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L'Eglise hors du camp 3ème partie
de LA TROMPETTE
"L'auteur examine certains aspects pratiques de la vie d'un petit groupe de maison, en encourageant les Chrétiens à rester fermes dans leur défense de la Vérité et dans leur amour pour le Seigneur. Cela implique des sacrifices et des souffrances." (Banner Ministries)



L'Eglise hors du camp 3ème partie

L'auteur examine certains aspects pratiques de la vie d'un petit groupe de maison, en encourageant les Chrétiens à rester fermes dans leur défense de la Vérité et dans leur amour pour le Seigneur. Cela implique des sacrifices et des souffrances.

Certains pensent que la vie d'église n'est "qu'un ensemble d'activités relatives à notre foi en Dieu." Vous êtes pardonnable si vous pensez cela, car cette expression a bien souvent perdu son sens biblique. Les églises déclarent fièrement que si vous arrivez à 10 h 30 le dimanche matin, vous pouvez participer au "culte." Mais, en réalité, cela n'a que peu de choses à voir avec ce que la Bible appelle un "culte" rendu au Seigneur.

Selon la Parole de Dieu, un "culte" n'est pas une réunion organisée, mais une expression spontanée de notre amour pour Dieu et de l'adoration qui Lui revient, quelle que soit la forme de cette expression.

Dans Gen√®se 24 :24-27 et dans Exode 4 :29-32, le "culte" est une fervente pri√®re d'action de gr√Ęces, parce que Dieu a exauc√© une demande. Dans Matthieu, c'est une manifestation spontan√©e d'adoration devant J√©sus. Dans Apocalypse 3 :9, nous voyons les apostats forc√©s d'admettre leur erreur et de venir se prosterner dans l'humilit√©, la repentance et la soumission  : "Voici, je te donne de ceux de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui mentent ; voici, je les ferai venir, se prosterner √† tes pieds, et conna√ģtre que je t'ai aim√©."

Le mot hébreu souvent traduit par "adorer" ou "rendre un culte," dans l'Ancien Testament (shachah), démontre qu'il s'agit d'une attitude d'humilité dans la présence de Dieu. Il ne s'agit pas nécessairement de ce que nous faisons ou de ce que nous Lui offrons pour Lui plaire. "Rendre un culte," dans l'Ancien Testament, impliquait le fait de se prosterner, de s'incliner profondément, ou même de tomber face contre terre dans la crainte, l'étonnement et l'admiration. On s'humiliait dans un profond respect pour la Personne de Dieu.

Vous pourriez penser que le culte rendu √† Dieu dans le Nouveau Testament n'a plus le sens d'une ob√©issance aussi inconditionnelle √† un Dieu Tout-Puissant. Mais le mot grec utilis√© pour traduire l'adoration r√©serv√©e √† J√©sus ou √† Dieu est tr√®s semblable au mot h√©breu. Il s'agit du mot "proskuneo," qui traduit l'id√©e d'un chien fid√®le qui vient l√©cher la main de son ma√ģtre. Il signifie "s'incliner, se prosterner et rendre hommage."

Quand nous "allons √† l'√©glise," est-ce que nous r√©alisons vraiment qui est Dieu ? Nous jetons-nous aux pieds d'un Dieu Tout-Puissant et Saint, devant lequel nous tremblons, comme dans Esa√Įe 66 :2 ? Ou alors tirons-nous fiert√© et orgueil de notre capacit√© √† organiser un "culte" agr√©able, musicalement r√©ussi, et termin√© juste √† temps pour nous permettre de rentrer chez nous avant que le r√īti soit br√Ľl√© ?

Ceux qui sont fiers d'aller r√©guli√®rement "√† l'√©glise" s'engagent dans des activit√©s inutiles, s'ils ne rendent pas un v√©ritable culte √† Dieu, au sens biblique de ce terme. Par ailleurs, ceux qui se r√©unissent un soir par mois avec un petit groupe de Chr√©tiens consacr√©s peuvent rendre un culte r√©ellement agr√©able √† Dieu, s'ils peuvent √©pancher leur cŇďur dans la pri√®re et l'adoration. Ils peuvent m√™me √™tre conduits √† se prosterner face contre terre, lorsque la grandeur de Dieu les saisit.

La Sainte Cène.

On a trop insisté, du moins en Grande-Bretagne, sur l'importance de prendre la Sainte Cène dans une église. Cela reflète l'influence du Catholicisme Romain. Certains croient que s'ils ne prennent pas le pain et le vin une fois par semaine dans une église, ils ne sont plus en communion avec le Seigneur et avec l'Eglise.

Une femme qui se trouvait avec nous dans un groupe de maison décida un jour de se joindre à nous, parce que son église (une église Anglicane traditionaliste) était presque entièrement composée de gens qui n'étaient pas convertis, et n'offrait plus rien en matière d'enseignement biblique ni de culte véritable. Mais elle continuait à aller "communier" chaque dimanche dans son ancienne église, et nous accusait d'être en dehors de la volonté de Dieu, parce que nous "n'allions pas prendre la communion dans une église."

Le partage de la Sainte Cène semble donc un point délicat entre tous. Pourtant, si vous étudiez la Bible, vous ne voyez aucune attitude ritualiste semblable chez les premiers Chrétiens.

La P√Ęque.

J√©sus a institu√© la Sainte C√®ne quand Il a invit√© Ses disciples √† partager le pain et le vin avec Lui, le jour de la P√Ęque. Certains en ont tir√© argument pour dire que nous ne devions prendre la C√®ne qu'une fois par an, pour comm√©morer la mort de J√©sus.

Cependant, en r√©alit√©, les disciples "rompaient le pain" ensemble √† d'autres moments. Ils avaient coutume de s'inviter mutuellement. C'√©tait un acte courant d'hospitalit√©. Ils se r√©unissaient pour prendre un repas. Lorsqu'ils rompaient le pain, ils se rappelaient de quelle mani√®re le corps de J√©sus avait √©t√© rompu. Car Il leur avait dit : "Je suis le pain de vie. Celui qui vient √† moi n'aura jamais faim, et celui qui croit en moi n'aura jamais soif" (Jean 6 :35).

Ceci est bien illustr√© dans la premi√®re √©p√ģtre de Paul aux Corinthiens. Il est clair que le partage du pain et de la coupe se passait dans une ambiance informelle, au cours d'un repas o√Ļ l'on mangeait et buvait ; dans le cas des Corinthiens, sans doute un peu trop !

Paul les avertit de ne pas laisser ce moment particulier de communion fraternelle d√©g√©n√©rer en banquet, o√Ļ les Chr√©tiens ne penseraient qu'√† manger et √† boire, au lieu de comprendre la signification spirituelle du "pain entier" et du "pain rompu." Les Corinthiens appr√©ciaient beaucoup les repas en commun, mais ils √©taient en train de perdre de vue la signification du "pain rompu" en commun.

"Lors donc que vous vous r√©unissez, ce n'est pas pour manger le repas du Seigneur ; car, quand on se met √† table, chacun commence par prendre son propre repas, et l'un a faim, tandis que l'autre est ivre. N'avez-vous pas des maisons pour y manger et boire ? Ou m√©prisez-vous l'Eglise de Dieu, et faites-vous honte √† ceux qui n'ont rien ? Que vous dirai-je ? Vous louerai-je ? En cela je ne vous loue point. Car j'ai re√ßu du Seigneur ce que je vous ai enseign√© ; c'est que le Seigneur J√©sus, dans la nuit o√Ļ il fut livr√©, prit du pain, et, apr√®s avoir rendu gr√Ęces, le rompit, et dit : Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous ; faites ceci en m√©moire de moi. De m√™me, apr√®s avoir soup√©, il prit la coupe, et dit : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en m√©moire de moi toutes les fois que vous en boirez. Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'√† ce qu'il vienne. C'est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. Que chacun donc s'√©prouve soi-m√™me, et qu'ainsi il mange du pain et boive de la coupe ; car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-m√™me. C'est pour cela qu'il y a parmi vous beaucoup d'infirmes et de malades, et qu'un grand nombre sont morts" (1 Cor. 11 :20-30).

Saviez-vous que le mot traduit par "communion" dans le Nouveau Testament est le m√™me qui est traduit ailleurs par "communion fraternelle" ? Il s'agit du mot "koinonia," qui d√©rive d'un mot signifiant "partenariat, participation."

Jésus est le Pain, et nous partageons ce pain pour montrer notre partenariat avec Lui, notre "participation" à Sa nature, notre "commune union" avec Lui et les uns avec les autres. Partager le pain et le vin est donc une démonstration pratique de notre unité.

Paul emploie aussi l'analogie avec du pain, qui symbolise le Corps des croyants, et qui démontre notre unité spirituelle dans ce Corps.

"La coupe de b√©n√©diction que nous b√©nissons, n'est-elle pas la communion au sang de Christ ? Le pain que nous rompons, n'est-il pas la communion au corps de Christ ? Puisqu'il y a un seul pain, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps ; car nous participons tous √† un m√™me pain" (1 Cor. 10 :16-17).

Jésus a employé du pain pour représenter le sacrifice de Son propre corps sur la croix. Le pain et le vin n'ont aucune signification sacramentelle. Ils ne sont certainement pas des éléments magiques. Rompre le pain et boire le vin n'étaient donc absolument pas des rites religieux, pour les premiers Chrétiens. Ce n'étaient que des moyens pratiques permettant de démontrer la réalité de leur union avec Christ et les uns avec les autres.

M√™me sans ce moyen pratique, la r√©alit√© de notre union avec J√©sus et les uns avec les autres n'en demeure pas moins intacte. Il ne devrait rien y avoir de particuli√®rement sacr√© dans le fait de s'approcher d'un autel pour manger une "hostie" et boire dans un calice ! Cela ne conf√®re aucune b√©n√©diction particuli√®re, car il n'y a l√† rien de magique ! Nous pourrions, si nous le voulions, c√©l√©brer notre "commune union" sans rompre le pain !

Toutefois, la plupart des petits groupes de maison rompent le pain et boivent un peu de vin rouge (ou de jus de raisin). Cette pratique a tout autant de valeur et de signification (et m√™me plus, pourrais-je dire) que le fait d'aller dans une √©glise prendre la C√®ne avec des gens que l'on ne conna√ģt m√™me pas, et dont certains ne sont m√™me pas sauv√©s.

Les meilleurs moments de Sainte C√®ne que j'ai connus, et les plus √©mouvants, ont √©t√© ceux o√Ļ nous avons partag√© le m√™me pain et bu √† la m√™me coupe, en pensant silencieusement √† la signification du sacrifice de J√©sus. Quelle que soit la taille d'un groupe, il est possible de prendre la C√®ne.

L'enseignement.

C'est aussi une pierre d'achoppement pour ceux qui sortent du syst√®me des √©glises organis√©es. Certains pensent que nous ne pouvons √™tre enseign√©s que par des enseignants qualifi√©s et reconnus. Ce sont des Chr√©tiens qui se sont √©chapp√©s d'√©glises autoritaires et dominatrices, dont les dirigeants leur dictaient ce qu'ils devaient croire, sans accepter de discussion. Mais lorsqu'ils se retrouvent isol√©s, ils sentent qu'ils ont encore besoin d'un homme pour les enseigner !

D'autres craignent de s'égarer et de tomber dans l'erreur, s'ils se contentent d'étudier la Bible par eux-mêmes.

Cela ne devrait pas se produire, si l'on est d√©termin√© √† d√©pendre de Dieu pour notre instruction, car Il a promis de nous envoyer le Saint-Esprit pour nous conduire dans toute la v√©rit√©. M√™me dans l'Ancien Testament, les croyants ne s'√©garaient pas, tant qu'ils s'appuyaient sur Dieu pour √™tre guid√©s :

"Pendant longtemps, il n'y a eu pour Isra√ęl ni vrai Dieu, ni sacrificateur qui enseign√Ęt, ni loi. Mais, au sein de leur d√©tresse, ils sont retourn√©s √† l'Eternel, le Dieu d'Isra√ęl, ils l'ont cherch√©, et ils l'ont trouv√©" (2 Chro. 15 :3-4).

Le meilleur enseignant que nous puissions avoir, et le plus s√Ľr, est Dieu Lui-m√™me ! Paul a re√ßu toutes les v√©rit√©s de l'Evangile directement de Dieu, sans l'aide d'aucun homme :

"Je vous d√©clare, fr√®res, que l'Evangile qui a √©t√© annonc√© par moi n'est pas de l'homme ; car je ne l'ai ni re√ßu ni appris d'un homme, mais par une r√©v√©lation de J√©sus-Christ" (Gal. 1 :11-12).

Le Seigneur, qui a instruit Paul, peut aussi vous instruire :

"Pour vous, l'onction que vous avez re√ßue de lui demeure en vous, et vous n'avez pas besoin qu'on vous enseigne ; mais comme son onction vous enseigne toutes choses, et qu'elle est v√©ritable et qu'elle n'est point un mensonge, demeurez en lui selon les enseignements qu'elle vous a donn√©s" (1 Jean 2 :27).

"Pour ce qui est de l'amour fraternel, vous n'avez pas besoin qu'on vous en √©crive ; car vous avez vous-m√™mes appris de Dieu √† vous aimer les uns les autres" (1 Thes. 4 :9).

J'ai connu beaucoup de Chr√©tiens qui ont quitt√© leur √©glise √† cause de pasteurs dominateurs, et parce qu'ils √©taient oblig√©s d'accepter toutes les croyances de ces pasteurs. Mais d√®s qu'ils sont partis, ils se sont aussit√īt choisi un "pr√©dicateur favori" pour les enseigner. Les livres et cassettes de ce pr√©dicateur sont devenus leur nourriture exclusive, et ils n'ont jamais accept√© de nouvelle doctrine, sans savoir d'abord ce que ce pr√©dicateur en pensait. Aucun pr√©dicateur ne d√©tient toute la v√©rit√© √† lui seul, quelle que soit sa qualit√©. Une telle attitude ne peut r√©sulter qu'en un d√©s√©quilibre doctrinal, et en un certain culte de la personnalit√© qui est tr√®s malsain.


D'autres groupes, h√©las, n'ont pas dur√© longtemps, parce qu'ils n'ont jamais rompu avec l'habitude d'inviter syst√©matiquement des orateurs itin√©rants, certains venus de tr√®s loin. Il leur fallait un "orateur" √† chaque r√©union, et leur seul sujet de conversation √©tait de savoir qui viendrait la prochaine fois !

Comme si la seule exp√©rience valable que certains connaissent est d'aller √† une grande convention pour entendre un orateur parler ! Dans ces conventions, les cantiques et les pri√®res ne sont que des hors-d'Ňďuvre, dans l'attente du "plat principal" repr√©sent√© par l'orateur ! Ces Chr√©tiens s'efforcent donc d√©sesp√©r√©ment de recr√©er cette ambiance qu'ils ont connue dans ces conventions. Mais cela ne peut que dess√©cher et d√©truire ce qui peut rester de la vie spirituelle d'une communaut√© ! Cela ouvre aussi toute grande la porte de la s√©duction. J'ai vu une fois un faux proph√®te entra√ģner avec lui presque tous les membres d'un groupe. Ils sont √† pr√©sent englu√©s dans des faux enseignements, encore plus qu'auparavant ! Tout cela a √©t√© caus√© par leur d√©sir de suivre les enseignements d'un homme, au lieu de chercher eux-m√™mes le Seigneur.

Une claire compr√©hension de la doctrine biblique ne s'acquiert pas en √©coutant des cassettes et en lisant des livres, bien que ces derniers soient parfois utiles. Mais il faut aller soi-m√™me √† la source, la Bible, en permettant au Saint-Esprit de nous conduire dans notre √©tude. Ce n'est pas la lettre morte de la Parole qui nous √©claire sur sa signification spirituelle, mais c'est le Saint-Esprit qui illumine la Parole, qui lui conf√®re une r√©elle vie spirituelle, et qui en r√©v√®le la signification √† notre cŇďur. Pour cela, nous devons nous appuyer sur Lui, notre Enseignant.

Comment étudier la Bible.

Un petit groupe peut mettre lui-même au point sa propre manière d'étudier la Bible. Certains préfèrent étudier un thème dans toute la Bible. D'autres étudient certains mots-clefs, et voient comment ces mots sont employés dans certains versets et passages de la Bible. Il y a bien d'autres manières d'étudier la Bible. Mais une étude de la Bible ne doit jamais devenir fastidieuse et terne. Elle doit toujours nous inspirer, et être l'occasion de découvertes excitantes et joyeuses.

Mais il est essentiel de faire cette étude ensemble. Cela doit être un projet commun. Il ne faut pas laisser une seule personne nous donner toutes les réponses. Lisez donc ensemble les Ecritures, parlez-en entre vous, en partageant vos pensées et ce que cela vous suggère. Le Saint-Esprit vous conduira dans une compréhension plus profonde de la signification de la Parole, tout en vous montrant comment l'appliquer pratiquement dans votre vie. Certes, un Chrétien plus expérimenté peut préparer un sujet et prendre d'avance quelques notes, pour s'assurer que l'étude collective ne dévie pas. Mais personne ne doit imposer son point de vue aux autres.

La prédication.

Dans la plupart des √©glises, on est habitu√© √† un "sermon" de vingt minutes donn√© du haut d'une estrade √† toute la congr√©gation r√©unie. En g√©n√©ral, c'est la t√Ęche du pasteur ou d'un ancien d√Ľment accr√©dit√©. Tout le monde est cens√© rester assis et √©couter attentivement, en prenant des notes, et en absorbant la sagesse des anciens. Mais s'ils enseignent une h√©r√©sie, ou tordent un passage de l'Ecriture, aucun simple membre de l'√©glise ne peut avoir l'occasion d'intervenir pour signaler l'erreur et la corriger publiquement. Toute interruption du sermon serait consid√©r√©e comme d√©plac√©e.

Dans la Bible, ce type de pr√©dication n'√©tait utilis√© que pour enseigner un groupe important de croyants, ou pour lui donner des informations fra√ģches. Par exemple, au chapitre 5 du Deut√©ronome  : "Mo√Įse convoqua tout Isra√ęl, et leur dit : Ecoute, Isra√ęl, les lois et les ordonnances que je vous fais entendre aujourd'hui. Apprenez-les, et mettez-les soigneusement en pratique."

Dans Actes 20 :7-11, nous voyons aussi Paul parler √† un groupe important de Chr√©tiens (il a m√™me parl√© si longtemps qu'un jeune homme s'est endormi !) L'exemple supr√™me est, bien entendu, ce que nous appelons le "Sermon sur la Montagne." J√©sus S'est adress√© √† une grande foule, pour lui annoncer des choses nouvelles et √©tranges.

On voit dans la Bible ce type de pr√©dication employ√© quand une grande foule est rassembl√©e, et quand il faut lui donner un grand nombre d'informations et d'instructions nouvelles. Cependant, une fois que ces nouvelles et ces instructions ont √©t√© donn√©es, les ap√ītres n'ont pas continu√© √† employer cette m√©thode, mais ils ont favoris√© la discussion et le partage.

Un enseignement plus informel en petits groupes.

Il existe une forme d'enseignement qui s'adapte mieux aux petits groupes et aux familles. Il s'agit d'un enseignement plus informel, ouvert à la conversation et aux questions, dans lequel tous peuvent participer, au lieu de laisser un seul homme parler du haut d'une estrade.

C'est ce type d'enseignement qui est recommand√© par Dieu, par exemple dans Deut. 6 :6-7 :

"Et ces commandements, que je te donne aujourd'hui, seront dans ton cŇďur. Tu les inculqueras √† tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te l√®veras."

Le Seigneur aime entendre ceux qui parlent de Sa Parole et qui partagent souvent les choses de Dieu. Remarquez de quelle mani√®re le Seigneur traite ceux qui aiment Sa Parole :

"Alors ceux qui craignent l'Eternel se parl√®rent l'un √† l'autre ; L'Eternel fut attentif, et il √©couta ; et un livre de souvenir fut √©crit devant lui pour ceux qui craignent l'Eternel et qui honorent son nom. Ils seront √† moi, dit l'Eternel des arm√©es, ils m'appartiendront, au jour que je pr√©pare ; j'aurai compassion d'eux, comme un homme a compassion de son fils qui le sert" (Malachie 3 :16-17).

Nous apprenons souvent davantage en parlant entre nous, en partageant, en r√©fl√©chissant ensemble √† un sujet, en le commentant et en √©changeant ce que nous y d√©couvrons, plut√īt qu'en √©coutant une pr√©dication. Dans un petit groupe, il n'est pas bon qu'un membre du groupe parle tout le temps seul devant tout le groupe, comme s'il √©tait en quelque sorte au-dessus des autres. La forme d'enseignement la mieux adapt√©e aux petits groupes est un enseignement fond√© sur l'√©change et la conversation, con√ßu comme un processus vivant. La croissance d'un enfant ne se fait pas d'un coup, mais elle se poursuit en permanence, imperceptiblement.

Il peut y avoir des moments o√Ļ un membre du groupe donnera une √©tude plus approfondie sur un th√®me biblique. Mais imposer une telle pr√©dication √† chaque r√©union serait une erreur.

Il y a quelques ann√©es, j'ai bien connu un petit groupe, qui avait quitt√© une √©glise apostate pour se r√©unir dans une maison. Ils ont fait construire un magnifique lutrin en bois qu'ils ont plac√© dans leur salon, et ont achet√© des livres de cantiques, qui √©taient distribu√©s √† l'entr√©e de leur maison. Ils choisirent une brochette d'orateurs ext√©rieurs pour venir les enseigner. Apr√®s un cantique et une pri√®re en guise d'introduction, l'orateur se pla√ßait derri√®re le lutrin et parlait pendant environ une heure. Peu apr√®s, ils acquirent un harmonium pour accompagner les cantiques, et bannirent tous les cantiques "modernes." Ils avaient quitt√© un syst√®me eccl√©siastique, mais le syst√®me eccl√©siastique ne les avait pas quitt√©s !

Et les enfants ?

Beaucoup sont plus qualifi√©s que moi pour aborder la question des enfants dans des petits groupes fonctionnant "hors du camp." Nous n'avons pas d'enfants dans notre foyer. Mais je connais certains petits groupes o√Ļ les enfants, petits et grands, sont int√©gr√©s avec bonheur dans cette "famille" spirituelle, et ne sont pas exclus des r√©unions principales, comme c'est si souvent le cas dans des grandes √©glises.

Il n'y a aucune raison pour ne pas faire participer les enfants aux r√©unions, et m√™me pour ne pas les laisser poser des questions ou apporter leur contribution :

"Ecoutez, mes fils, l'instruction d'un p√®re, et soyez attentifs, pour conna√ģtre la sagesse ; car je vous donne de bons conseils : ne rejetez pas mon enseignement. J'√©tais un fils pour mon p√®re, un fils tendre et unique aupr√®s de ma m√®re. Il m'instruisait alors, et il me disait : que ton cŇďur retienne mes paroles ; observe mes pr√©ceptes, et tu vivras" (Proverbes 4 :1-4).

Dieu ne nous demande pas d'éloigner nos enfants de notre maison le dimanche, pour qu'ils soient enseignés par des étrangers. Ils ont besoin de la tendresse et de l'affection que seuls des parents peuvent leur donner, ou les membres de notre famille spirituelle, si nous pouvons leur faire confiance. Ceci est important, surtout quand il faut parler de sujets difficiles, ou lorsque les enfants ont besoin d'être disciplinés.

"Ecoute, mon fils, l'instruction de ton p√®re, et ne rejette pas l'enseignement de ta m√®re" (Prov. 1 :8).

"Paroles du roi Lemuel. Sentences par lesquelles sa m√®re l'instruisit" (Prov. 31 :1).

"Ecoute, mon fils, et re√ßois mes paroles ; et les ann√©es de ta vie se multiplieront. Je te montre la voie de la sagesse, je te conduis dans les sentiers de la droiture. Si tu marches, ton pas ne sera point g√™n√© ; Et si tu cours, tu ne chancelleras point" (Prov. 4 :10-12).

Je laisserai ceux qui ont plus d'expérience que moi vous donner des conseils pratiques sur la manière d'intégrer les enfants dans un petit groupe, tout en les gardant heureux.

Je voudrais encore dire ceci : ceux qui ont quitt√© une √©glise ont souvent du mal √† savoir ce qu'il faut dire aux enfants et adolescents qui sont contraints de quitter leurs amis. Certains parents pensent qu'ils doivent continuer √† offrir √† ces enfants et adolescents le m√™me type d'activit√©s qu'ils avaient l'habitude d'avoir dans leur ancienne √©glise. C'est aussi un probl√®me pour lequel je n'ai pas beaucoup d'exp√©rience directe. Mais il me semble que l'on devrait proposer √† ces jeunes d'autres activit√©s que celles qu'on leur proposait dans une √©glise apostate.

Il me semble aussi qu'il n'est pas sage de laisser des jeunes, souvent impressionnables et spirituellement influen√ßables, continuer √† fr√©quenter une √©glise que leurs propres parents ont jug√© pr√©f√©rable de quitter ! Le fait qu'ils doivent quitter leurs amis n'est pas une raison suffisante pour leur laisser courir un danger spirituel r√©el, dont toute la famille pourrait s√©rieusement souffrir √† long terme.

On devrait avertir les enfants des dangers de la séduction, et leur montrer de quelle manière la séduction peut endommager la vie spirituelle. Il faut leur dire qu'une marche fidèle avec le Seigneur impose des sacrifices. Si nos enfants ne sont pas encore sauvés, ils seront sans doute bien plus intéressés par des réunions informelles dans des petits groupes, que par des réunions dans des grandes églises. Dans l'atmosphère intime d'un petit groupe, ils pourront discuter plus librement de leurs doutes, et être conduits avec douceur au Seigneur.

Le problème de l'évangélisation.

On critique aussi les petits groupes, en leur reprochant leur inefficacité. Ils ne peuvent pas organiser de grandes campagnes d'évangélisation, ni s'engager dans des actions humanitaires d'envergure.

Mais l'évangélisation, selon la Bible, consiste à annoncer l'Evangile aux gens qui sont autour de nous et à nos amis, lorsque l'occasion se présente. Les statistiques sont trompeuses. Il est certain que les témoignages individuels mènent beaucoup plus de gens au salut que les grandes campagnes d'évangélisation.

Les grands projets mont√©s par les √©glises peuvent impressionner, mais sont-ils aussi efficaces qu'on le pr√©tend ? Le t√©moignage individuel et discret des Chr√©tiens, surtout de ceux qui sont remplis de discernement et d'amour pour le Seigneur, n'est-il pas en fait bien plus efficace que les efforts d'un pr√©dicateur en costume blanc ou d'un groupe de rock sur une estrade ?

Quoi qu'il en soit, nous devons être conduits par le Seigneur quand nous annonçons l'Evangile. Nous ne devons parler que lorsque le Saint-Esprit nous le montre, en employant des moyens appropriés. Lancer un message à la ronde peut être efficace à certains moments, mais cela revient à manier un tromblon. Je ne crois pas que cela soit ce que Dieu entende en général par "évangélisation." Chaque individu vient au Seigneur d'une manière différente. Chacun a des besoins spécifiques et doit être approché différemment. Chaque individu vit d'une manière différente. Certains ont besoin qu'on leur parle sévèrement de leur péché, alors que d'autres ont besoin d'une parole affectueuse et pleine d'amour. D'autres encore ont besoin de délivrance. Nous ne pouvons pas savoir tout cela si nous n'avons pas un contact personnel avec quelqu'un. Un tel contact est bien plus facile quand nous invitons ces personnes chez nous, pour partager un repas ou participer à une réunion informelle.

Tous ceux qui sont fatigu√©s de tout ce qui peut se passer dans une √©glise organis√©e peuvent √™tre enchant√©s de d√©couvrir une r√©elle "√©glise" compos√©e de pierres vivantes !

Quand nous sommes dans un petit groupe, m√™me s'il a d√©j√† une certaine taille, nous avons une r√©ponse √† la question  : "O√Ļ envoyer les nouveaux convertis  ?" Il faut simplement que les membres du groupe se connaissent, s'aiment et se fassent mutuellement confiance. Les nouveaux convertis peuvent s'int√©grer imm√©diatement. Le groupe peut les nourrir, veiller sur eux, et les guider dans la bonne direction, sans qu'ils se sentent intimid√©s ou mal √† l'aise.

Les enseignements peuvent √™tre adapt√©s √† leurs besoins, et le groupe peut r√©pondre √† leurs questions. Les grandes √©glises ne peuvent pas s'occuper ainsi des nouveaux convertis, d'une mani√®re personnelle et individuelle. Les nouveaux convertis pourront ainsi appendre √† consulter le Seigneur dans la pri√®re, √† √©tudier eux-m√™mes la Bible, et √† ne pas d√©pendre des autres pour conduire leur vie spirituelle. C'est l'h√©ritage inestimable des nouveaux convertis !

Les "bonnes Ňďuvres."

On pense souvent que seules les grandes √©glises peuvent mener √† bien des projets humanitaires ou d'aide sociale. Mais pourquoi les petits groupes ne pourraient-ils pas le faire ? S'il y a une volont√©, il y a aussi un moyen. Rien n'emp√™che les membres d'un petit groupe de mettre de c√īt√© de l'argent pour des actions charitables, ni de visiter des malades dans un h√īpital ou des personnes √Ęg√©es dans une maison de retraite. Ils peuvent m√™me organiser une sortie au bord de la mer pour certains !

Les r√©unions des membres du groupe devraient √™tre lib√©ratrices et pleines de joie. Nous ne devrions pas nous limiter √† des relations purement spirituelles. Nous devrions aussi nous r√©unir pour autre chose que prier ou discuter de la Bible ! Ayons aussi des relations sur le plan humain ou social. Sachons amener nos enfants dans quelque parc √† th√®me, organiser un repas commun dans un restaurant, ou simplement bavarder entre nous !

Le baptême.

Le bapt√™me ne devrait pas pr√©senter de probl√®me. Dans la Bible, nous voyons qu'ils baptisaient les nouveaux convertis partout o√Ļ ils pouvaient trouver de l'eau. Par "bapt√™me," j'entends bien s√Ľr un bapt√™me par immersion. Nous pouvons donc faire de m√™me.

Mon propre bapt√™me s'est pass√© dans la piscine locale, dans le petit bain, je dois le pr√©ciser ! Je connais des gens qui ont √©t√© baptis√©s dans leur baignoire. Un groupe peut parfois emprunter le baptist√®re d'une √©glise amie. On peut aussi aller, en √©t√©, au bord d'un lac tranquille, ou acheter une piscine en plastique. Improvisez !

Que faire pendant la r√©union ?

Je m'étonne toujours quand on me pose cette question. Il me semble que des Chrétiens devraient éprouver un désir naturel de communion fraternelle, et qu'ils vont naturellement prier, chanter ou partager la Parole quand ils se rencontrent. Mais ce n'est pas le cas. Il y a un certain nombre de très chers Chrétiens qui n'ouvrent jamais la bouche pendant les réunions, même pour prier.

Il nous faut r√©pondre aux besoins de chacun. Cela devient bien plus facile quand nous apprenons √† bien nous conna√ģtre les uns les autres, et quand nous sommes tous n√©s de nouveau. Ce n'est pas le cas dans beaucoup d'√©glises organis√©es !

Les timides ont donc besoin d'√™tre encourag√©s, et les dominateurs d'√™tre calm√©s, afin de cr√©er une atmosph√®re √©quilibr√©e, o√Ļ tous vont pouvoir grandir.

Je n'ai pas l'intention d'expliquer exactement dans cet article comment y parvenir. Chaque groupe doit pouvoir apporter ses propres r√©ponses. Cependant, la Bible nous donne un certain nombre d'exemples de ce que nous devrions voir dans nos r√©unions :

"Que faire donc, fr√®res ? Lorsque vous vous assemblez, les uns ou les autres parmi vous ont-ils un cantique, une instruction, une r√©v√©lation, une langue, une interpr√©tation, que tout se fasse pour l'√©dification" (1 Cor. 14 :26).

"Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment ; instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant √† Dieu dans vos cŇďurs sous l'inspiration de la gr√Ęce. Et quoi que vous fassiez, en parole ou en Ňďuvre, faites tout au nom du Seigneur J√©sus, en rendant par lui des actions de gr√Ęces √† Dieu le P√®re" (Col. 3 :16-17).

"Entretenez-vous par des psaumes, par des hymnes, et par des cantiques spirituels, chantant et c√©l√©brant de tout votre cŇďur les louanges du Seigneur ; rendez continuellement gr√Ęces pour toutes choses √† Dieu le P√®re, au nom de notre Seigneur J√©sus-Christ, vous soumettant les uns aux autres dans la crainte de Christ" (Eph. 5 :19-21).

Ces versets nous montrent ce que nous pouvons faire dans une r√©union. Mais le Seigneur nous conduira. Voici un aper√ßu de tout ce qui peut se passer au cours d'une r√©union de groupe :

  • Partage de r√©v√©lations.
  • Enseignement biblique.
  • Illustrations pratiques sur la mani√®re d'appliquer une doctrine dans la vie pratique.
  • Langues et interpr√©tations (s'il y a des gens qui exercent les dons spirituels).
  • Exhortations mutuelles.
  • Chants (de psaumes, d'hymnes et de cantiques spirituels, parfois re√ßus dans l'Esprit sur le moment).
  • Actions de gr√Ęce et louange.
  • Adoration et louange.
  • Intercession et autres pri√®res.

Tout cela ne peut suivre une routine √©tablie, et nous devons en toutes choses suivre la direction du Saint-Esprit. Si Dieu veut que nous passions toute une soir√©e √† discuter sur un seul verset biblique, nous devons le faire. S'Il veut que nous passions la soir√©e √† chanter et √† Le louer, c'est le meilleur usage que nous puissions faire de notre temps. Soyons souples !

Et moi qui suis tout seul ?

Cet article a été écrit en pensant à ceux qui se réunissent en petits groupes ou avec les membres de leur famille et quelques amis.

Mais il existe un certain nombre de Chrétiens qui doivent quitter leur église et qui se retrouvent complètement seuls. Ils sont soit célibataires, soit mariés à un conjoint qui n'est pas converti, ou ils ne connaissent aucun Chrétien dans leur localité.

Ce n'est certainement pas une situation idéale pour un Chrétien. Il s'agit sans doute d'une situation extrêmement difficile et éprouvante. Ces Chrétiens isolés peuvent être en proie à des pensées de solitude, à des sentiments de culpabilité, et à des pressions pour "aller quelque part," simplement pour le principe de se joindre à une communauté chrétienne.

Il faut un acte de foi pour se séparer d'une église locale, quand elle a rejeté la saine doctrine, et pour décider de marcher seul avec Dieu. Cette décision de ne pas se compromettre avec l'erreur peut être rapidement critiquée par ceux qui ne supportent pas les Chrétiens isolés. Ils leur disent qu'ils sont en dehors de la volonté de Dieu, et qu'ils risquent même de perdre leur salut. Cela n'est pas facile, et cela ne fait qu'ajouter aux pressions exercées sur ces Chrétiens pour les faire céder et revenir au bercail, ce qui ne serait pas la volonté de Dieu.

Si vous n'avez aucune communion fraternelle sur le plan local, si vous ne connaissez aucun autre Chrétien avec lequel vous pouvez prier ou étudier la Bible, au lieu de vous enterrer ou de retourner dans une mauvaise église, vous devriez au moins faire confiance à Dieu pour qu'Il vous fasse rencontrer quelques Chrétiens qui partagent votre point de vue, et avec lesquels vous pourrez avoir une communion fraternelle.

Voici quelques conseils √† l'intention des Chr√©tiens "hors du camp" qui sont compl√®tement isol√©s. Il ne s'agit pas d'une liste exhaustive d'instructions. Ces conseils peuvent d'ailleurs s'appliquer √† tous ceux qui ont d√Ľ quitter une √©glise :

Tout d'abord, assurez-vous de n'avoir aucune col√®re ni aucun mauvais sentiment contre les membres de votre ancienne √©glise. Cela peut bloquer votre relation avec le Seigneur, et freiner votre vie spirituelle. Vous devez d'abord balayer devant votre propre porte, accorder un plein pardon √† ceux que vous avez laiss√©s derri√®re vous, et √™tre d√©termin√© √† ne jamais vous engager dans une dispute quelconque, m√™me par lettre ou par t√©l√©phone. Ne rem√Ęchez pas constamment votre exp√©rience pass√©e.

Il est souvent bon, et parfois très utile, de vous couper une fois pour toutes, dans la prière, de tout ce qui a été fait et enseigné dans votre ancienne église, surtout si l'on vous a imposé les mains, ou si vous avez été impliqué dans beaucoup de choses non-bibliques. Repentez-vous tout simplement de toutes ces choses devant Dieu, et détournez-vous clairement de tout cela, en le plaçant devant le Seigneur dans la prière. Certains trouvent utile de proclamer à haute voix qu'ils se dissocient de toutes ces choses passées, au nom de Jésus, en brisant en Son nom tous les liens qui pourraient provenir de leurs pratiques passées.

Ne permettez √† personne de vous dicter vos pens√©es, vos sentiments et vos croyances. Si quelqu'un vous t√©l√©phone ou vous contacte, ne le laissez aucunement vous manipuler, vous culpabiliser ou vous effrayer en ce qui concerne l'avenir. Fortifiez-vous dans le Seigneur, et gardez √† l'esprit les raisons fondamentales qui vous ont fait choisir de quitter cette √©glise. Restez ferme dans ce que vous croyez √™tre la volont√© de Dieu pour vous. Si vous √™tes seul avec Dieu, vous avez la majorit√© !

Les gens vont souvent essayer de vous persuader que vous avez eu tort de quitter votre √©glise, et que vous devriez revenir, uniquement pour pouvoir t√©moigner de la v√©rit√© √† ceux qui sont rest√©s. Toutefois, je n'ai pratiquement jamais vu un Chr√©tien isol√© faire changer son √©glise, quand le pasteur et beaucoup d'autres sont enfonc√©s dans l'erreur. En fait, c'est le contraire qui se passe  : l'√©glise finit toujours par user la d√©termination de beaucoup de ceux qui ont d√©cid√© de rester dans le syst√®me. Si vous avez pris votre d√©cision, si vous avez ouvertement pris parti pour la v√©rit√©, si vous avez condamn√© l'erreur, et si l'on continue √† vous ignorer, il ne vous reste que le choix de partir. Vous n'√™tes aucunement responsable de la foi et des choix des autres membres de l'√©glise. Ils ont aussi le Saint-Esprit et leur intelligence propre. Ils doivent prendre leurs propres d√©cisions.

Rappelez-vous que de nombreux saints de la Bible ont √©t√© solitaires ou isol√©s, sans l'avoir choisi. Pensez √† Joseph en Egypte, √† Daniel √† Babylone, √† Elie, √† Jean-Baptiste, et √† l'ap√ītre Paul. Ils ont tous connu l'isolement, et ont pass√© de longues p√©riodes sans "communion fraternelle." Pourtant, Dieu les a utilis√©s, les a enseign√©s, et les a emp√™ch√©s de s'√©carter de la foi.

Vous devez comprendre que vous avez besoin de d√©velopper votre vie Chr√©tienne, sans vous couler dans le moule du monde qui vous entoure. Sans votre culte personnel, il serait facile d'√™tre entra√ģn√© loin de Dieu. Il faut donc se discipliner pour avoir r√©guli√®rement des moments de pri√®re, d'√©tude de la Bible et d'adoration, quand cela vous convient. Mais vous n'auriez aucun m√©rite de vous forcer √† vous lever √† cinq heures du matin, uniquement parce que cela vous donne l'impression que vous √™tes spirituel ! Vous ne tiendriez pas longtemps ! Choisissez un moment de d√©tente, o√Ļ vous ne serez pas d√©rang√©, √† n'importe quelle heure de la journ√©e.

Ne croyez pas que toute votre vie chr√©tienne va d√©pendre uniquement de vos moments de pri√®re et de lecture biblique ! Il s'agit d'un style de vie et non d'actes isol√©s, ni d'une participation √† des activit√©s d'√©glise. Ceux qui adoraient J√©sus le faisaient de mani√®re spontan√©e, par amour pour Lui (Matthieu 28 :9). Il est toujours temps, √† n'importe quel moment du jour ou de la nuit, de dire √† Dieu √† quel point vous l'aimez et vous l'adorez !

De m√™me, ne m√©prisez pas toutes les petites occasions de grandir et d'apprendre. Un article de journal qui vous fait penser √† Dieu, une remarque de quelqu'un qui vous fait m√©diter sur la bont√© de Dieu, un coup de t√©l√©phone d'un autre Chr√©tien qui vous donne l'occasion de vous b√©nir et de vous √©difier mutuellement, ou simplement une rencontre fortuite avec un Chr√©tien avec lequel vous √™tes en communion, tout cela peut vous remplir de joie et de satisfaction pendant des semaines !

Chanter est une bonne mani√®re d'exprimer la louange et l'adoration. Si vous en avez l'occasion, faites un peu de musique, ou mettez-vous √† chanter chez vous, chaque fois que vous en aurez l'occasion. Les paroles de certains cantiques anciens sont vraiment bibliques, et plus faciles √† m√©moriser que celles des cantiques modernes. Faites simplement tout ce qui peut vous b√©nir et vous inspirer. J'avais l'habitude de chanter quand je me rendais √† v√©lo √† mon travail, et c'√©tait l'occasion de passer de bons moments de louange ! Le rythme des p√©dales m'inspirait souvent √† composer mes propres cantiques. C'√©tait une vraie b√©n√©diction pour mon esprit. M√™me si ces cantiques improvis√©s sont tout simples, cela ne fait rien, Dieu comprend !

Profitez de toutes les bonnes conventions ou r√©unions publiques o√Ļ vous pourrez rencontrer des Chr√©tiens qui vous semblent solides, ou qui font aussi partie du reste fid√®le. Ce seront comme des oasis dans votre d√©sert.

Faites confiance √† Dieu, car Il sait fournir de la manne cach√©e √† Ses enfants dans le d√©sert, et faire jaillir des sources d'eau des rochers le long du chemin. Il est souvent surprenant de voir √† quel point nous pouvons √™tre bien nourris par le menu que Dieu nous fournit quand nous traversons un "d√©sert" ! Quand nous rencontrons ensuite des Chr√©tiens qui continuent √† "aller √† l'√©glise," et que nous comparons notre situation √† la leur, nous comprenons tout √† coup √† quel point nous avons grandi depuis que nous avons quitt√© notre √©glise, et que cela ne se serait jamais produit si nous y √©tions rest√©s !

Conclusion.

Nous verrons souvent des vrais Chr√©tiens conna√ģtre l'exp√©rience du d√©sert, ou qui vivent "hors du camp." En fait, il s'agit sans doute de l'exp√©rience normale de la plupart des Chr√©tiens v√©ritables, tout au long de l'histoire ! Chaque fois que l'Eglise visible a chut√© dans l'apostasie, il y a eu des Chr√©tiens qui ont rallum√© la flamme de la v√©rit√©. Bien souvent, cela les a oblig√©s √† quitter leur communaut√©, quand ils n'en √©taient pas chass√©s, et ils ont d√Ľ tout recommencer √† z√©ro, dans leur maison, avec une ou deux autres personnes.

Nous vivons à une époque d'apostasie flagrante. Elle se dirige tout droit vers la séduction de la fin des temps, qui précèdera la venue de l'Antichrist. Plus que jamais, Dieu Se garde un reste fidèle dans toutes les nations. Certains sont toujours dans des bonnes églises, d'autres non. Mais nous voyons de plus en plus se constituer un seul Corps de Chrétiens, sortis de toutes les dénominations. Tous ont le même désir de préserver la vérité biblique, et veulent conserver une expression biblique de leur amour pour Dieu.

Nous ne pouvons pas savoir exactement quel sera l'aboutissement de cette tendance. Dieu fera peut-√™tre grandir le nombre de ces Chr√©tiens. Nous verrons peut-√™tre se former une Eglise compos√©e de groupes de maisons, qui aura la t√Ęche d'√©vang√©liser, d'enseigner et de d√©livrer les perdus. Ou peut-√™tre verrons-nous leur nombre diminuer, et finiront-ils comme les Chr√©tiens des pays communistes, qui se r√©unissent en secret. Dieu seul le sait.

Quoi que l'avenir nous r√©serve, nous ne devons jamais accepter de nous compromettre avec la Prostitu√©e, simplement pour ob√©ir √† des traditions, des r√®gles et des commandements d'hommes. Ce que Dieu nous commande, c'est d'ob√©ir √† Sa Parole, et de Le consid√©rer comme notre seul Seigneur. Si nous devons √™tre en conflit avec les traditions et les exigences des hommes, qu'il en soit ainsi !

Que tous ceux qui ont lu cet article puissent √™tre inspir√©s et r√©confort√©s dans le Seigneur !

Article de Banner Ministries : http ://www.banner.org.uk/dev/outside.html

Source : http://www.latrompette.net

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