Témoignage de Paul Blomme.
NĂ© de nouveau !
Paul Blomme est un ancien Jésuite converti à Jésus-Christ. Il a vécu de 1919 à 2001. Nous avons déjà publié l'ouvrage qu'il a écrit sur la croix (LO37). Nous publions à présent le témoignage qu'il a écrit sur sa vie et sa conversion.
Qui arrivera Ă
comprendre cela ? Aucun cerveau humain, aucune machine électronique, aussi
sophistiquée soit-elle, ne pourra jamais en donner l’explication.
L'apĂ´tre Paul, dans
son épître aux Corinthiens 2 : 29, dit : "Mais, comme il est
écrit, ce sont des choses que l’œil n’a point vues, que l’oreille n’a point
entendues, et qui ne sont point montées au cœur de l’homme, des choses que Dieu
a préparées pour ceux qui l’aiment."
L’apôtre Jean, dans
son 3e chapitre, nous rapporte un entretien de Jésus avec un chef d’église du
nom de Nicodème. Jésus lui dit : "En vérité, en vérité je te le dis,
si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu."
Nicodème, membre du
sanhédrin, donc prêtre savant et haut placé dans le gouvernement religieux,
malgré son haut niveau intellectuel, n’en comprenait absolument rien, à en
juger par la réponse qu’il donna au Seigneur. Mais, de ce fait, Jésus aurait-il
inventé et ordonné aussi solennellement quelque chose d’irréalisable ?
Inexplicable, oui, mais non irréalisable. Incompréhensible pour toute chair humaine,
mais accessible Ă tout homme acceptant la sagesse de Dieu.
Comment le cerveau de
l’homme, enfermé dans sa boîte crânienne, et pesant quelques centaines de
grammes, peut-il pénétrer dans l’Esprit de Dieu qui créa tout l’univers ?
Toutes les intelligences du monde réunies ne pourront jamais théoriser la
nouvelle naissance.
Selon le chapitre 11
de l’Evangile de Mathieu, au verset 25, "ces choses sont cachées aux sages
et aux intelligents, mais révélées aux enfants", et l’apôtre Jean nous dit
dans son premier chapitre que "tous ceux qui ont accepté la lumière sont
devenus enfants de Dieu."
Quelqu’un demanda au
grand prédicateur du siècle dernier, Wesley, pourquoi il prêchait toujours sur
la nouvelle naissance. Le saint homme répondit : "Parce qu'il vous
faut naître de nouveau."
Dieu a dressé un
obstacle infranchissable et hermétiquement clos à tout raisonneur scientifique,
fût-il le plus grand savant, fût-il mathématicien, académicien ou religieux.
La nouvelle naissance
est une expérience et non une science. C’est voulant "scientifier" la
Parole de Dieu au jardin d’Eden, que toute l’humanité a été perdue.
Si le mur de la
nouvelle naissance, limitant implacablement le pouvoir de l’homme, en interdit
l’accès aux grands de ce monde, il n’en est pas de mĂŞme pour les humbles, Ă
l’intention desquels Dieu a prévu une porte étroite. Mais le seuil de cette
porte est seulement franchissable lorsqu’une autre porte, celle du monde, a été
solidement verrouillée derrière soi.
Une foule très
nombreuse se trouve comme enracinée sur le seuil de la nouvelle naissance,
s’agrippant désespérément à cette porte qui ne veut pas s’ouvrir. Ils ne
peuvent franchir le seuil, étant trop chargés du fardeau de leur religion
héréditaire, de la crainte de perdre leur renommée, de la crainte de leur
avenir terrestre, de la crainte de décevoir leur monde ou leur église, de la
crainte d’un échec quant à leurs ambitions. En un mot, ils ne veulent pas
fermer la porte du monde derrière eux.
Si, dans un grand
immeuble tour, quelqu’un a laissé la porte de l'ascenseur ouverte, les autres
usagers resteront sur le palier. Tel le jeune homme riche de l’évangile de
Mathieu, au chapitre 19, retournant tristement vers ses biens, ainsi ces âmes
restent dans une profonde tristesse mêlée d’envie, bloquées entre deux portes,
regardant d’autres âmes qui, joyeusement avec des chants d’allégresse, entrent
triomphalement par la porte étroite du Seigneur Jésus, le Christ, dans la vie
éternelle, cessant d’être une promesse, étant devenu un glorieux
accomplissement, car tout est accompli.
Par une grâce
spéciale de la part du Seigneur, et malgré mes multiples révoltes et rejets de
Son amour, par Sa sainte patience incommensurable, le Seigneur a malgré tout
voulu que je sois né de nouveau. Oui, je suis …
NE DE NOUVEAU.
De très longues
années de discipline sévère dans la religion firent de moi un athée du dernier
ressort. Les règles strictes de l’ordre des Jésuites me furent imposées à très
forte dose du matin au soir et même pendant la nuit, et ceci dès mon enfance.
Il est vrai que je
vivaisintensément les rites, les processions et les cérémonies, et je récitais
de longues prières des heures durant.
Ce furent alors ma
seule consolation et ma seule espérance dans ce monde.
Cette vie eut été
humainement acceptable s’il n’y eut d’autres pratiques allant à l’encontre et,
finalement, dans le sens opposé de mes espérances. Acceptable également, si
l’attitude générale eut été compatible avec l’enseignement. Hélas, celui-ci
laissait beaucoup à désirer !
Dans l’ordre des
choses de cette étrange vie entraient paradoxalement les pratiques normales,
des coups, des flagellations, des humiliations et l'homosexualité. Si ces
abominations sautent aux yeux de quiconque et heurtent, il n’en va pas de même
lorsqu’elles sont greffées dès la prime jeunesse. Là , elles ne se révèlent que
très vaguement et par petit peu à la fois. Voilà en quoi, dans cette éducation,
se rĂ©vĂ©la en fin de compte, dans mon esprit, le Nom de Dieu qui se rĂ©duisait Ă
cette expression : "Le Bon Dieu" ! Jésus-Christ, un Nom usé
représenté par un crucifix pendant au bout du chapelet, et tous les saints, qui
selon cet enseignement, étaient tous passés par les mêmes tribulations et qui,
en couronnement, furent canonisés et glorifiés par le chef suprême terrestre de
la chrétienté, Sa Sainteté le Pape.
Avec le recul, je me
rends compte que j’étais dans un curieux état car, en regard, je n’ignorais pas
l’Evangile, bien loin de là . Plusieurs fois par jour, j’en récitais de longs
passages ainsi que des psaumes en latin.
Le jour oĂą le
Seigneur me libéra de tout cela, je ne Lui en manifestai aucune gratitude.
C’était paradoxal ! Parce qu’au fond de moi-même, j’en avais une
indubitable connaissance ; mais j’en étais saturé au point de ne plus en
vouloir. Je me sentais très fort, m’étant affranchi de tous les liens de cet
esclavage. Je n’avais d’égard pour rien ni personne, à l’exception de ce qui
était "MOI." Il n’était plus du tout question qu’on me parle de
religion ni du "Bon Dieu." Pour moi, tout cela était bien fini,
raturé. J’étais convaincu d’en savoir plus que quiconque.
Un jour, un ami
ouvrier, qui depuis est devenu pasteur, et pour moi un ami fidèle, voulut
m’offrir un Nouveau Testament. Je lui refusai dĂ©daigneusement. Ce n’était pas Ă
moi qu’il fallait faire une telle offre. J’en étais excédé. En avais-je récité
des chapitres entiers en latin et par cœur ! Mais ce gentil camarade,
persévérant, insista, me démontrant tout l’intérêt des annotations
complémentaires dans cette édition, et je finis par consentir à accepter.
Il s’était rendu
compte de ce qu’en fait, j’ignorais la profondeur de ce que, à l’égal d’un
perroquet docile, j’avais rĂ©citĂ©, parce que c’était la règle imposĂ©e. Grâce Ă
sa sollicitude, la lecture de cet ouvrage me fit bien découvrir ce qui était
faux dans la religion, ses multiples erreurs, sans cependant pouvoir déceler le
vrai. Dès lors, il n’y avait rien à changer dans ma conduite, et mon dédain
pour la religion s’en trouva d’autant plus affermi.
Je ne puis dire que
le Nouveau Testament traduit par Louis Segond, avec annotations de F. Faivre,
que m’offrit l’ouvrier Marcel Robin, actuellement pasteur, m’apporta beaucoup
de clarté. Je me limitai à en étudier les notations concernant les erreurs
démagogiques religieuses, mais rien de plus. Il me sembla inutile d’étudier ou
de lire les Evangiles que déjà je connaissais et qui, à l’exception des
remarques aux bas des pages, me semblèrent êtres identiquement les mêmes. Dieu,
Jésus-Christ, christianisme, politique, religion, le monde, les gens, les
erreurs, tout cela se rencontrait dans le même kaléidoscope.
Ce n’est que
l’évènement du 1er juillet
1959 qui en fit crever le cylindre. C’était tellement dépourvu de tout sens
pour moi, et c’est pourquoi je fuyais le monde et m’enfermais dans ma tour
d’ivoire, solidement entouré de la muraille imprenable de mon incrédulité,
bannissant toutes les lois.
Bien des années plus
tard, j’arrivai à comprendre les erreurs de la religion et à les comparer avec
les erreurs humaines dont je faisais les frais. Libéré en 1945, ceci contre toute
espérance, du bagne nazi de Butzbach par la 9e armée américaine, malade de
dénutrition, je fus brutalement jeté en prison en rentrant au pays, étant
soupçonné d’incivisme. Selon le registre de la population, mon cadavre fut,
paraît-il, trouvé criblé de balles à l’arsenal de Toulon en août 1942, lors de
l’occupation de la France pétainiste.
Dès lors, tout me
sembla être désespérément vain et poursuite du vent, dont faisaient parties les
impérieuses TRADITIONS. Oh non, je n’en veux pas du tout à mes maîtres
éducateurs et professeurs, qui ont fait de leur mieux pour m’enseigner leur
ignorance.
Puis, peu Ă peu, vint
le moment où j’eus le sentiment qu’il devait bien exister un autre Dieu que
Celui de la religion, qu’il devait y avoir une autre vérité ; un curieux
dualisme s’installait en moi, au fur et à mesure de mes méditations.
Progressivement, j’eus le pressentiment croissant de l’opportunité de l’étude
de ce Nouveau Testament, particulièrement dans les instants où la vie glisse
vers une impasse. Effectivement, jour après jour, je me rendais compte que ma
manière de vivre m’entraînait dans des situations de plus en plus graves.
Cette lutte fut très
âpre, très longue. Elle s’étendit sur de très longues années. A chaque palier
dangereux, j’ignorais Dieu dans mes actes, mais je L’implorais simultanément
dans ce pathétique dualisme. A chaque fois le Seigneur avait quand même pitié
de moi et me sauvait par des moyens qui Lui sont propres ; mais, une fois
l’orage passé, j’oubliais mes engagements et retournais aux mêmes égarements.
Arriva ce 1er juillet 1959. Un malheur, beaucoup
plus angoissant encore que les précédents, m’accabla. Cette fois, il s’agissait
d’un drame tel qu’il ne permettait ni lueur d’aucune issue, ni aucun espoir.
Des jours et des nuits, je pleurais et hurlais ma détresse. Nul n’était à même
de me secourir. Ma situation devenait implacablement tragique. Toute tentative
de réconfort était irrévocablement inutile. Il était humainement impossible
d’entrevoir une évolution. Le suicide même n’était pas possible.
J’endurai ce calvaire
tout un mois. Finalement épuisé, vidé, en un total désarroi, convulsivement je
me jetai Ă genoux et criai Ă Dieu : "Si vraiment Tu existes,
révèle-Toi à moi ! Cette fois, définitivement, je me conformerai à TA
VOLONTE."
Et, instantanément,
le miracle se produisit. Il n’y eut pas une seconde d’intervalle. Mais ce ne
fut pas ainsi que je l’avais souhaité.
Mentalement surgit
devant moi le miroir de SA LOI. A mon effroi, j’y lus toute la liste longue,
longue, de mes multiples transgressions, révoltes et constants refus. Une
insoutenable vision hideuse fut celle de réaliser brutalement la nudité de mon
âme et soudain, mon affliction prit une tout autre forme, celle, non plus du
désespoir sans issue face aux événements, mais bien celle de ce que j’en étais,
réellement et par suite de mon infidélité envers le Seigneur, l’unique artisan,
et ceci sans complaisance. J’étais faux, hypocrite, menteur et idolâtre,
pécheur contre tous les commandements.
A ce moment, j’avais
cru avoir atteint l’extrémité de mes revers ; mais cette nette
implacabilité du miroir de ma vie me démontra qu’il y avait encore un sous-sol
que mon orgueil ne m’avait pas permis de soupçonner.
Jusqu’alors j’avais
accusé plusieurs personnes d’être la cause de mes tribulations, mais le divin
miroir me démontrait que j’étais, sans aucune excuse, moi seul et rien que
"moi seul," le véritable artisan de ce qui m’arrivait. Et ce fut bien
plus terrifiant encore lorsque, fulgurante, en esprit, m’apparut la CROIX et le
visage tuméfié, presque inhumain de Jésus, tout maculé de sang coagulé et de
poussière. Je crus défaillir lorsque retentit dans mon âme ce cri :
"Tout est accompli… Je me tiens à la porte et je frappe. N’endurcis plus
ton cœur comme lors de tes révoltes."
Sur le champ, mon
optique des faits se transforma radicalement. Pratiquement ils étaient toujours
là , au même point, mais ils avaient changé de plan. Tout à coup, c’était comme
s’ils se dissolvaient telle la neige au soleil, ou la neige qui disparaît dans
la mer. Cette transformation-là demeurera toujours incompréhensible pour moi.
C’est le secret du Seigneur. Oh alors, avec quel empressement ai-je reçu Jésus
comme mon Sauveur. Pour la première fois, j’ai compris que c’était aussi pour
moi que Jésus, le Christ, avait été sacrifié. Enfin, je comprenais que la FOI
dans le CHRIST n’était pas une religion ni une politique, mais bien une vie. Il
l’a dit LUI-MEME : "Je suis le chemin, la vérité et la vie"
(Jean 14 : 26).
Chaque mot résonna
dans mon cœur comme autant de salves de triomphe sur la mort.
Je passai de la mort
à la vie. Je ne sais combien de temps je suis resté dans l’adoration, dans la
joie, à genoux. Enfin, pour la toute première fois, je saisissais ce que Jésus
avait enduré sur la CROIX, pour moi, pour mon péché. Tous les versets y ayant
trait dans le Nouveau Testament se précipitaient dans ma mémoire en une
avalanche de lumière. Là , il n’y avait plus de cérémonial.
Chers lecteurs,
autant j'étais auparavant dans un profond désarroi, dans un insondable abîme,
autant, brusquement, je me sentais irrésistiblement propulsé vers une
indescriptible joie. Oui, de l’abîme, je m’envolais, enfin, j’étais NE DE
NOUVEAU !
Un autre changement
se produisit également. Je ne pouvais plus me taire. Il y a à présent 25 ans
depuis cette mémorable minute, qui fut tellement et radicalement décisive dans
ma vie.
Le tournant était
bien franchi et, depuis lors, je suis entièrement au service du Seigneur, mon
Maître Divin. Je ne puis plus m’empêcher de L’annoncer, de faire connaître Sa
Parole en toute occasion, favorable ou non. J’ai une telle conviction que
toujours il en restera une trace opportune dans la vie de ceux qui l’auront
ouïe, en prêchant l’Evangile de l’EXPERIENCE en langue vivante, celle de la
Pentecôte, qui n’est plus la langue morte qu’est devenu le latin. C'est le
langage de Dieu, doux comme un murmure, qui s’adresse au cœur et à l’esprit de
chacune de ses créatures, de celles qu’Il a façonnées à Son image.
A maintes reprises,
peut-ĂŞtre, avez-vous distraitement entendu la voix du Seigneur au cours de
votre terrestre route, qui peut être longue ou peut être abrégée. Oh !
chers lecteurs, ne suivez jamais l’exemple de la description pathétique de
cette page de ma vie. N’attendez pas que le sol se dérobe sous vos pas.
Plusieurs fois sans
doute, l’appel du Seigneur vous à été adressé. Vous avez répondu :
"Oui d’accord, mais pas maintenant, je n’ai pas le temps," ou
encore : "J’ai ma religion, cela me suffit." Chers amis, la FOI
est un DON de Dieu et elle n’est nullement biologique ! La FOI ne peut
être héritée. Il se peut que vous vous soyez dit : "Je ne fais de mal
à personne." C’est bien ce que, moi aussi, je m’étais dit. Mais le
Décalogue, un implacable miroir, me montra bien le contraire. Peut-être vous êtes-vous
dit également : "Que diront ma famille, mes amis, mes
voisins ?" La Bible nous démontre qu’ils sont tous dans la même
situation que vous-même, et que tous, tout comme vous, ont besoin d’être
sauvés, car "tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu."
Chers amis, maintes
fois Dieu s’est manifesté dans votre vie, souvent vous avez reçu Son message.
Soyez conscients que chaque parole que vous avez entendue est un dépôt sacré
que le Seigneur vous a confié, et dont vous demeurez responsable. Par la plume
du prophète Esaïe, au chapitre 55 : 11, Dieu dit : "Ainsi
en est-il de Ma Parole qui sort de Ma bouche ; elle ne retourne point Ă
moi sans avoir Son effet, sans avoir exécuté Ma volonté et accompli Mes
desseins."
L’appel de Jésus
s’adresse à chacun de nous personnellement. Il devient de plus en plus pressant
si nous comprenons bien l’évolution des évènements et, parfois, de ceux de
notre vie. Chers lecteurs, demandez au Seigneur cette grâce de vous accorder le
don de repentance, de cet examen sans complaisance de votre réalité, et Il vous
éclairera. Vous ressentirez alors, l’heureuse transformation, la libération des
chaînes rejetées, qui vous conduira dans la NOUVELLE NAISSANCE, lavé de toute
iniquité.
Aujourd’hui encore
cet appel s’adresse à tous, nul n’en est exclu, ni même les membres d’une
église, car il faut que vous naissiez de nouveau. Le fait d’aller régulièrement
au temple ne vous transforme pas en chrétien, comme entrer dans un garage ne
fait pas de vous une voiture. Vous qui restez désespérément sur le seuil de la
porte, priez ardemment le Seigneur qu’Il vous éclaire sur la raison de ce
blocage ; il se peut qu’un péché reste solidement accroché à votre cœur et
que vous pensez ne pas pouvoir l’abandonner. "Venez à Moi vous tous",
dit le Seigneur, "qui êtes chargés et fatigués". Peut-être y a-t-il
quelqu’un dans votre assemblée que vous ne pouvez supporter, ne l’aimant pas,
cela arrive. Il se peut que cette personne soit née de nouveau, et dans
laquelle vous cherchez des faiblesses, sans vouloir lui en parler. Avant de
déposer votre offrande allez d’abord vous réconcilier avec votre frère ou votre
sœur ; faites-lui remarquer la paille que vous voyez dans son œil,
peut-être que vous découvrirez une poutre dans votre œil, vous barrant tout
l’horizon de la vie nouvelle.
J’ai moi-même
participé à une réunion de prière où j’aperçus clairement une émanation de
haine se dégageant d’un membre de cette petite assemblée, bien que cette
personne fût de vielle souche chrétienne et un pilier dans son église. Prions
pour ces personnes, qu’elles puissent confier leur joug au Seigneur, joug qui
appesantit si lourdement leurs pas, afin qu’ils puissent prendre leur envol,
aussi légers que l’aigle, vers la vie nouvelle.
Qui que vous soyez,
quel que soit le poids de votre fardeau, venez, dit Jésus, venez à Moi. Gens
honnêtes ou brigands, le Seigneur vous appelle ; pasteur ou fidèle,
criminel derrière les barreaux ou assassin aux mains libres, venez, venez, car
Jésus a dit : "Je ne rejetterai pas celui qui vient à Moi."
Maintenant, en ce moment,
le Seigneur vous adresse une fois de plus Son appel. Maintenant, Ă nouveau, Il
frappe à la porte de votre cœur, et vous demande de pouvoir entrer. Dans cette
demande, ce n’est plus l’homme qui prie Dieu, mais, oh ! mystère
insondable, c’est Dieu qui prie l’homme ! Mais… Peut-être aussi est-ce la
dernière fois ?
Source : http://www.latrompette.net (site fermé)