ, à savoir de pouvoir répandre son Esprit sur quiconque[3] venant ou revenant à lui, afin que chaque racheté puisse vivre de Sa vie et de Son Esprit. Le dunamis de Dieu, c’est l’expérimentation concrète de la vie promise en abondance[4], la vie de résurrection, la vie par la marche dans la lumière, dans la sainteté, la vie comme des fleuves d’eaux-vives (c’est-à-dire en constant renouvellement) qui jaillissent du cœur. Et cette puissance est toute entière en Christ.

Le principe du dunamis dans la vie du disciple

Lorsque Jésus a donné son dernier message aux disciples, avant d’être enlevé, il a annoncé cette réalité de la présence de la puissance de Dieu dans la vie (et au travers de la vie) de ceux qui se convertiraient : «Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons; ils parleront de nouvelles langues; ils saisiront des serpents; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal; ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris» (Marc 16/17).

Cette déclaration a tracé les lignes de force du témoignage chrétien véritable, et la suite de l’histoire de l’Église a effectivement démontré que la puissance de Dieu – son dunamis – était en action dans les vies de ceux qui croyaient en Lui. En effet, lors de la Pentecôte, et dans beaucoup des évènements qui ont accompagné le réveil, tous ont pu constater que la prophétie de Jésus s’accomplissait : «En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père» (Jean 14/12). Les disciples ont été visités par des langues de feu, et beaucoup de miracles ont été accomplis; Actes 1/8 : «Mais vous recevrez une puissance [dunamis], le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre».

Le sujet est donc d’une importance majeure dans la vie de chaque croyant, c’est pourquoi il nous appartient de nous pencher d’une manière personnelle sur cette question avec la plus grande attention. Le dunamis de Dieu, la présence du Saint-Esprit dans la vie de chacun des disciples, est le seul sceau[5] dont la valeur soit éternelle : les autres forces et les autres œuvres ne franchiront pas le seuil du ciel[6]. Sa présence dans la vie du disciple se constatera par un certain nombre de signes et de fruits : pour autant, ceux de Marc 16 sont-ils les seuls critères du véritable christianisme ? Certains chrétiens le pensent. En existe-t-il d’autres ? Celui qui ne chasse pas les démons, ne guérit pas les malades, ne parle pas de nouvelles langues, peut-il être un vrai chrétien ?

La Bible montre que la puissance de Dieu se décline en beaucoup de nuances, plus nombreuses que celles de Marc 16. En effet, la palette d’expressions de la puissance de Dieu est extrêmement variée, et il ne faudrait pas que notre regard spirituel soit focalisé sur certains prodiges et miracles frappants, et que nous en venions à négliger d’autres manifestations divines.

Le Dunamis de Dieu : dons, ministères, opérations

Sur le plan des principes spirituels, les disciples de Christ sont encouragés à chercher la présence de Dieu, à demeurer en Christ, à vivre par l’Esprit, et dans toutes ces démarches, le dunamis de Dieu est présent. Ils sont exhortés à pratiquer la présence de Dieu et à aspirer aux dons spirituels les meilleurs[7].

Les Écritures nous aident à comprendre de quelle manière Dieu envisage les expressions du dunamis. L’apôtre Paul expose un certains nombre de domaines d’expressions : d’abord les dons, puis les ministères, puis les opérations (manifestations).

1 Corinthiens 12/3 à 12

«…C’est pourquoi je vous déclare que nul, s’il parle par l’Esprit de Dieu, ne dit: Jésus est anathème ! et que nul ne peut dire: Jésus est le Seigneur ! si ce n’est par le Saint-Esprit.

Il y a diversité de dons, mais le même Esprit; diversité de ministères, mais le même Seigneur;diversité d’opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous. Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité commune. En effet :

- à l’un est donnée par l’Esprit une parole de sagesse;

- à un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit;

- à un autre, la foi, par le même Esprit;

- à un autre, le don des guérisons, par le même Esprit;

- à un autre, le don d’opérer des miracles;

- à un autre, la prophétie;

- à un autre, le discernement des esprits;

- à un autre, la diversité des langues;

- à un autre, l’interprétation des langues.

Un seul et même Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun en particulier comme il veut. Car, comme le corps est un et a plusieurs membres, et comme tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps, ainsi en est-il de Christ. » 

Ce passage nous montre la souveraineté de Dieu, qui «donne comme il veut à qui il veut» et«pour l’utilité commune», dans une grande diversité d’expressions de sa puissance au travers de la communauté des croyants, qui est son Corps. Le point important à noter ici est que la vision de Marc 16 est élargie, et développée. Les choses vont plus loin.

1 Corinthiens 12, 28 à 31 (Dby) précise encore :

«Et Dieu a placé les uns dans l’assemblée :

- d’abord des apôtres,

- en second lieu des prophètes,

- en troisième lieu des docteurs,

- ensuite des miracles,

- puis des dons de grâce de guérisons,

- des aides (Segond : le don de secourir)

- des gouvernements (Segond : le don de gouverner)

- diverses sortes de langues.

Tous sont-ils apôtres ? Tous sont-ils prophètes ? Tous sont-ils docteurs ? Tous font-ils des miracles ? Tous ont-ils des dons de grâce de guérisons ? Tous parlent-ils en langues ?Tous interprètent-ils ? »

L’apôtre Paul prolonge sa pensée, en apportant une vision qui semble établir une structure ministérielle : «premièrement … deuxièmement … troisièmement … ensuite». Un des points importants concerne l’apparition de domaines non charismatiques, dans lesquels la dimension miraculeuse est moins évidente : «aider, secourir, gouverner». Cependant, le dunamis de Dieu y est bien présent. En effet, lorsque «Dieu a placé les uns et les autres», il fournit également sa puissance à l’exercice des responsabilités qu’Il confie, «parce que c’est Lui qui donne le vouloir et le faire»[8] ; l’Esprit de Christ veut être l’inspiration et le moyen. Nous ne devons donc pas regarder d’un œil différent les actions surnaturelles et celles qui ne le paraissent pas au premier abord : le dunamis de Dieu peut et devrait être présent partout.

Le dunamis engendre le ministère du témoignage

Le dunamis de Dieu est répandu sur toute chair qui se repent et qui offre en retour cette vie rachetée au Prince de la vie. Si nous avons reçu le pardon, c’est donc que nous avons reçu la réconciliation; nous sommes alors constitués ambassadeurs de Christ[9] : en soi, c’est un ministère, celui de témoin (en grec : martus[10]). Cet appel en filigranne est confirmé par 1 Pierre 2/9 :

«Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière, vous qui autrefois n’étiez pas un peuple, et qui maintenant êtes le peuple de Dieu, vous qui n’aviez pas obtenu miséricorde, et qui maintenant avez obtenu miséricorde».

Qu’avons-nous reçu ?

Colossiens 2/10 dit que nous avons TOUT pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité … mais nous rencontrons beaucoup de difficultés pour entrer dans cette réalité, pour atteindre la concrétisation de ce qui est une promesse virtuelle (qu’il nous appartient de vivre). Nous avons tout reçu spirituellement, en Christ, et il nous appartient d’y entrer (il y a un prix), d’y demeurer (il y a également un prix). Ainsi, pour entrer en possession de ce qui a été donné, il nous faut sortir du terrestre pour entrer dans le céleste, sortir du système du vieil homme pour entrer dans celui du nouvel homme, à l’image de ce que les hébreux ont vécu durant la sortie d’Égypte, et avant leur entrée en Canaan. Il leur a fallu sortir pour entrer. Puis ils ont dû apprendre le dépouillement de leur vieille mentalité d’esclaves pour se revêtir d’une nouvelle mentalité d’héritiers de la promesse.

Dieu fait donc entrer en lice notre responsabilité personnelle, et ce, dès le début de notre relation avec lui. Le dunamis est donné, l’Esprit de Dieu est répandu sur toute chair; tous sont appelés, mais c’est la réponse personnelle des uns et des autres qui déterminera l’élection[12] ou la non-élection. Les serviteurs de Matthieu 24/45 reçoivent tous du Maître une mission et le moyen de l’atteindre, et nous voyons une partie d’entre eux fléchir, et l’autre persévérer[13].

Nous n’avons pas besoin d’attendre un don particulier pour nous lever, semer, partager, parce que la position la plus élémentaire d’en enfant de Dieu, c’est d’être déjà en Christ : «Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous les avez vaincus, parce que celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde» (1 Jean 4/4). Le dunamis de Dieu est présent : voilà la base de notre vision, et c’est d’abord par la foi que nous le confessons dans nos vies. Ensuite nous Le voyons se déployer parce que nous prions et que nous alignons notre volonté avec la Sienne, afin que Christ en nous ne soit pas arrêté dans ses desseins et sa volonté; car nous sommes son corps, son temple, le moyen qu’il a choisi pour parler et agir dans ce monde. Si le corps estime être au même niveau de fiabilité que la tête, il y a conflit d’intérêts et le royaume de Dieu ne peut ni venir, ni se déployer. Nous avons beau prier que son règne vienne, il ne viendra que si nous fléchissons le genou. L’entrée dans les œuvres préparées d’avance est à ce prix… parce que nous aurons vraiment cru, et que Christ sera vraiment devenu Seigneur. C’est le chemin de la foi, de la confiance qui mène à une obéissance paisible, une soumission librement consentie, qui nous fait entrer dans le statut de fils et filles de Dieu.

Le dunamis : un appel à l’excellence

C’est parce que la puissance du Saint-Esprit est devenue notre prérogative d’enfants de Dieu, que nous pouvons espérer, désirer et lutter pour marcher dans les mêmes œuvres que Jésus, et même de plus grandes. Nous devons donc apprendre à lever nos yeux vers les montagnes spirituelles élevées, et oser espérer – et même rechercher – les dons spirituels les meilleurs, comme la Bible nous y exhorte : «Recherchez l’amour (“la voie par excellence”[14]). Aspirez aussi aux dons spirituels, mais surtout à celui de prophétie» (1 Corinthiens 14/1). Ainsi, quand bien même nous n’aurions pas été équipés de dons “à grande visibilité”, nous sommes encouragés à aspirer et rechercher les dons les meilleurs, ce qui signifie que la porte de cet exaucement est ouverte à tous. Mais tous n’y parviennent pas[15].

Il faut cependant rappeler que la recherche des dons éclatants, et des ministères glorieux a détourné beaucoup d’enfants de Dieu de la simplicité. Il nous faut tous apprendre que la puissance ne se traduit pas seulement dans des actions d’éclat, dans des miracles et des prodiges qui frappent les esprits. La puissance peut s’exhaler comme un parfum[16], ou comme un murmure doux et subtil[17], dans une parole toute simple, mais puissante de vérité, dite à propos[18].

Quand le Dunamis est caché

La Bible nous dit que Jean-Baptiste est venu dans l’esprit et la puissance [dunamis] d’Elie[19]; mais où sont les miracles qui ont justement caractérisé le ministère du fameux prophète qui avait combattu la reine Jézabel ? Jean-Baptiste n’en a connu aucun. Il a même été assailli par le doute dans sa prison, dans la persécution qui l’a conduit au martyre. Et pourtant, le dunamisétait là ! Il était caché, condensé, saturant un message prophétique qui a subjugué tout un pays. Elie avait fait descendre le feu du ciel pour consumer un sacrifice, et Jean-Baptiste a quant à lui précédé, annoncé, et fait venir aussi (d’une certaine manière) un baptême de feu sur la terre (Jésus, et Son Esprit répandu à la Pentecôte).

Autre exemple : nous n’avons pas connaissance que les ministères de Marc, Matthieu ou Luc aient été signalés pour leurs miracles, et pourtant la puissance est là, le dunamis de Dieu, caché peut-être derrière chaque mot écrit et rapporté, mais bien présent dans le travail qu’ils ont eu à cœur d’accomplir pour leur Seigneur, et dont leurs frères dans la foi bénéficient depuis 20 siècles. La puissance de Dieu agit parfois aussi à retardement.

Les multiples expressions du Dunamis de Dieu se voient également dans la foi des disciples, de manières très diverses, tantôt visibles, tantôt invisibles : «Par la foi [une foi animée par le dunamis de Dieu], ils vainquirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent des promesses, fermèrent la gueule des lions, éteignirent la puissance du feu, échappèrent au tranchant de l’épée, guérirent de leurs maladies, furent vaillants à la guerre, mirent en fuite des armées étrangères. Des femmes recouvrèrent leurs morts …» (Hébreux 11). Ces choses ne se sont pas produites par leur foi humaine, ni par leurs forces. Le dunamis était là, incontestablement, derrière la foi qui appelle les choses qui ne sont pas comme si elles étaient[20].

Le dunamis est en action dans la vie quotidienne d’un enfant de Dieu, sans que le mot dunamis soit forcément employé :

«De même aussi l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables» (Romains 8/26)

«Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez» (Galates 5/17).

«Ou pensez-vous que l’écriture parle en vain ? L’Esprit qui demeure en nous, désire-t-il avec envie? » (Jacques 4/5).

«Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse» (2 Timothée 1/7).

Avertissements à propos du dunamis

Il est malheureusement possible d’ignorer que le dunamis de Dieu, la présence surnaturelle de l’Esprit Saint, est avec nous, au point de douter de la faveur de Dieu ou de ne pas discerner les forces en actions dans nos vies. En effet, malgré les enseignements parfaitement scripturaires et inspirés que les Corinthiens avaient reçu, il ne semblaient pas conscients d’une réalité spirituelle importante à propos du dunamis :

1 Corinthiens 3/16 : «Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous? »

1 Corinthiens 6/19 : «Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ? »

Ils ne se conduisaient pas d’une manière digne de leur appel, c’est-à-dire qui tienne compte d’une réalité spirituelle pas toujours visible : la présence du dunamis, de l’Esprit de Dieu en eux, dans leur esprit, mais aussi dans leurs corps. Et bien que ces croyants aient constaté beaucoup de démonstrations spirituelles au milieu d’eux, leur comportement peinait à changer. Comme les hébreux dans le désert, qui, ayant vu les grands prodiges de Dieu en Égypte, murmuraient encore en disant : «L’Eternel est-il au milieu de nous, ou n’y est-il pas ?»[21]. Ces choses prouvent que nous avons besoin d’adopter une vision inspirée, malgré l’absence de certaines sensations ou démonstrations visibles. Et que la présence de la puissance de Dieu – le dunamis – peut être négligée, mal interprétée, ce qui est le fruit d’un travail spirituel émanant de l’ennemi. Nous ne devons ni écouter, ni croire les mensonges, mais la vérité.

Second avertissement: l’apôtre Paul explique à Timothée que ce dernier a reçu un don de Dieu[22] et que cette puissance doit être entretenue, voire ranimée, car tout don qui n’est pas exercé perdra sa force pour finir par s’éteindre complètement. C’est une pensée importante, car nous sommes tous appelés à entretenir et à valoriser, d’une certaine manière, par un exercice volontaire et persévérant[23], le ou les dons (venant du dunamis de Dieu) que nous avons reçu. En effet, nous savons par les paraboles des mines[24] et des talents[25] que nous devrons rendre à Dieu davantage que ce qu’il nous a confié (ne serait-ce que le don de la foi), faute de quoi on nous prendra ce que nous pensons avoir. C’est une pensée que nous ne devons pas traiter à la légère.

Par une autre interpellation à un autre frère en Christ, nous comprenons que Paul entend insister auprès de ceux qui ont reçu le dunamis de Dieu : “… et dites à Archippe : Prends garde au service que tu as reçu dans le Seigneur, afin que tu l’accomplisses” (Colossiens 4/17).

C’est grâce à la présence du dunamis dans nos vies (par la foi, grâce à l’opération de Dieu) et par l’exercice de ce dunamis (par la mise en œuvre de la foi, qui nous incombe) que l’entrée dans le royaume de Dieu nous est richement donnée[26].

Troisième avertissement : le dunamis de Dieu – le don, le ministère, les opérations – peuvent devenir un moyen de séduction qui peut parasiter (et détruire) la relation avec Dieu. Trois exemples peuvent être invoqués:

- celui de satan «Ton coeur s’est élevé à cause de ta beauté, tu as corrompu ta sagesse par ton éclat»  (Ezéchiel 28/17);  cet ange supérieur a détourné vers lui-même la gloire dont il était le canal et d’administrateur.

- celui du roi Salomon, qui commence son règne porté par le dunamis de Dieu et qui l’achève dans le compromis, n’ayant pas tenu fermement [27] les éléments de sa foi; son élévation a produit une confiance excessive en lui-même.  et qui néanmoins ne seront pas reconnus par Christ [28]. Le dunamis – la puissance de l’Esprit – aura fait partie de leur vie et de leur service, mais un élément essentiel sera trouvé manquant. C’est un sujet de méditation important.  Le centre de gravité céleste se déplace vers le terrestre.

- celui des serviteurs de la maison de la foi, qui, lors du jugement, auront accompli beaucoup de miracles au nom du Seigneur, et qui néanmoins ne seront pas reconnus par Christ (Matthieu 7/22).  Le dunamis – la puissance de l’Esprit aura fait partie de leur vie et de leur service, mais un élément essentiel sera trouvé manquant. C’est un sujet de méditation important. Le dunamis est devenu un moyen d’accomplir leur service, ce qui constitue le signe du déplacement du centre divin vers l’humain – la définition de la religion. Dans le monde spirituel, Dieu demeure le Centre, Il demeure le Moyen (par le dunamis), et c’est l’homme qui devient (et demeure) le canal.

Une exemple important qui donne naissance à un principe spirituel esssentiel

À contrario, dans la lettre à l’église de Philadelphie, le Seigneur dit : «Je connais tes oeuvres. Voici, parce que tu as peu de puissance, et que tu as gardé ma parole, et que tu n’as pas renié mon nom, j’ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer». Ici, la puissance qui accompagne la vie du disciple semble avoir fait défaut, mais la persévérance et la foi (3/10) sont reconnues. Le dunamis est présent, mais les prodiges et miracles semblent absents. Nous pouvons en déduire que l’absence de puissance n’est pas disqualifiante, et que la présence de la puissance ne rend pas forcément éligible.

Conclusion

La puissance – le dunamis – que Dieu veut voir s’exprimer dans nos vies, et au travers de nos vies, c’est Christ en nous, l’espérance de la gloire[29]. Cela concerne autant l’installation de la vérité dans notre homme intérieur[30] que dans notre homme extérieur, celui qui apparaît dans le témoignage visible. Cette puissance travaille autant pour l’entrée de Jésus dans Ses droits de Seigneur sur nous-mêmes, que pour nous faire participer à son plan en tant que Son témoignage sur cette terre. Notre combat personnel se décline donc sur plusieurs fronts. Nous ne devons pas attendre qu’un domaine soit réglé avant d’entrer dans un autre : certains pensent devoir parvenir à la perfection en eux-mêmes avant de s’engager dans un service pour les autres. Mais Dieu travaille nos cœurs dans tous les domaines en même temps. Et nous sommes assurés, par la foi en Lui, que partout, sur tous les théâtres d’opérations, Dieu s’est engagé pour nous fournir l’Esprit et la puissance[31], premièrement pour Le reconnaître dans toute sa gloire, son autorité et sa seigneurie, et ensuite pour nous voir nous-mêmes tels que nous sommes dans l’Homme; puis pour nous voir tels que nous sommes en Christ, et enfin pour marcher en Lui, afin d’être amenés entièrement à Sa ressemblance. Le serviteur ne sera pas épargné des choses que le maître a souffertes[32]. C’est un sujet de joie[33] et non de peur, c’est un poids éternel de gloire qui doit produire en nous les mêmes sentiments qui étaient en Jésus-Christ[34].

«Or, à celui qui peut faire infiniment plus que tout ce que nous demandons ou pensons, selon la puissance qui opère en nous, à lui gloire dans l’assemblée dans le Christ Jésus, pour toutes les générations du siècle des siècles ! Amen» (Ephésiens 3/20, 21).

Jérôme Prekel©Le Sarment 


[1] La foi est suscitée par Christ : Jean 6/44 : «Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire» et Jean 12/32 : «Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi». Et la foi en Christ est amenée à la perfection par Christ : Hébreux 12/1 :«Ayant les regards sur Jésus, qui suscite la foi et la mène à la perfection»

[2] Ézéchiel 36/26 : «Je vous donnerai un coeur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau; j’ôterai de votre corps le coeur de pierre, et je vous donnerai un coeur de chair».

[3] Joël 2/28 : «Et il arrivera, après cela, que je répandrai mon Esprit sur toute chair, et vos fils et vos filles prophétiseront, vos vieillards songeront des songes, vos jeunes hommes verront des visions; et aussi sur les serviteurs et sur les servantes, en ces jours-là, je répandrai mon Esprit». Il faut comprendre cette prophétie comme étant un accès ouvert à la sainteté et à la puissance de Dieu pour tous ceux qui croient et qui se repentent. Chaque homme, virtuellement, devient éligible à l’onction du Saint-Esprit, qui était réservée à quelques individus (prophètes, rois, castes sacerdotales). Cette onction devient partageable, à cause du fait que Dieu, qui était en Christ, a réconcilié le monde avec Lui-Même (2 Cor. 5/19). Le prix de la réconciliation – la mort du coupable – est payé, Dieu se donnant pour ainsi dire le droit, la liberté, le pouvoir, de répandre son Esprit sur toute chair, qu’elle soit juive ou non-juive.

[4] Jean 10/10 : «moi, je suis venu afin qu’elles aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance».

[5] 2 Corinthiens 1/21, 22 : «Et celui qui nous affermit avec vous en Christ, et qui nous a oints, c’est Dieu, lequel nous a aussi marqués d’un sceau et a mis dans nos coeurs les arrhes de l’Esprit» et Ephésiens 1/13 : «En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Evangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis».

[6] 1 Corinthiens 3/11 à 15 : «Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ. Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’oeuvre de chacun sera manifestée; car le jour la fera connaître, parce qu’elle se révèlera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu’est l’oeuvre de chacun. Si l’oeuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense. Si l’oeuvre de quelqu’un est consumée, il perdra sa récompense; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu».

[7] 1 Corinthiens 14/1 : «Poursuivez l’amour, et désirez avec ardeur les dons spirituels, mais surtout de prophétiser».

1 Corinthiens 12/31 : «Aspirez aux dons les meilleurs».

[8] Philippiens 2/13

[9] 2 Corinthiens 5/20 : «Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous; nous vous en supplions au nom de Christ: Soyez réconciliés avec Dieu! »

[10] Martyrs : ceux qui après l’ exemple de Christ ont prouvé la force et l’authenticité de leur foi en Lui en supportant une mort violente (34 emplois dans le Nouveau Testament).

[12] Matthieu 20/16 : «Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers les derniers, car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus». Matthieu 22/14 : «Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus».

[13] Matthieu 24/45 : «Qui est donc le serviteur fidèle et prudent, que son maître a établi sur tous ses serviteurs, pour leur donner la nourriture dans le temps qu’il faut? Bienheureux est ce serviteur que son maître en arrivant trouvera agir de cette manière. En vérité je vous dis, qu’il l’établira sur tous ses biens. Mais si c’est un méchant serviteur, qui dise en soi-même : mon maître tarde à venir; Et qu’il se mette à battre ses compagnons de service, et à manger et à boire avec les ivrognes; Le maître de ce serviteur viendra au jour qu’il ne l’attend point, et à l’heure qu’il ne sait point. Et il le séparera, et le mettra au rang des hypocrites; là il y aura des pleurs et des grincements de dents».

[14] 1 Corinthiens 12/31

[15] Matthieu 11/12 : «Depuis le temps de Jean-Baptiste jusqu’à présent, le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s’en emparent».

[16] 2 Corinthiens 2/15 : «Nous sommes, en effet, pour Dieu la bonne odeur de Christ, parmi ceux qui sont sauvés et parmi ceux qui périssent: aux uns, une odeur de mort, donnant la mort; aux autres, une odeur de vie, donnant la vie».

[17] 1 Rois 19/12 : «Et après le tremblement de terre, du feu: l’Éternel n’était pas dans le feu. Et après le feu, une voix douce, subtile».

[18] Proverbes 25/11 : «Comme des pommes d’or sur des ciselures d’argent, Ainsi est une parole dite à propos».

[19] Luc 1/17

[20] Romains 4/17 : «Dieu, qui donne la vie aux morts, et qui appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient».

[21] Exode 17/7 : «Il donna à ce lieu le nom de Massa et Meriba, parce que les enfants d’Israël avaient contesté, et parce qu’ils avaient tenté l’Eternel, en disant: L’Eternel est-il au milieu de nous, ou n’y est-il pas ? »

[22] 2 Timothée 1/6 : «C’est pourquoi je t’exhorte à ranimer le don de Dieu que tu as reçu par l’imposition de mes mains».

[23] 1 Timothée 4/7 : «exerce-toi toi-même à la piété: car l’exercice corporel est utile à peu de chose, mais la piété est utile à toutes choses, ayant la promesse de la vie présente et de la vie qui est à venir».

[24] Luc 19

[25] Matthieu 25

[26] 2 Pierre 1/3 à 11 : «Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu, lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise, à cause de cela même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la science, à la science la tempérance, à la tempérance la patience, à la patience la piété, à la piété l’amour fraternel, à l’amour fraternel la charité. Car si ces choses sont en vous, et y sont avec abondance, elles ne vous laisseront point oisifs ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ. Mais celui en qui ces choses ne sont point est aveugle, il ne voit pas de loin, et il a mis en oubli la purification de ses anciens péchés.C’est pourquoi, frères, appliquez-vous d’autant plus à affermir votre vocation et votre élection; car, en faisant cela, vous ne broncherez jamais.C’est ainsi, en effet, que l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ vous sera pleinement accordée».

 

[27] Hébreux 3/14 : «Car nous sommes devenus participants de Christ, pourvu que nous retenions fermement jusqu’à la fin l’assurance que nous avions au commencement» et Hébreux 2/1 : «C’est pourquoi nous devons d’autant plus nous attacher aux choses que nous avons entendues, de peur que nous ne soyons emportés loin d’elles».

[28] Matthieu 7/22 : «Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom? »

[29] Colossiens 1/27

[30] Psaume 51/6 : «Voici, tu veux la vérité dans l’homme intérieur, et tu me feras comprendre la sagesse dans le secret de mon coeur».

[31] Galates 3/5 : «Celui qui vous accorde (fournit) l’Esprit, et qui opère des miracles parmi vous …»

[32] Jean 13/16 : «En vérité, en vérité, je vous le dis, le serviteur n’est pas plus grand que son seigneur, ni l’apôtre plus grand que celui qui l’a envoyé».

[33] Jacques 1/2 : «Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son oeuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien».

[34] Philippiens 2/5 à 8 : «Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix».

 

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