Nul serviteur ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon. Luc 16:13
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Le Christ inconnu
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C’est avec les petits, les humbles, les pauvres, les affamés, les sans-logis, les malades, les prisonniers que Jésus est encore... Depuis si longtemps Dieu est avec nous, mais, comme Philippe, nous ne L’avons pas connu !


par Gaston Racine

Les hommes aujourd’hui sont dans l’attente. Nous n’essayerons pas d’analyser longuement cette attente, car, si universelle qu’elle soit, elle varie à l’infini de son objet. Les uns pensent que nous allons inévitablement au-devant d’une nouvelle guerre plus effroyable que les précédentes (l’auteur écrit ce livre en 1958). D’autres, si toutefois ce terrible cataclysme n’était pas déclenché prochainement, prévoient de nouvelles révolutions, de nouveaux troubles intérieurs parmi les nations. D’autres encore, optimistes ceux-là, attendent fermement la paix, cette paix durable qui doit donner au monde une ère de prospérité, grâce à la mise en commun de toutes les ressources des peuples, et à l’utilisation des dernières inventions à des fins pacifiques.

Dans la chrétienté, un nombre toujours croissant d’âmes vivent dans l’attente d’un grand réveil religieux. Pour y tendre, et le voir éclater, on organise de plus en plus l’œuvre de Dieu. Des méthodes nouvelles et hardies, des moyens financiers importants sont employés pour faire connaître et triompher l’Évangile.

Pour les uns, le réveil sera avant tout la réalisation de la grande espérance œcuménique, l’unité des églises. Pour les autres, une extraordinaire moisson d’âmes, des conversions en masse, sans précédent dans les annales du monde. N’entendons-nous pas dire que “nous vivons l’heure la plus passionnante de l’histoire de l’Église, l’âge d’or de l’Évangélisation” ?

Ainsi se multiplient les rencontres religieuses qui devraient donner au réveil l’occasion de se manifester — soit par l’unité tant souhaitée des chrétiens entre eux, soit par la conversion de nombreuses âmes perdues.

N’est-ce pas au cours de telles manifestations, ou comme résultat d’efforts sincères, que l’esprit de Dieu soufflera soudain avec puissance ? Pourtant, partout, après ces grandes heures d’émotions religieuses, après l’euphorie ou la tension spirituelle du moment, les hommes, à l’exception d’un très petit nombre, restent étrangement les mêmes et la Croix dans la vie est plus prêchée que réalisée.

D’autre part, à moins de vivre dans l’illusion et de rester à la surface des choses, nous devons constater que nous atteignons peu le peuple indifférent de nos villes et de nos campagnes, et que, malgré notre propagande et nos moyens publicitaires, nous ne jouissons pas — comme l’Église primitive — de “la faveur de tout le peuple” (Actes 2/47). Celui-ci est, en réalité, beaucoup plus attiré par les doctrines matérialistes que par nos prédications — qu’elles tombent des lèvres d’orateurs libéraux ou fondamentalistes.

Si nous voulons courir, il faut connaître le but; si nous voulons combattre non “comme battant l’air” (1 Cor. 9/24), il est temps de nous arrêter quelques instants pour écouter l’exhortation divine : “Considérez bien vos voies !” (Aggée 1/5).

Pour beaucoup, le réveil est devenu quelque chose d’assez spectaculaire qu’on attend pour aujourd’hui ou demain, oubliant trop, hélas, que le réveil envisagé sous ou l’autre de ses aspects : Sanctification, unité des croyants, ou conversion des pécheurs, n’est pas quelque chose, mais quelqu’un, le Christ qui est venu, qui est en nous, qui est là tout près, mais que nous ne saisissons pas, ou que nous ne voulons pas connaître comme Il est.

Le réveil, c’est Jésus pris au sérieux, c’est Jésus cru et obéi à la lettre, parce qu’aimé d’un grand amour. Ce n’est pas : “Qui nous le fera venir d’Amérique ou d’Afrique, de l’Inde ou du Tibet”. Ni même “Qui nous le fera descendre des cieux ?” car Il est descendu.

Il n’est pas à des hauteurs inaccessibles. Il est plus bas que nous, et si nous ne le voyons plus, c’est que nous sommes montés trop haut.

C’est avec les petits, les humbles, les pauvres, les affamés, les sans-logis, les malades, les prisonniers que Jésus est encore. Nous ne sommes plus au temps où Job pouvait s’écrier : “Oh! Si je savais le trouver et parvenir à où Il est assis !” (Job 23/3). Ni aux jours d’Esaïe qui disait : “Oh! Si tu fendais les cieux ! Si tu voulais descendre !” (Esaïe 64/1). Il est venu ! Emmanuel est descendu !

Depuis si longtemps Dieu est avec nous, mais, comme Philippe, nous ne L’avons pas connu ! (Jean 14/9). Par les Saintes Écritures, nous entendons ses paroles, nous conservons sa doctrine, mais sa Personne … nous avons appris davantage à la contempler dans la gloire par la foi, qu’à la voir vivre au milieu des hommes de notre siècle.

Nous employons la foi pour nous ouvrir une fenêtre au ciel, pour nous créer une vision imaginaire de notre Dieu, pour nous évader à certaines heures de la terre, et nous croire déjà dans la gloire.

Mais, toute contemplation, toute extase qui n’est pas suivie d’une action parmi les hommes, est une séduction. Les heures passées sur les sommets nous sont données pour mieux travailler dans les vallées. La foi qui nous a sauvés, en nous amenant à accepter la grâce de Dieu, devrait aujourd’hui nous servir davantage à découvrir le vrai visage du Christ, tel qu’Il se manifeste encore sur la terre — ce Christ inconnu de la grande majorité des hommes qui se réclament pourtant de son Nom.

Chaque jour qui passe nous rapproche de l’heure suprême où cessera pour nous la marche par la foi, et où, enfin, nos yeux verront JÉSUS, non le Jésus auréolé et bénisseur dont la tradition a gravé les traits dans la mémoire des hommes, mais le Fils de l’homme que Dieu a établi Juge des vivants et des morts, et dont la Bible seule nous donne le portrait véritable.

La pensée de notre prochaine entrée dans la maison du Père devrait transporter nos cœurs d’allégresse, mais nous rappeler aussi combien le Seigneur doit être craint, car, nous dit l’apôtre : “il faut que nous soyons tous manifestés devant le tribunal de Christ, afin que CHACUN reçoive les choses accomplies dans le corps, selon ce qu’il aura fait, soit bien, soit mal” (2 Cor. 5/10).

 

La misère du témoignage chrétien, à l’heure actuelle, réside essentiellement dans le fait que beaucoup de croyants, qui ont conservé la connaissance des vérités chrétiennes, ont perdu de vue le pur exemple du Christ en qui la vérité ne fut jamais une théorie, mais trouva toujours son expression dans des actes envers des hommes. Il est à craindre qu’aujourd’hui le christianisme soit devenu pour plusieurs une denrée bon marché : on peut facilement se dire croyant sans être, pour autant, plus avancé que le diable, le père du mensonge et de tous les menteurs. De même, on peut se glorifier aisément de garder les principes scripturaires, et être, pourtant, loin de la vérité. Ainsi, il n’est pas rare de trouver, même dans les milieux dits fondamentalistes, un baptême sans repentance, une communion sans discipline, une marche sans séparation, une doctrine sans amour et une foi sans œuvres.

Nous ne répéterons jamais assez que si les œuvres ne nous sauvent pas, une adhésion intellectuelle à une formule biblique ne nous assure pas davantage le salut (Jacques 2/14-26).

La foi vivante en la personne et l’œuvre de Jésus-Christ ne peut pas ne pas produire des œuvres; œuvres qui se manifestent avant tout par une soumission entière à Sa volonté, par le fruit de l’Esprit dans le caractère, et par une obéissance à la Parole de Dieu dans les actes de la vie (Ephésiens 2/8, Hébreux 13/20, Galates 5/22, 1 Pierre 2/12).

Le propre de la foi qui sauve est de nous amener à renoncer à nous-mêmes, et de nous unir intimement au Christ, nous faisant trouver dans sa mort, notre mort au péché, à la loi et au monde; dans sa résurrection, notre nouvelle naissance; dans son ascension, notre introduction dans les lieux célestes pour vivre d’une vie céleste (Romains 6/6, Colossiens 2/12, Ephésiens 2/6).

Réconcilés avec Dieu, adoptés par le Père, membres du Corps de Christ par le baptême du Saint-Esprit (1 Corinthiens 12/13), nous sommes alors donnés par Jésus à la terre, comme des hommes du ciel en mission ici-baséquipés des dons surnaturels de l’Esprit, en vue du perfectionnement des saints, pour travailler au service de l’édification du Corps de Christ (Ephésiens 4/7) — étant dans le monde sans être du monde, ne vivant plus pour nous-mêmes, mais pour Celui qui, pour nous, est mort et ressuscité.

Source : www.lesarment.com


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