Problèmes pratiques et spirituels concernant le
fonctionnement des groupes de maison.
L. D. McGriff est responsable de
l'œuvre "Antipas Ministries". Il exerce un ministère en faveur de ce
qu'il appelle "l'Eglise des derniers jours", cette Eglise fidèle qui,
selon lui, sera de plus en plus rejetée et persécutée, et qui devra revenir au
modèle biblique des églises de maisons des premiers temps. Il a publié en 2000
un livre intitulé "Apostasy and the Last Days Church" (L'apostasie et
l'Eglise des derniers jours). Cet article est la traduction des chapitres 16, 16-A
et 16-B de ce livre.
La réunion de maison. Comment la
faire ?
Ma femme, ma fille et mon beau-fils travaillent tous
les trois pour une organisation appelée "Charter School", spécialisée
dans l'école à la maison. Voulez-vous vraiment envoyer vos enfants dans une
école publique aujourd'hui ? Fait-elle vraiment un bon travail en matière
d'éducation de vos enfants ? Ou s'efforce-t-elle simplement de fermer le
couvercle sur tous les problèmes ? Chez nous, en Californie, les gens
reviennent de plus en plus aux sources. Les parents reprennent de plus en plus
la responsabilité de l'éducation de leurs enfants. Si les parents reprennent en
mains l'éducation de leurs enfants, c'est parce que l'institution de
l'Education Nationale a échoué. Est-ce qu'une institution peut faire un
meilleur travail que les parents ? Si nous revenons à l'école à la maison,
pourquoi pas à l'église de maison ?
Mais, je vous l'ai déjà dit, les groupes de maison
échouent aussi souvent. Pourquoi ? Je le répète, la qualité d'une
réunion d'un groupe de maison dépend de la qualité de notre marche personnelle
et collective avec le Seigneur. Si vous vivez dans le passé, si vous
vous reposez sur des expériences qui datent de dix ans ou même du mois dernier,
votre réveil va être rude ! Cela peut vous paraître banal d'entendre dire
que nous avons besoin chaque jour d'une fraîche expérience de Christ, mais
c'est la vérité. Beaucoup de Chrétiens peuvent vous parler de leurs
"souvenirs de guerre" pendant des heures, et vous raconter tout ce
que le Seigneur a fait pour eux il y a des années. Mais ce qui compte, c'est ce
que le Seigneur fait aujourd'hui dans ma vie, ou cette semaine, pas ce qu'Il a
fait il y a un an ou il y a trente ans !
Ce qui est intéressant avec des groupes de maison,
c'est que personne ne peut s'y cacher. Vous êtes mis à nu. Si vos expériences
sont au point mort, votre témoignage aura l'odeur d'un cendrier rempli de
vieille cendre, dès le premier instant où vous ouvrirez votre bouche !
Pourquoi avons-nous fini par avoir des grandes églises
et des orateurs professionnels ? Parce que les Chrétiens ont commencé Ã
venir vides à leurs réunions, sans avoir quoi que ce soit à donner aux autres.
Dans une grande église, on n'a rien à faire, rien à préparer. Cela enlève toute
pression ! Nous pouvons nous y cacher, sans avoir à remédier à notre
superficialité et à notre manque de substance spirituelle. Pour en sortir, il
faut accepter d'être honnête et voir en face où nous en sommes spirituellement…
Si nous ne parvenons pas à contacter régulièrement le Seigneur dans la prière
et dans Sa Parole, si nous ne parvenons pas à faire chaque jour de nouvelles
expériences avec le Seigneur, à obtenir de fraîches révélations personnelles,
au lieu de recevoir les révélations des autres, nos réunions resteront
pitoyables, parce qu'elles ne feront que refléter la pauvreté de notre marche
avec le Seigneur.
Ce sont des choses qui n'intéressent pas la plupart
des Chrétiens, parce que nous sommes trop habitués à être des spectateurs
passifs. Certains Chrétiens paniquent rien qu'à l'idée de devoir partager
quelque chose devant les autres ! Des années d'expérience m'ont appris Ã
savoir ce qui marche et ce qui ne marche pas. Le seul moyen de faire sortir
quelqu'un de sa théorie, pour le plonger dans la réalité, c'est de le mettre
sur la sellette, au milieu d'un groupe de frères et de sœurs qui l'aiment et qui
le soutiennent, en qui il a confiance, et qui sont là pour l'aider et pas pour
le condamner. Cette dynamique ne peut être réalisée que dans le cadre de petits
groupes. Les saints ont besoin de participer de manière significative au
déroulement de chaque réunion. Le Seigneur vous demande de partager les petites
choses, les choses dont vous Lui êtes reconnaissants, les petits miracles qu'Il
accomplit pour vous, les choses qui vous montrent que vous avez de l'importance
pour Lui. Dès que tous les membres du groupe ont compris cela, ils se libèrent
de leurs réticences.
Une mauvaise réunion, en soi, cela n'existe pas. Il ne
faut en rendre responsable personne. Si la réunion est morte, c'est parce
que moi-même je n'ai aucune vie à y apporter ! Quelle a
été ma contribution ? Ai-je vraiment aidé et encouragé ceux qui étaient
déprimés et découragés ? Ai-je eu quelque chose à leur dire ? Est-ce
que j'ai prié pour eux cette semaine ? Ce qu'il y a de mieux dans une
réunion d'un groupe de maison, c'est que je ne dois m'en prendre qu'à moi-même
si cela ne va pas. C'est ce qui fait le succès ou l'échec des groupes de
maisons !
En réalité, il n'y a pas de "bonne" ou de
"mauvaise" manière de se réunir en petit groupe. Dieu n'a que faire
de nos méthodes. C'est pour cela qu'Il ne nous donne que très peu
d'instructions dans la Bible concernant ce que nous devons faire ou la manière
de le faire. Ce qu'il faut savoir, c'est ceci : "Est-ce que la
réunion a été dirigée par le Saint-Esprit ?" Y avait-il quelques
conducteurs avec assez de maturité pour sentir la direction de l'Esprit et pour
la suivre ? Encore une fois, je ne veux pas parler de manifestations extra
bibliques, de visions, de voix ou de manifestations surnaturelles, signes,
prodiges et miracles. Je veux parler de la capacité d'un petit groupe à laisser
l'Esprit de Dieu le conduire dans la prière, l'adoration et les témoignages. On
remarquera qu'il y a souvent un thème général pour une réunion, et que le
Saint-Esprit veut que tout ce qui se passe s'organise autour de ce thème, sans
que cela soit planifié, et sans programma établi. Par exemple, le Seigneur peut
nous demander de considérer Sa miséricorde, et tous les cantiques, les
témoignages, les passages de l'Ecriture et les prières se rapporteront
spontanément à ce thème.
Comparez le Saint-Esprit à un chef d'orchestre, et
chaque membre du groupe à un instrument qu'Il veut utiliser. Au cours de la
semaine qui a précédé notre réunion, Il a œuvré dans nos vies, nous a révélé Sa
Parole, et nous a fait passer par diverses expériences. A présent, dans la
réunion, Il veut que nous apportions tout cela et que nous le Lui offrions
comme "un sacrifice de bonne odeur". Cette réunion exprimera donc
l'action et l'œuvre du Seigneur dans nos vies, d'une manière fraîche et toujours
nouvelle.
Le rôle de ceux qui dirigent.
Diriger, c'est discerner dans quel sens veut aller le
Saint-Esprit. Ce n'est pas mettre en œuvre un programme préétabli, un ordre du
jour, ni conduire le groupe dans une série d'actions bien définies, ni même
citer des versets qui nous ont impressionnés il y a un certain temps. Nous nous
réunissons pour sentir dans quelle direction le Seigneur veut nous diriger.
C'est toujours "du direct" avec le Seigneur. Nous devons travailler
avec Lui en "temps réel", pour employer le jargon des informaticiens.
Notre relation avec le Seigneur doit être vivante et puissante. Elle ne doit
pas s'appuyer sur un planning ou un programme.
L'une des raisons pour lesquelles un groupe de maison
peut échouer, c'est l'absence de dirigeants mûrs. Quand je me retourne en
arrière, je constate que chaque fois que nous avions des anciens mûrs, directs,
et qui dirigeaient dans l'esprit, les réunions ne s'enlisaient pas, ou ne
partaient pas dans tous les sens, et les gens progressaient rapidement dans la
maturité. Les Chrétiens n'étaient pas simplement des oisillons qui gardent tout
le temps le bec ouvert pour être nourris ! Ils se débrouillaient très vite
tout seuls, et pouvaient apporter ce qu'ils avaient glané durant la semaine,
afin de nourrir aussi les autres. C'était le secret de leur croissance. C'est
aussi la raison pour laquelle les églises traditionnelles sont aujourd'hui
tellement atrophiées. Les gens y viennent pour être nourris, au lieu d'y venir
pour nourrir les autres.
Les anciens ne doivent jamais vouloir dominer le
groupe, ni tout faire à la place des autres pour leur faciliter la vie. Le
travail des anciens doit être d'encourager tous les autres à s'engager, Ã
s'impliquer, à mûrir, à partager et à exercer leur fonction dans le Corps. Les
anciens doivent garder le groupe dans la direction de l'Esprit, offrir leur
discernement, éviter que des "étrangers" ne viennent s'infiltrer, et
procurer un environnement propice à la croissance. Ils doivent faciliter la "formation
sur le tas", parce que chaque réunion offre de réelles possibilités de
mise en pratique. J'entends des pasteurs répéter qu'ils veulent former les
Chrétiens pour leur laisser ensuite la place, mais, pour toutes sortes de
raisons, cela ne se produit jamais. Ils n'arrêtent jamais de "former"
les Chrétiens, sans jamais leur donner l'occasion à chacun d'exercer le moindre
ministère en faveur des autres.
Tant que nous laisserons les professionnels, et ceux
qui ont des dons, conduire le spectacle, les "petits" n'auront jamais
aucune chance de grandir et de mûrir ! Je vous accorde volontiers qu'il y
a une place pour l'enseignement, mais nous semblons avoir oublié que l'Eglise
s'est très bien passée, pendant des siècles, des Institut Bibliques, des
Séminaires de Théologie, des commentaires bibliques et des "manuels"
divers. Aujourd'hui, la plupart des gens savent lire. La meilleure formation
que nous pouvons avoir nous est donnée par la Bible, par notre marche
quotidienne avec le Seigneur, et par les encouragements que nous pouvons nous
procurer mutuellement. Chacun de nous dispose déjà des dons que lui a donnés le
Seigneur. Il nous a déjà donné des pasteurs sans formation officielle, des
bergers qui ont un cœur pour les brebis, des évangélistes qui savent parler de
Christ aux autres, des enseignants, des saints qui savent exhorter, exercer
l'hospitalité, visiter les malades et aider les autres… Chaque membre du Corps
a reçu des dons pour que tout le Corps puisse être édifié. Personne n'a besoin
de diplôme, d'ordination particulière, ni d'autres choses semblables !
Pourtant, nous avons tout professionnalisé ! Nous
vivons dans une société de spécialisation. Dans cette société, ce sont ceux qui
ont une bonne éducation et une bonne formation qui obtiennent les meilleurs
emplois, et qui peuvent répondre aux exigences de ces emplois. Aujourd'hui, il
faut avoir une maîtrise ou un doctorat très spécialisé pour faire du
porte-Ã -porte ! L'Eglise a suivi le mouvement. Il vous suffit de lire le
catalogue de spécialisations proposées par le moindre Séminaire de Théologie !
Nous avons commis l'erreur supplémentaire de croire qu'il suffit que quelqu'un
ait fait de bonnes études dans un certain domaine, pour qu'il soit
automatiquement un expert en la matière ! Dans la vie chrétienne, je
dirais qu'il faut 10 % de connaissances et 90 % d'expérience !
Ce qui est réel, c'est le travail que le Seigneur a accompli dans notre vie,
pas les connaissances que nous avons apprises.
Je sais que ce que je vais vous dire est une
généralisation, et qu'il est toujours dangereux de généraliser. Mais cette
spécialisation à outrance et cette professionnalisation du Christianisme ont
renforcé la conviction qu'il doit y avoir deux catégories de Chrétiens :
les "travailleurs à plein temps", (le clergé), les seuls à être
parfaitement consacrés, et les "travailleurs à temps partiel", (les
laïcs), qui sont forcément moins consacrés. Je sais qu'il y a beaucoup
d'exceptions, mais je crois que ce que j'affirme est vrai dans l'ensemble. Cela
n'enlève rien à la valeur de tous les "professionnels" à plein temps
qui sont réellement consacrés. Car ceux qui s'engagent "à plein
temps" au service du Seigneur doivent quand même faire un certain nombre
de choses : abandonner une carrière dans le monde, s'inscrire dans une
Ecole Biblique ou un Séminaire de Théologie pour y suivre une formation, et
prouver ensuite leur consécration en acceptant des postes bien moins payés que
ceux qu'ils auraient pu avoir dans le monde. En outre, la plupart des
Chrétiens, de manière hypocrite, trouvent normal que les "professionnels Ã
plein temps" dans l'Eglise aient un train de vie bien moins élevé que le
leur ! Certes, il y a toujours un petit nombre de "laïcs" très
consacrés et engagés, mais la plupart ne sont que de simples spectateurs. Les
églises traditionnelles vérifient le vieil adage : "Les riches
deviennent toujours plus riches, et les pauvres toujours plus
pauvres" ! Ceux qui s'engagent le plus sont ceux qui sont les plus bénis !
Si quelqu'un est "sur la sellette" chaque semaine, il est condamné Ã
produire, et cela le fait grandir dans le Seigneur. Il faut donc que tous aient
des occasions valables de participer à la vie d'église, pour que tous puissent
grandir !
Les Séminaires de Théologie et les Ecoles Bibliques
n'ont rien à faire dans le plan du Seigneur. Comme le disait récemment un
frère, il a suffi de trois ans et demi pour que de simples pêcheurs deviennent
des apôtres. Les fonctions de pasteur, d'enseignant ou d'évangéliste ne
devraient aucunement dépendre de notre éducation et de notre formation, mais
uniquement de l'œuvre de Dieu dans notre vie. Dieu donne des dons à tous Ses
saints dans le Corps de Christ. Tout le monde remarque ceux qui ont reçu un appel
d'enseignant, de prophète ou d'évangéliste. Nous avons tous besoin d'étudier et
d'être fondés sur la Parole, mais nous n'avons pas besoin de passer des années
dans un Institut Biblique ou un Séminaire de Théologie. Nous avons surtout
besoin d'avoir notre vie et nos expériences fondées sur le Seigneur, et pas
seulement sur nos connaissances. Tout le monde remarque ceux qui ont réellement
un esprit de service. Vous n'avez pas besoin d'un doctorat pour être capable
d'exercer un ministère, d'enseigner ou d'évangéliser, mais vous avez besoin
d'une vie revêtue de l'onction et de la puissance du Seigneur.
Y a-t-il une place pour des
"ouvriers" salariés à plein temps ?
Je ne vois pas pourquoi un Chrétien, quelle que soit
sa formation, ne pourrait pas servir Dieu comme salarié à plein temps, s'il se
sent appelé à cela, et si d'autres Chrétiens acceptent de le prendre
financièrement en charge. Toutefois, il y aurait un problème si un tel
"ouvrier" salarié à plein temps restait simple membre d'une église de
maison. Le but de cet ouvrier à plein temps devrait être de créer de nouveaux
groupes de maison, et de former les conducteurs de ces groupes. S'il se contente
d'être le "petit pasteur" d'un groupe de maison, il est probable
qu'il finira par le dominer, et que tous auront tendance à en référer
constamment à lui. Il pourrait donc développer une emprise financière et un
pouvoir personnel, qui finiraient par reproduire les mêmes effets pervers que
dans une église traditionnelle (c'est-à -dire que l'ouvrier devrait satisfaire
les désirs du groupe, ou être renvoyé). Il n'y a rien de mal à soutenir
financièrement un ouvrier dans le champ du Seigneur (ou une ouvrière), que ce
soit pour évangéliser des enfants ou des jeunes, partir comme missionnaire,
implanter des églises, s'occuper de prisonniers, ou exercer un ministère
prophétique au bénéfice de l'église des derniers jours. Il peut même y avoir
des apôtres qui vont de ville en ville pour encourager et édifier le peuple de
Dieu, et leur communiquer une vision de la part du Seigneur. Au moins, ce sera
de l'argent qui servira à soutenir des ministères, et pas à construire des
bâtiments ou à financer des programmes humains.
Certains Chrétiens de groupes de maisons ont tellement
pris le contre-pied des églises traditionnelles, qu'ils ne veulent plus
entendre parler de ministères payés à plein temps. Mais c'est une position
égoïste et à courte vue. Il est certain que le travail ne manque pas, et je ne
vois rien de mal à salarier quelqu'un à plein temps. Des groupes de dix
familles, par exemple, pourraient à tour de rôle soutenir un ouvrier à plein
temps. Il faudrait seulement veiller à ce que ces ouvriers à plein temps ne finissent
pas par constituer un clergé, mais qu'ils se consacrent à l'évangélisation, Ã
la création de nouveaux groupes, à la formation de responsables, etc…
Manifestement, nous ne voulons plus revenir aux abus des églises
traditionnelles, même sur une petite échelle ! Toutefois, comme les temps
deviennent de plus en plus durs, il se peut tout simplement qu'un membre du
groupe ne parvienne pas à trouver du travail, et que les autres soient amenés Ã
le soutenir financièrement. Il y a donc beaucoup de choses à faire dans ce
domaine.
Croyez-vous qu'un groupe de
maison n'est pas une église ?
Certains pasteurs veulent bien créer des groupes de
maison qui dépendent de leur église, par exemple pour des études bibliques,
mais affirment qu'un groupe de maison autonome ne constitue pas une église. Ils
prétendent par exemple que ces groupes ne bénéficient pas de tous les
ministères, qu'une église est tout autre chose qu'un groupe de maison, et que
ceux qui font partie d'un groupe de maison n'atteindront jamais la pleine
maturité. Ils utilisent certains versets pour tenter de prouver qu'un groupe de
maison ne peut pas être une église, même si Jésus a dit que quand deux ou trois
sont réunis en Son nom, Il était au milieu d'eux. Nous sommes d'accord que
Jésus, dans ce verset, ne parlait pas d'une église, mais donnait une simple
promesse d'exaucement de prière quand deux ou trois sont unis dans le cœur.
Tous ces arguments ne sont donc pas valables, et
contredisent aussi toute l'Histoire de l'Eglise. Certes, une simple réunion de
prière ou d'étude biblique ne constitue pas en soi un groupe de maison. Nous
devons définir le groupe de maison dans un contexte beaucoup plus large. Nous
pourrions examiner ce que la Bible dit sur l'Eglise primitive. Il est vrai que
les apôtres ont commencé par aller dans les synagogues pour y prêcher
l'Evangile, mais c'était pour toucher des Juifs. Il n'a d'ailleurs pas fallu
longtemps pour qu'ils soient expulsés de ces synagogues. Qu'ont-ils donc
fait ? C'est simple ! Des groupes de maison ! Même quand ils ont
évangélisé les Gentils, ils ont toujours constitué ensuite des groupes de
maison.
"Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui
d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils
étaient assis" (Actes 2 :2).
"Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au
temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur
nourriture avec joie et simplicité de cœur" (Actes 2 :46).
"Après avoir réfléchi, il se dirigea vers
la maison de Marie, mère de Jean, surnommé Marc, où beaucoup
de personnes étaient réunies et priaient" (Actes 12 :12).
"Les ayant conduits dans son logement,
il leur servit à manger, et il se réjouit avec toute sa famille de ce qu'il
avait cru en Dieu" (Actes 16 :34).
"Quand ils furent sortis de la prison, ils
entrèrent chez Lydie, et, après avoir vu et exhorté les frères, ils
partirent" (Actes 16 :40).
"Vous savez que je n'ai rien caché de ce qui vous
était utile, et que je n'ai pas craint de vous prêcher et de vous enseigner
publiquement et dans les maisons" (Actes 20 :20).
"Saluez aussi l'Eglise qui est dans leur maison"
(Romains 16 :5).
"Les Eglises d'Asie vous saluent. Aquilas et
Priscille, avec l'Eglise qui est dans leur maison, vous saluent
beaucoup dans le Seigneur" (1 Cor. 16 :19).
"Saluez les frères qui sont à Laodicée, et
Nymphas, et l'Eglise qui est dans sa maison" (Col.
4 :15).
"Paul, prisonnier de Jésus-Christ, et le frère
Timothée, à Philémon, notre bien-aimé et notre compagnon d'œuvre, à la sœur
Apphia, à Archippe, notre compagnon de combat, et à l'Eglise qui est dans
ta maison" (Philémon 1-2).
Quand les églises se sont installées dans des
bâtiments, elles ont eu recours à des "prêtres" professionnels Ã
plein temps. Par la suite, quand l'Eglise est devenue une institution
officielle, suite à la conversion de l'Empereur Constantin, ce fut une
obligation de se réunir dans des bâtiments spéciaux. Non seulement ce fut la
fin de toute spontanéité, mais ce fut aussi la fin de la "prêtrise"
universelle de tous les Chrétiens. Cette prêtrise ne sera jamais exercée Ã
nouveau, tant que l'Eglise ne sortira pas de ses bâtiments pour revenir aux
maisons, tant qu'elle ne se dégagera pas des mains des professionnels pour
revenir au ministère généralisé et mutuel de tous les Chrétiens.
En outre, si vous prétendez qu'un groupe de maison ne
constitue pas une "vraie" église, que pensez-vous de l'Eglise en
Chine, qui se réunit presque exclusivement dans des maisons, et qui compte
aujourd'hui une centaine de millions de membres, malgré le régime
communiste ? Pouvez-vous soutenir que ces groupes de maisons ne sont pas
des églises ? Certains ecclésiastiques soutiennent que toute église doit
avoir en son sein les cinq ministères (apôtres, prophètes, évangélistes,
pasteurs et docteurs), et qu'elle doit encore avoir telle ou telle autre
caractéristique. Ils s'efforcent de donner mille et une raisons pour justifier
leur position. Mais il n'y a aucune raison de penser que 20 Chrétiens qui se
réunissent dans une maison ne constituent pas une église, tout autant (et même
plus) qu'une "église" de 2.000 membres ! Une église est un
groupe de Chrétiens, et n'a rien à faire avec les organisations, les bâtiments,
les titres ou la taille. Un petit groupe répondra bien mieux aux besoins des saints
qu'un grand groupe anonyme.
Certains pasteurs affirment qu'ils sont en train de
former des ministères, mais cette formation ne finit jamais ! Ils
n'arrêtent jamais de former ces ministères ! L'occasion de devenir autre
chose qu'un auditeur n'est qu'une promesse creuse, qui ne se réalise jamais, Ã
moins que le pasteur ne soit mis au chômage ! Les Chrétiens apprennent en
agissant, pas en restant assis à écouter des sermons ! Un bébé n'apprendra
jamais à marcher en écoutant des sermons sur l'art de marcher ! Non !
Il va commencer à ramper. Il va se mettre debout en s'accrochant à un meuble,
va se lancer en hésitant, va tomber beaucoup au début, mais finira par
marcher ! C'est en faisant qu'il apprend. Dieu a déjà donné des dons à Son
Eglise. Mais les membres du Corps n'apprennent jamais à exercer ces dons, parce
qu'ils n'en ont jamais l'occasion. Récemment, un pasteur a demandé aux membres
de son assemblée depuis combien de temps ils étaient convertis. Plus de la
moitié d'entre eux l'étaient depuis plus de vingt ans. Que font donc encore dans
cette église tous ceux qui sont toujours là , assis, à écouter les mêmes vieux
messages depuis vingt ans ! Ce n'est pas à l'honneur de ce pasteur !
Si vous êtes un expert en pelouses, en qualité de
l'eau, en oiseaux, que sais-je, est-ce que cela vous intéresserait d'écouter
toujours les mêmes conférences, semaine après semaine ? C'est pourtant
exactement cela que font les Chrétiens ! Mais s'ils disent qu'ils en ont
assez d'écouter sans cesse les mêmes choses, jusqu'à en avoir la nausée, on les
accuse d'être charnels et rebelles ! Qu'est-ce qui peut donc pousser des
gens à revenir s'asseoir sur les mêmes chaises pour entendre sans cesse les
mêmes messages ? Un jour, un pasteur, dans un moment de candeur, a dit Ã
son assemblée que si c'était lui qui devait venir écouter un pasteur chaque
semaine, il deviendrait fou ! Est-ce cela, la vraie vie d'église ? La
Bible est pourtant très claire, les membres du Corps ne seront en bonne santé
que si "tout le corps, bien coordonné et formant un solide assemblage,
tire son accroissement selon la force qui convient à chacune de ses parties, et
s'édifie lui-même dans la charité" (Ephésiens 4 :16). J'en conclus
que chaque membre doit fournir la vie de Christ aux autres membres !
Pourquoi une maison ?
Les 58 exhortations contenues dans le Nouveau
Testament sur le fait de se réunir entre Chrétiens ne pourraient pas être mises
en pratique dans un autre environnement que les réunions de maisons. La maison
représente un environnement beaucoup plus naturel et simple que celui des
bâtiments de beaucoup d'églises traditionnelles aux vastes dimensions et aux
décorations souvent somptueuses. Les bâtiments d'église inspirent souvent la
solennité et une fausse "crainte de Dieu", et ne favorisent certainement
pas une atmosphère de spontanéité et de liberté dans la communion fraternelle.
Ils sont centrés sur une estrade et un pupitre, devant lesquels sont alignés
tous les sièges. La fonction découle toujours de la forme. Un immeuble stérile
ne peut produire que des réunions stériles. L'environnement chaud et
accueillant d'une maison produit la vie.
J'aimerais citer un autre passage du livre de Frank
Viola :
"Les églises de maisons ont sans doute représenté
la forme la plus commune d'organisation sociale des Chrétiens, dans toute
l'histoire de l'Eglise… Malgré tout ce que nous pourrions penser, si nous
regardons à l'apparence, des centaines de milliers d'églises de maison existent
aujourd'hui en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, en Europe, en Chine, en
Australie, en Europe de l'Est et dans bien d'autres endroits du monde. En un
sens, elles constituent une Eglise souterraine, qui représente un
courant caché de l'histoire de l'Eglise. Mais, bien qu'elle soient cachées, et
qu'elles ne soient pas la forme culturellement dominante dans beaucoup
d'endroits, ces églises de maisons regroupent le plus grand nombre de Chrétiens
dans le monde entier… Le Nouveau Testament nous enseigne que l'église est une
communauté, dont tous les membres ont reçu des dons divers et des ministères.
L'Eglise, telle qu'elle est décrite par l'Ecriture, est une nouvelle réalité
sociale qui incarne l'amour et la compassion du Seigneur Jésus Lui-même. C'est
notre appel le plus élevé. Pourtant, en fait, l'Eglise trahit souvent cet
appel. Les églises de maison permettent d'éviter cette trahison et ce paradoxe.
Une petite communauté intime encourage le respect mutuel, la responsabilité
mutuelle, la soumission mutuelle, et le ministère mutuel. La nature même des
églises de maisons stimule le sens de l'égalité et de la valeur de tous, bien
que cela ne garantisse pas toujours la marche par l'esprit, comme nous le voyons
dans le cas des Corinthiens… Dans une église de maison, l'égalité de tous et le
ministère mutuel ne résultent pas d'un programme établi ni d'un processus
éducatif. C'est la forme même de l'église de maison qui produit ces qualités.
Car, dans une église de maison, chacun est reconnu et apprécié. Chacun y a sa
place, par définition. L'église de maison procure un environnement de service
et d'encouragement mutuels, qui tend à développer une grande variété de dons et
de ministères. Le Nouveau Testament nous enseigne que tous les Chrétiens sont
des prêtres et des sacrificateurs et que tous ont des dons spirituels. Ces
principes spirituels s'appliquent naturellement dans le contexte informel des
églises de maison… Les églises de maisons sont révolutionnaires en ce sens
qu'elles incarnent l'enseignement radical que tous ont reçu des dons et que
tous sont serviteurs de Dieu. Elles sont une source d'espoir pour la guérison
du Corps de Christ et sa libération de certaines de ses pires hérésies,
notamment de celles qui consistent à dire que certains Chrétiens ont plus de
valeur que d'autres, que seuls certains Chrétiens peuvent avoir un ministère,
ou que les dons de l'Esprit ne sont plus pour notre époque. On ne peut éliminer
ces hérésies en théorie seulement. On doit des éliminer en pratique. Il faut
pour cela changer l'organisation sociale de l'Eglise" (Howard Snyder,
"Why House Churches Today" (Pourquoi des églises de maison
aujourd'hui), cité par Frank Viola, "The New Wineskin" (Des outres
neuves), pages 13-14).
En ce qui concerne l'autorité.
Nous avons besoin de démystifier les fonctions
d'ancien ou de diacre. Leurs qualifications sont données dans Tite 1 :6-9
et 2 Timothée 5 :1-7. Les anciens peuvent être nommés par un apôtre (s'il
y en a un !), mais ils sont surtout remarqués dans le Corps de Christ par
leur caractère et leurs actions. Je le répète, ils n'ont besoin d'aucune
formation particulière, d'aucune ordination, élection ou nomination
officielles. Dans l'Eglise primitive, ce sont les assemblées locales qui
choisissaient leurs anciens. Un ancien ne doit pas "dominer sur le
troupeau", mais surveiller, protéger et garder les brebis. Il doit les
protéger de ceux qui voudraient les entraîner dans l'erreur. Il doit aussi
veiller à ce que le Saint-Esprit puisse agir librement dans le groupe, et que
chaque membre puisse avoir la liberté d'apporter ses dons et sa contribution
essentielle. Il doit aider chacun à exercer son ministère. Les apôtres,
pasteurs, enseignants, etc…, sont des fonctions, pas des positions ni des
postes officiels. Ce sont des Chrétiens ordinaires qui ont reçu des dons pour
l'Eglise, et qui ont eux-mêmes été donnés à l'Eglise pour servir et équiper le
peuple de Dieu.
Direction spirituelle et
ministère.
Il est important qu'un groupe bénéficie d'une
direction spirituelle, mais cette direction doit être trouvée au sein du groupe
lui-même. Vous ne devez pas battre la campagne pour vous trouver un
conducteur ! Soyez responsables de vos propres réunions ! Chaque
réunion est indépendante des autres. Personne ne devrait vous dominer. Votre
groupe doit être indépendant, même s'il ne doit pas être isolé des autres.
C'est le seul moyen de vous protéger des bergers à la recherche d'un troupeau,
qui vont toujours tenter de venir vous contrôler. C'est aussi le seul moyen
d'empêcher que toute erreur se répande à l'extérieur d'un groupe. C'est enfin
le seul moyen de vous protéger des abus des autorités publiques. Je ne dis pas
qu'il faut devenir paranoïaque, ni qu'il se prépare quelque chose de sinistre
aujourd'hui. Mais nous ne devons pas être naïfs au point de croire que cela ne
pourrait pas arriver !
Nous devons exercer tous les dons et tous les
ministères. Nous devons les rechercher et les développer en chacun de nous. Il
sera peut-être nécessaire d'organiser des conférences et des réunions spéciales
à cet effet. Par exemple, s'il y a 20 ou 30 églises de maison dans une certaine
ville, ils peuvent vouloir se réunir pour écouter certains enseignements
particuliers. De telles réunions devraient faire l'objet d'une large
information, afin que tous ceux qui veulent y assister puissent le faire. Mais
il faudra toujours veiller à ce que ces rassemblements ne soient pas utilisés
pour commencer à organiser les groupes de maisons en nouvelles fédérations ou
dénominations. Le but est d'équiper les Chrétiens, pas d'organiser des
adhésions à un mouvement ou à un ministère personnel.
Il doit donc y avoir des anciens dans les groupes de
maison, des anciens qui soient reconnus et respectés en raison de leur
fonction. Il peut aussi y avoir des diacres et des diaconesses. Mais, lÃ
encore, c'est la fonction qui est importante, pas le poste ni le titre. Vous
reconnaîtrez ceux qui ont reçu ces appels, parce qu'ils auront un cœur pour
servir. En raison des abus et des tendances à toujours organiser, nous devrions
plutôt rechercher "l'esprit" du ministère, pas le titre. Nous sommes
si souvent enclins à opérer dans la "lettre" de la loi, plutôt que
dans "l'esprit" !
Il est indispensable de passer par un changement
complet de nos manières de penser. D'après notre expérience, les conducteurs
ont tendance à s'emparer du pouvoir, et les autres à les suivre. Ils parlent et
ils enseignent, et les autres écoutent. Ce type de direction ne profite qu'à un
seul membre du corps. Le but de tout conducteur, dans le Corps de Christ,
devrait être d'aider tous les membres à exercer leur fonction, en leur offrant
des occasions pratiques. Ils doivent garder le groupe dans la direction de
l'Esprit, avec amour, mais avec fermeté. Ils doivent savoir discerner la
direction du Saint-Esprit, et reconnaître ce qui est approprié et ce qui ne
l'est pas. Un vrai conducteur spirituel doit mesurer son succès au nombre
d'autres conducteurs qu'il aura pu former.
Et les avantages fiscaux et
légaux ?
L'une des choses les plus convoitées par les églises
traditionnelles est le fameux statut garantissant l'exemption fiscale aux
églises et aux religions. Cela permet de leur faire des dons en franchise
d'impôts ! Y a-t-il quelque chose de mal à cela ? Oui ! Tout
d'abord, l'Eglise n'est pas une organisation. C'est un organisme vivant. Quand
vous voulez donner de l'argent à l'œuvre du Seigneur, faites-le librement. En
outre, et ceci est encore plus important, si vous engagez l'église dans toutes
ces histoires de déclarations officielles, de constitution d'associations
cultuelles et d'obtention de statuts fiscaux spéciaux, vous n'aboutissez qu'Ã
mettre l'église sous la coupe et le contrôle de l'Etat. Les églises doivent
alors leur existence à l'autorisation de l'Etat. Or l'Eglise n'appartient pas Ã
ce monde. Elle n'appartient à aucun royaume ni à aucun gouvernement terrestre,
et nous devrions tout faire pour nous tenir en-dehors de ces choses !
En ce moment, en Amérique, on vient de voter de
nouvelles lois qui permettent à l'Etat de financer des services sociaux gérés
par des églises. Certains jugent cela merveilleux ! C'est sûrement
merveilleux, si vous tenez à ce que l'Etat s'ingère dans les affaires de
l'Eglise ! Pensez à tout l'argent que vous pourriez ramasser si vous
transformiez vos salles vides en écoles financées par l'Etat !
N'auriez-vous pas beaucoup plus d'argent pour payer vos missionnaires ?
Oui, certes, mais prenez garde ! C'est l'Etat qui va bientôt vous dicter
vos programmes, et contrôler de près tout ce que vous allez faire ! Il
vaut mieux se tenir le plus loin possible de l'Etat !
Achevez l'œuvre de la
Réforme ! Libérez les Chrétiens !
La Réforme avait tenté de démystifier et de
"déprofessionnaliser" l'Eglise, mais elle n'y est que partiellement
parvenue. Au moins nous a-t-elle rendu la Bible. Mais elle ne s'est pas
débarrassée du double système du clergé et des laïcs. Il faut espérer que nous
parviendrons un jour à avoir des conducteurs mûrs qui ont un cœur pour servir
et édifier le Corps de Christ, grâce aux dons qu'ils ont reçus. Pensez aux
millions de "dons" que Dieu a faits à l'Eglise, sous forme de
pasteurs, d'évangélistes, de docteurs et d'apôtres, mais qui se contentent de
venir chauffer leurs chaises semaine après semaine, incapables d'exercer leurs
fonctions, parce qu'ils ne sont jamais allés dans un Institut Biblique ou
qu'ils n'ont pas les diplômes nécessaires ! Pensez aux millions de
spectateurs qui sont dans les églises et qui languissent de participer
effectivement à la vie du Corps, mais auxquels on n'offre que quelques tâches
étriquées ! Pensez à ces millions de Chrétiens qui viennent dans une
église dans l'espoir d'y trouver des amis, auxquels ils pourraient parler de
leurs besoins et raconter leurs petits triomphes ! De véritables
conducteurs devraient trouver un moyen de motiver et de mettre à l'œuvre ces
millions de "saints sans visage", afin qu'ils puissent fonctionner
dans une vie d'église vitale et vivante !
Pourquoi en est-on arrivé là ? Les
"laïcs" sont en partie responsables de cette situation. Nous sommes
paresseux. En Amérique, nous attachons une grande importance à l'égalité, et
nous avons voulu transformer nos églises en petites démocraties. Ce sont les
laïcs qui ont choisi de se donner un clergé à leur service, un clergé qui leur
chatouille les oreilles, et dont ils peuvent se débarrasser s'il ne leur plaît
plus. L'Eglise ne doit être ni une démocratie ni une autocratie. Elle est un organisme.
Elle ne doit pas être dirigée par un homme seul, ni par l'ensemble des membres.
Elle doit être dirigée par une Tête, Jésus-Christ ! Nous devons nous
soumettre les uns aux autres et à ceux que Dieu a choisis pour être des
anciens. Mais nous aimerions bien tout mettre par écrit sur un
organigramme ! Cela n'est pas possible dans l'Eglise de Jésus-Christ, car
elle est un organisme vivant, le Corps de Christ.
Si l'Eglise veut tenir ferme et glorifier le Seigneur
dans ces temps de la fin, chaque Chrétien doit avoir une relation personnelle
vivante avec le Seigneur et avec ses frères et sœurs. Ces relations doivent
être réelles et non théoriques. Nous avons besoin d'une vraie communauté, qui
ne peut se former qu'en nous réunissant entre Chrétiens d'un même voisinage, et
dans nos maisons, pas dans un bâtiment où nous nous rassemblons une ou deux
fois par semaine ! Il faut absolument que nous nous libérions de tout ce
qui peut peser sur nos épaules, revenir aux choses essentielles de la foi, et
mettre réellement en pratique la vie chrétienne.
Que faire des enfants ?
C'est sans doute la question qui revient le plus
souvent. Les réunions de maisons offrent un cadre merveilleux aux enfants, pour
qu'ils entendent l'Evangile d'une manière naturelle (eux et leurs amis, ceux
qui vivent non loin d'eux et avec lesquels ils jouent), et qu'ils puissent
aussi grandir dans le Seigneur. La Bible est claire. Ce sont les parents qui
sont responsables de l'éducation et de l'enseignement spirituel de leurs
propres enfants. Ils ne doivent pas se défausser sur un moniteur d'école du dimanche.
Mais que cela ne vous effraye pas ! Il existe un moyen de faire tout cela
ensemble, et d'une manière agréable et attractive. Les églises de maisons
peuvent tout naturellement créer des clubs d'évangélisation pour les enfants du
voisinage. Il est même possible, voire probable, que plusieurs églises de
maisons se réunissent pour mettre au point quelque chose pour s'occuper des
adolescents, ou même des jeunes qui font leurs études supérieures. La seule
limitation est notre bonne volonté.
Qu'est-ce qui doit réussir le mieux à élever nos
enfants, une institution, la rue, ou notre famille ? La Bible dit que les
parents sont responsables de l'enseignement de leurs propres enfants.
Elle ne leur demande pas de les envoyer à l'école du dimanche. Je n'ai rien
contre le fait de réunir des enfants ensemble. Mais aujourd'hui, les parents ne
prennent plus la responsabilité de s'occuper eux-mêmes de leurs enfants, comme
Dieu le leur demande. C'est un problème sérieux. Je crois que si nous avons des
problèmes avec les jeunes, dans l'Eglise ou dans la société, c'est uniquement
dû au fait que les parents ne prennent plus leurs responsabilités. Si les
enfants des Chrétiens voient que leurs parents ont une relation personnelle
fraîche, honnête et vivante avec le Seigneur, ils désireront naturellement
faire de même. S'ils voient leurs parents suivre simplement le mouvement,
écouter sans cesse les mêmes sermons sans jamais progresser ni voir leur vie
transformée, ils rejetteront Christ quand ils seront adultes. Vous pouvez avoir
une religion, mais vous ne pourrez jamais imiter une véritable relation avec
Jésus-Christ. Les enfants savent parfaitement détecter les fraudeurs !
Rappelez-vous que l'Eglise a fonctionné pendant 1900
ans sans écoles du dimanche ! Alors, posez-vous sérieusement cette
question : "Qu'est-ce qui convient le mieux à vos enfants, une
institution, ou une famille ?" Les parents sont toujours responsables
de l'éducation spirituelle de leurs enfants.
Nous avons fait des expériences merveilleuses avec les
clubs d'enfants, en évangélisant les enfants de nos quartiers. Cela nous
permettait d'atteindre deux objectifs : toucher nos propres enfants, et
toucher les autres enfants du quartier. C'était le meilleur des moments pour
tous ces enfants. C'était aussi un moyen d'atteindre leurs parents. A un moment
donné, nous avions réussi à conduire au Seigneur pratiquement tous les enfants
de notre quartier, et certains de leurs parents. On entendait des louanges au
Seigneur dans tout notre quartier ! Nous avions une demi-douzaine de
groupes d'enfants dans différents quartiers. Ces groupes se réunissaient dans
les maisons des Chrétiens chaque dimanche matin. Et tous les Chrétiens se
réunissaient pour la Sainte Cène le dimanche soir.
A mesure que nos enfants grandissaient, nous
organisions des clubs adaptés à leur âge. Aujourd'hui encore, les meilleurs
amis de nos enfants (qui ont entre 20 et 30 ans) sont tous ces jeunes qui ont
grandi avec eux dans les clubs de quartiers.
Et l'argent ?
Le fait de se réunir dans des maisons ne nous dispense
pas de donner de l'argent à l'œuvre du Seigneur. Certains se servent des
groupes de maisons comme d'une excuse pour ne jamais donner, parce qu'il n'y a
pas de bâtiment à payer ni de grosses dépenses à faire. D'autres vous diront
qu'ils ne sont pas dans une vraie église. Ne les croyez pas. Votre groupe de
maison est tout autant une "église" que ces grands bâtiments près de
chez vous. Le problème, c'est plutôt de savoir ce que les églises traditionnelles
font de l'argent qu'elles récoltent ! Vous verrez qu'en général, la
plupart des églises dépensent plus de la moitié de leurs recettes pour leurs
bâtiments, tous frais confondus. Combien d'argent part réellement pour les
pauvres, les nécessiteux, les veuves, les malades, les sans abris ? Dans
un groupe de maison, vous pourrez leur donner directement votre argent !
Cela ne dépend que de vous.
Si vous donnez, c'est entre vous et le Seigneur. Le
fait de ne pas appartenir à une organisation formelle ne doit pas être une
excuse pour ne pas donner abondamment. Vous devez donc charger un membre du
groupe de récolter chaque semaine vos dons. Vous devez avoir un plan pour les
dépenses, et faire ces dépenses d'une manière responsable devant le Seigneur.
La dîme, c'est-à -dire 10 % de vos revenus avant impôts, devrait être un
minimum. Ce que nous faisons avec notre argent nous permet de voir où se trouve
le trésor de notre cœur !
Je le répète, nous pouvons donner de l'argent pour
soutenir ceux qui sont dans le besoin, ou des ministères qui établissent des
groupes de maisons, ou divers autres ministères en faveur de l'Eglise des
derniers jours. Je crois aussi que vous devez vous préparer ensemble à la crise
économique qui va se produire. Je crois que la dîme est un précepte de l'Ancien
Testament, mais que le principe du Nouveau Testament est plus exigeant :
tout ce que nous avons appartient au Seigneur, et non seulement 10 % !
Quelle est donc la part que nous gardons pour nous ? Ce que nous faisons
de notre argent est un bon indicateur de l'état de notre cœur ! Il faut
absolument que nous changions complètement de manière de penser dans ce
domaine, car nous sommes habitués à donner à des institutions et à les laisser
dépenser notre argent comme elles le veulent. Il faut que nous nous impliquions
plus activement dans ces actes de générosité, et même que nous le fassions dans
un esprit de sacrifice. Il ne s'agit pas de donner simplement de notre
superflu.
Des remous financiers dans les
derniers jours !
Nous ne pouvons qu'imaginer les remous et les
désastres économiques qui vont se produire dans les derniers jours ! D'un
côté, il y aura une prospérité sans précédent. Nous le voyons aujourd'hui au
niveau boursier, où les indices ont doublé en 18 mois (NDE : Ceci était
écrit en juin 2000 ! Depuis, les indices ont perdu plus de la moitié de
leur valeur. Ce sont de vrais remous, en vérité !) Pourtant, nous savons
que la marque de la bête sera un jour instituée, et que
personne ne pourra plus ni acheter ni vendre sans porter cette marque. Certains
sites Internet sont consacrés à ce sujet. On peut à présent implanter des
micro-puces sous la peau à l'aide d'une simple seringue. On veut nous faire
croire que ces puces marqueront la fin des vols et des fraudes de cartes
bancaires ! Tout ce que vous aurez à faire sera de passer votre main sur
un scanner. La puce fonctionnera comme une carte bancaire, contiendra tout
votre dossier médical, et tous les renseignements personnels qui vous
concernent. Ce n'est pas de la théorie ! La technologie existe
aujourd'hui. Sous prétexte de contrôler l'immigration illégale, le gouvernement
insistera pour que tous les citoyens possèdent un numéro d'identification
national, et que le seul moyen d'éviter toute fraude sera d'avoir ce numéro
inscrit sur sa peau. On m'a récemment raconté qu'une femme est entrée dans une
épicerie et a insisté pour qu'on lui passe le scanner sur sa main. Le caissier
n'avait jamais entendu parler de cela, et a appelé le gérant. Celui-ci était au
courant. On a passé le scanner sur la main de cette femme, et cela a
marché !
Imaginez que vous ne puissiez plus rien acheter ni
vendre sans cette petite puce très pratique ! Ce n'est pas une si grosse
affaire ! Les gens sont déjà habitués à utiliser des cartes bancaires.
Nous sommes en train de devenir une société sans monnaie fiduciaire. L'étape
suivante sera très simple. Ces puces pourront aussi être utilisées avec toutes
sortes d'autres technologies, comme la reconnaissance de la rétine ou celle des
empreintes digitales. Comment pourrez-vous payer votre maison ou votre
voiture ? Comment irez-vous faire vos courses ou acheter quoi que ce
soit ? Je ne sais pas tout ce que cela signifie. Nous ne pouvons que faire
des suppositions. Mais, d'un autre côté, nous ferions mieux de nous
préparer ! Que pouvons-nous faire ? Comment pouvons-nous nous aider
mutuellement ? Faudra-t-il avoir nos potagers, nos fermes, nos
communautés ?
Il y a de nombreuses années, le Seigneur m'a parlé au
sujet de la parabole de Matthieu 25 : "Car j'ai eu faim, et vous
m'avez donné à manger ; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire ;
j'étais étranger, et vous m'avez recueilli" (Mat. 25 :35). Il m'a
montré que cela concernait les gens qui nous aideront dans les derniers jours,
les Oskar Schindler de notre temps ! Il nous appartient de cultiver nos
relations avec toutes sortes de gens, même s'ils ne sont pas sauvés. Cela
pourra nous aider un jour. Au fil des années, j'ai ainsi tissé un réseau de
bonnes relations avec des gens qui ne sont pas convertis, et je crois qu'ils
pourront m'aider en ce jour !
Préparons-nous !
Des nuages noirs s'amoncèlent à l'horizon. Les armées
de Satan se préparent à plonger encore une fois toute la terre dans la
désolation. Nous pouvons déjà entendre les coups de tonnerre et voir les
éclairs. Fermez vos yeux, et écoutez ! D'un autre côté, les légions du
Très-Haut se préparent aussi pour la bataille et pour la grande moisson. Le
compte à rebours de la grande confrontation finale a commencé. Satan se prépare
à un dernier assaut contre le Tout-Puissant. Il projette de mobiliser toute l'humanité
pour écraser une fois pour toutes tous ceux qui font partie du peuple de Dieu,
Israël et la véritable Eglise.
Pour le moment, le ciel est bleu sur nos têtes, et les
oiseaux chantent. Tout semble normal. Des bébés naissent, des gens vivent et
meurent. Ils luttent pour les problèmes de leur vie, comme toujours. Ils
travaillent, jouent, apprennent, aiment, haïssent, tuent, donnent, prennent,
construisent et détruisent… La vie continue.
Mais les choses s'accélèrent, comme un vieux 48 tours
que l'on ferait tourner à 78 tours ! Les gens se précipitent vers une fin
inconnue. La Parole nous dit que "ce qui arriva du temps de Noé arrivera
de même à l'avènement du Fils de l'homme. Car, dans les jours qui précédèrent
le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs
enfants, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche" (Mat. 24 :37-38).
C'est le calme avant la tempête ! Pour les
disciples de Jésus, ce sont les dernières années de préparation. Comme au temps
de Joseph, qui avait dit à Pharaon qu'il y aurait sept années d'abondance,
suivies par sept années de sécheresse. Nous sommes encore dans des temps
d'abondance. Il nous faut la vision nécessaire pour nous préparer pour la
sécheresse, tant que les pluies sont abondantes. Dieu appelle Son Eglise Ã
connaître son heure la plus glorieuse, à porter témoignage de la réalité de
notre merveilleux Seigneur, malgré le fait que Satan va la poursuivre de sa
rage.
Quand viendra la fin, et que
devons-nous faire ?
Je n'aime pas donner des dates. Beaucoup de gens ont
été déçus de voir que rien ne s'était passé en 1988, 40 ans après la fondation
de l'Etat d'Israël. Mais la Bible dit aussi que "Jérusalem sera foulée aux
pieds par les nations, jusqu'Ã ce que les temps des nations soient
accomplis" (Luc 21 :24). Jérusalem a été reprise aux Gentils par les
Juifs en 1967, qui en ont fait leur capitale en 1980. Une génération biblique
représente 40 ans. Cela nous conduit donc à l'année 2007, et peut-être même Ã
2020. Dieu seul connaît les temps et les moments. Mais nous avons de nombreux
signes qui nous montrent que la fin est proche, même si nous ne connaissons pas
sa date exacte. Nous savons qu'il ne nous reste que quelques années. Que
pouvons-nous donc faire pour être prêts ? Sur le plan pratique, que
devons-nous faire pour nous préparer ?
- Nous devons connaître le
Seigneur. Nous devons nous plonger dans Sa Parole, avec amour. Nous devons
laisser le Seigneur nous parler, quand nous lisons la Parole. Louons-Le,
remercions-Le et adorons-Le. Consacrons-nous entièrement à Lui.
Obéissons-Lui.
- Soyons fermement enracinés
dans la saine doctrine. Sans cela, nous ne pourrons pas reconnaître les
erreurs qui viennent de partout.
- Trouvons un groupe de
Chrétiens qui aiment réellement le Seigneur, et rapprochons-nous d'eux, le
plus près possible.
- Libérons-nous de toute
dette, autant qu'il nous sera possible, car les pressions économiques
seront terribles. Débarrassons-nous de ces maudites cartes de crédit.
- Gardons les yeux ouverts sur
tout ce qui se passe autour de nous. Vous verrez beaucoup de Chrétiens
s'écarter du Seigneur et tomber dans l'apostasie ou une fausse unité.
N'accordez aucune importance aux choses qui vous paraissent bonnes. Si
elles ne sont pas conformes à la Bible, soyez sur vos gardes et fuyez loin
de ces choses.
- Réalisez que vous serez
peut-être bientôt obligé de quitter le confort de votre église actuelle.
Sachez que dans les derniers jours, il y aura une grande Eglise apostate.
Tout nous montre que beaucoup de chers Chrétiens tomberont dans
l'apostasie et seront séduits. Si vous suivez réellement le Seigneur, vous
devrez sans doute quitter ces églises, ou ce sont elles qui vous
chasseront.
Nous ne voulons condamner personne, ni affirmer que
nous sommes les meilleurs. Tout ce que je dis, c'est que nous entrons
probablement dans l'époque où tous les vrais Chrétiens devront soit quitter les
églises traditionnelles, soit être rejetés par elles. Des pasteurs seront
remplacés. Les gens réclameront des pasteurs qui les conduiront dans la
séduction. Il vous suffit de lire votre Bible pour savoir ce qui va se
produire.
L'Eglise dans la gloire.
Dieu nous demande de ne pas mépriser les petites
choses. Les églises de maisons sont de "petites choses", et ne
pourront jamais offrir la magnificence, la splendeur musicale, l'éloquence et
l'excitation que l'on peut avoir dans les grandes églises. L'humble témoignage
tiré de la vie quotidienne des "petits saints" ne pourra jamais se
comparer aux beaux sermons, aux splendides témoignages et aux appels
émotionnels vibrants donnés par des professionnels. Ils n'auront jamais de
belles réunions bien programmées avec chorale et grand orchestre. Mais un
groupe de maison vit au moins quelque chose de réel. Il reflète réellement
notre état spirituel. On ne peut pas s'y cacher. Si notre relation avec le
Seigneur est superficielle, si nous ne passons pas de temps avec le Seigneur,
si nous ne prions pas, si nous désobéissons volontairement au Seigneur tout au
long de la semaine, que pouvons-nous attendre de notre présence dans une
réunion de maison ? Celle-ci ne peut que refléter la réalité du Seigneur
dans notre vie. Si nous chutons, il ne nous reste plus qu'Ã nous remettre en
question et à repartir avec le Seigneur. Mais n'abandonnons pas !
Cultivons notre communion fraternelle avec les autres Chrétiens !
L'Eglise n'est pas destinée à nous distraire, mais Ã
nous édifier. Nous devons nous édifier mutuellement dans l'amour. Nous devons
reconnaître et encourager les dons spirituels et l'œuvre du Seigneur dans la
vie de nos frères et sœurs. Nous devons les considérer comme étant au-dessus de
nous-mêmes. Cela exige un effort de la part de tous les membres du groupe, et
pas seulement d'un seul ! Quand l'église de maison se réunit, elle reflète
le véritable état spirituel de ses membres. Si nous n'aimons pas ce que nous
voyons, nous n'avons qu'à nous en prendre à nous-mêmes ! Il appartient
donc à chacun d'être honnête et sincère envers le Seigneur, et à tous d'être
honnêtes les uns envers les autres. Cela exige une modification complète de
notre manière de penser. Nous devons discerner le trésor contenu chez les
autres.
Nous devons glorifier le Seigneur, nous édifier et
nous encourager mutuellement, observer les signes des temps, être comme des
sentinelles sur la muraille pour avertir les gens, qu'ils soient sauvés ou
perdus, de la séduction et des jugements qui viennent, et pour nous préparer Ã
l'ouragan qui approche. Car il vient ! Nous devons veiller les uns sur les
autres, et sur nos enfants. Nous devons prendre nos responsabilités en ce qui
nous concerne, et en ce qui concerne nos familles. Ne nous défaussons plus sur
le pasteur ou sur les moniteurs de l'école du dimanche ! Ce sont nos familles, nos problèmes
et nos solutions ! Nous sommes là pour donner, pas pour
recevoir.
Nous devons soutenir les autres groupes de maison, et
les aider à se constituer. Nous devons rejoindre tous ceux qui partagent cette
vision pour les derniers jours, et qui sont conscients du rôle glorieux que
nous sommes appelés à jouer. Nous ne devons pas accepter de rester isolés ou de
former une élite, mais nous devons tendre la main à tous avec amour, et leur
offrir une maison pleine d'amour pour les aider à grandir.
Quelle est notre destinée ?
La Bible dit :
"Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même Ã
l'avènement du Fils de l'homme. Car, dans les jours qui précédèrent le déluge,
les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants,
jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche ; et ils ne se doutèrent de rien,
jusqu'à ce que le déluge vînt et les emportât tous : il en sera de même Ã
l'avènement du Fils de l'homme" (Mat. 24 :37-39).
Ces versets suivent juste la description donnée par
Jésus de la Tribulation et l'annonce de Son retour. Si vous êtes assez fou pour
aller dire à tous ceux qui n'ont jamais vu de pluie qu'il va bientôt pleuvoir,
joignez-vous à nous ! Si vous ne vous souciez pas de paraître ridicule, et
si vous êtes convaincu que la fin de toutes choses est proche, joignez-vous Ã
nous ! Si vous voulez abandonner ce monde, ses convoitises, ses plaisirs
et ses richesses, joignez-vous à nous ! Si vous êtes prêt à considérer
toutes choses comme une perte, afin de gagner Jésus-Christ, joignez-vous Ã
nous !
Les Chrétiens qui s'accrocheront à la simplicité de la
vérité de l'Evangile seront ridiculisés, considérés comme négatifs, sans amour,
diviseurs, et accusés de résister à l'action du Saint-Esprit aujourd'hui dans
le monde. Vous serez rejetés par ceux que vous aimez, par ceux que vous
considérez comme vos frères et sœurs dans le Seigneur, par vos meilleurs amis,
par vos parents, et même par ceux qui sont les plus proches de vous. Tout cela
vous brisera le cœur. Vous vous demanderez même si ce n'est pas vous qui vous
êtes trompés et qui avez choisi la mauvaise voie ! Cela ne sera pas
facile. La séduction sera terriblement puissante. Les gens se moqueront de
vous. Vous serez même livrés à certaines églises par ceux qui croiront faire
plaisir à Dieu. Etes-vous prêts ? Cela fait très longtemps (dans nos pays
occidentaux) que les Chrétiens ne doivent plus volontairement accepter la
vindicte publique ou même le martyre, pour ne pas tomber dans le compromis,
mais c'est le choix auquel doit faire face notre génération !
Nous croyons que c'est notre appel actuel. C'est
difficile à croire, étant donné tout le battage autour de nous. Mais "que
celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises" !
C'est notre destin ! Il n'est pas effrayant, mais glorieux !
Deux chemins s'ouvrent devant nous. Le chemin de
l'apostasie est facile. Il vous suffit de commencer à faire quelques petits
compromis. Vous commencez à tomber, et la force de la gravité vous entraîne
toujours plus bas. Il vous suffit de suivre les foules, l'excitation ambiante,
et même les prodiges et les miracles !
L'autre chemin est difficile. Si vous vous y engagez,
vous perdrez tout. Il n'y en a pas beaucoup qui s'engagent sur ce chemin, mais
vous n'y serez pas seul !
Nos yeux sont fixés sur le but,
et sur Celui qui vient à notre rencontre sur les nuées ! Maranatha !
Viens, Seigneur Jésus !
Laurence Dene McGriff
La vie de l'Eglise fidèle
Article de Laurence
Dene McGriff.
Source : http://www.latrompette.net
Source http://www.endtimesnetwork.com/church/ld_chpt16.html
http://www.endtimesnetwork.com/church/ld_chpt16a.html
http://www.endtimesnetwork.com/church/ld_chpt16b.html