Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'oeil de ton frère, et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton oeil ? Matthieu 7:3
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Je te conseille d’acheter de moi … des vêtements blancs …
de JEROME PREKEL
La question importante qui découle de l’exhortation à l’église de Laodicée est la suivante : pourquoi Dieu demande-t-Il d’acheter un vêtement blanc alors que Lui seul peut l’accorder ?


Dans les Écritures, le vêtement blanc illustre souvent le Salut : « Après cela, je regardai, et voici, il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue. Ils se tenaient devant le trône et devant l’agneau, revêtus de robes blanches, et des palmes dans leurs mains … Et l’un des vieillards prit la parole et me dit: Ceux qui sont revêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d’où sont-ils venus? Je lui dis: Mon seigneur, tu le sais. Et il me dit: Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation; ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l’Agneau(Apocalypse 7/9 et 14).

Cette image du vêtement de justice avait été employée par Esaïe : « Je me réjouirai en l’Eternel, Mon âme sera ravie d’allégresse en mon Dieu; car il m’a revêtu des vêtements du salut, Il m’a couvert du manteau de la délivrance, comme le fiancé s’orne d’un diadème, comme la fiancée se pare de ses joyaux» (61/10).

Un autre passage prophétique évocateur se trouve dans une vision de Zacharie :

« Il me fit voir Josué, le souverain sacrificateur, debout devant l’ange de l’Eternel, et Satan qui se tenait à sa droite pour l’accuser. L’Eternel dit à Satan: Que l’Eternel te réprime, Satan! que l’Eternel te réprime, lui qui a choisi Jérusalem! N’est-ce pas là un tison arraché du feu? Or Josué était couvert de vêtements sales, et il se tenait debout devant l’ange. L’ange, prenant la parole, dit à ceux qui étaient  devant lui: Otez-lui les vêtements sales! Puis il dit à Josué: Vois, je t’enlève ton iniquité, et je te revêts d’habits de fête. Et je dis: Qu’ils mettent une tiare pure sur sa tête; et ils mirent la tiare pure sur sa tête, et le revêtirent de vêtements; et l’Ange de l’Éternel se tenait là. L’ange de l’Eternel fit à Josué cette déclaration : Ainsi parle l’Eternel des armées : Si tu marches dans mes voies et si tu observes mes ordres, tu jugeras ma maison et tu garderas mes parvis, et je te donnerai libre accès parmi ceux qui sont ici» (3/1 à 7).


La question importante qui découle de l’exhortation à l’église de Laodicée est la suivante : pourquoi Dieu demande-t-Il d’acheter un vêtement blanc alors que Lui seul peut l’accorder ? 

En effet, le vêtement du salut n’est le fruit d’aucune œuvre, et il ne peut donc PAS être acheté de quelque manière que ce soit, puisque c’est par la foi seule que nous sommes sauvés : «Il nous a sauvés… non à cause de nos oeuvres, mais selon son propre dessein, et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus-Christ avant les temps éternels…» (2 Tim. 1/9), «…il nous a sauvés, non à cause des oeuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le baptême de la régénération et le renouvellement du Saint-Esprit…»(Tite 3/5), «Ce n’est point par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie» (Éphésiens 2/9).

La robe du Salut est gratuite, parce que le Salut est gratuit : «à celui qui ne fait point d’œuvre [référence au verbe “acheter”], mais qui croit en celui qui justifie l’impie, sa foi lui est imputée à justice» (Romains 4/5).

La signification de l’exhortation à Laodicée est donc AUTRE : «Je te conseille d’acheter de moi … des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas » (Apocalypse 3/18).

L’élément le plus important qui va guider notre réflexion, en direction d’une réponse, est le suivant : nous savons que Dieu s’adresse ici à une église, à Son église (Laodicée). Le destinataire de cette exhortation est un chrétien, même si nous admettons que la pratique de son christianisme n’est pas entièrement conforme à Son modèle. L’altération est un phénomène qui est en action dans toutes les églises évoquées dans l’Apocalypse — mais bien davantage : dans tous les réveils. Le réalisme spirituel nous invite à considérer l’altération comme un principe spirituel inhérent au terrestre. Et Dieu ne considère pas qu’un chrétien en phase d’altération de la révélation, ou de rétrogradation, n’est plus un chrétien. Puisqu’il est écrit que «si nous sommes incrédules, Lui, demeure fidèle» (2 Tim. 2/13). Le chrétien de Laodicée, même «aveugle, misérable et nu» demeurera un enfant de Dieu jusqu’au moment où l’échéance du jugement se produira.

Pour bien comprendre l’exhortation, il faut donc aller plus loin. C’est justement la pensée de l’auteur de l’épître aux Hébreux : «C’est pourquoi laissant la parole qui n’enseigne que les premiers principes du Christianisme, tendons à la perfection, [et ne nous arrêtons pas] à jeter tout à nouveau le fondement de la repentance des œuvres mortes, et de la foi en Dieu, de la doctrine des baptêmes, et de l’imposition des mains, de la résurrection des morts, et du jugement éternel …» (6/1, v. Martin).

La conclusion qui s’impose à nous est donc que Laodicée est une église chrétienne, bien connue de Dieu, au bénéfice du Salut par Grâce, mais qui a besoin d’acheter malgré tout des vêtements blancs.

 

Il existerait donc deux sortes de vêtements blancs. Mais à quoi correspond le second ?

- «Réjouissons-nous et soyons dans l’allégresse, et donnons-lui gloire; car les noces de l’Agneau sont venues, et son Epouse s’est préparée, et il lui a été donné d’être vêtue de fin lin, éclatant et pur, car le fin lin, ce sont les justices des saints»(Apocalypse 19/7 et 8).

- La seconde robe blanche, dont parle l’Esprit à l’église de Laodicée, est faite des justices des saints, c’est-à-dire de leurs œuvres justes accomplies en marchant par la foi et par l’esprit, en suivant Christ.

On peut noter ici un détail important dans la marque du pluriel qui est commune aux deux pensées : «Je te conseille d’acheter DES vêtements blancs» et : «le fin lin, éclatant et pur, ce sont LES justices des saints (ou : les œuvres justes)».

Nous sommes donc ici dans une exhortation qui se situe AU-DELÀ du Salut. Les vêtements blancs se réfèrent à la marche chrétienne qui va suivre la réception de la justice de Dieu. Et le message à l’église de Laodicée nous révèle une chose importante : un chrétien racheté et couvert de la justice de Christ peut néanmoins être spirituellement nu. De la même manière que le serviteur de la parabole des talents s’est présenté devant son Maître sans que son talent ait porté le moindre fruit. C’est de cette nudité dont il est question. Le talent représente le Salut reçu, le Salut gratuit, offert … qui devait produire quelque chose.

Parce que le Salut est une œuvre accomplie (par Christ) qui doit être achevée (par le racheté).

Nous trouvons une autre illustration de ce principe dans l’évangile de Matthieu :

Jésus y raconte une parabole au cours de laquelle un grand nombre de gens sont invités à une noce.

« Jésus, prenant la parole, leur parla de nouveau en paraboles, et il dit: Le Royaume des cieux est semblable à un roi qui fit des noces pour son fils. Il envoya ses serviteurs appeler ceux qui étaient invités aux noces; mais ils ne voulurent pas venir. Il envoya encore d’autres serviteurs, en disant: Dites aux conviés: Voici, j’ai préparé mon festin; mes boeufs et mes bêtes grasses sont tués, tout est prêt, venez aux noces. Mais, sans s’inquiéter de l’invitation, ils s’en allèrent, celui-ci à son champ, celui-là à son trafic; et les autres se saisirent des serviteurs, les outragèrent et les tuèrent. Le roi fut irrité; il envoya ses troupes, fit périr ces meurtriers, et brûla leur ville. Alors il dit à ses serviteurs: Les noces sont prêtes; mais les conviés n’en étaient pas dignes. Allez donc dans les carrefours, et appelez aux noces tous ceux que vous trouverez. Ces serviteurs allèrent dans les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, méchants et bons, et la salle des noces fut pleine de convives. Le roi entra pour voir ceux qui étaient à table, et il aperçut là un homme qui n’avait pas revêtu un habit de noces. Il lui dit: Mon ami, comment es-tu entré ici sans avoir un habit de noces ? Cet homme eut la bouche fermée. Alors le roi dit aux serviteurs : Liez-lui les pieds et les mains, et jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents [déception et amertume]. Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus» (Matthieu 22/1 à 11).

Cette parabole s’inscrit dans la même logique que le message adressé à l’église de Laodicée. Elle ne parle pas de Salut par grâce seulement (représenté ici par l’invitation adressée à tous, «bons et méchants»), mais du fait que le Salut est un ensemble constitué par un appel, et par une réponse : Dieu montre qu’Il peut inviter aux noces des personnes injustes et justes, bons et méchants, et Il s’acquite Lui-Même en quelque sorte du droit d’entrer. C’est Lui qui décide de l’éligibilité. Les invités sont tous des étrangers et des inconnus qui n’étaient pas concernés, en première intention, par ce repas de noces. Mais pour autant, Il exige une chose de l’homme afin que l’appel se transforme en élection : et c’est là encore une question de vêtement — et une question de vêtement de prix — dont il convient de faire l’acquisition.

L’homme sans robe ne peut rien répondre et ceux qui entendent cette parabole, du temps de Jésus, le comprennent bien : ils saisissent que ce roi a fait un immense honneur à cet homme, qu’il appelle «mon ami», et que cet homme ne rend pas honneur à ce roi (venir à une noces, surtout royale, sans un vêtement adéquat est une marque de mépris), car il ne s’est pas investi : «où est l’honneur qui m’est dû ? Si je suis maître, où est la crainte qu’on a de moi ? dit l’Eternel des armées à vous, sacrificateurs, qui méprisez mon nom, Et qui dites: En quoi avons-nous méprisé ton nom ?» (Malachie 1/6).

Que faisons-nous de notre Salut ? De quelle manière avons-nous confirmé que Dieu dit effectivement la vérité (sur la vie, sur la mort, sur l’Homme, sur le bien et sur le mal) ? Dieu nous a justifiés, mais avons-nous justifié Dieu devant les hommes, devant les anges et devant les démons ? C’est en marchant et en faisant ce qu’Il dit, que nous Le justifions, à la face du mondeNous avons chanté qu’Il est le Seigneur de tout, mais dans quelle mesure sommes-nous entrés dans la réalité de cette proclamation ? Nous avons lavé notre robe dans le sang de l’Agneau, mais qu’en est-il de la robe des noces, celle dont nous avions à faire l’acquisition pour nous rendre à Son invitation ?

L’invitation, c’est la justice de Dieu, et la robe de noce, ce sont les justices des saints.

La révélation de la justification est un ensemble qui ne peut pas être amputé d’une de ses parties. À la fin, elle ne doit pas être seulement justice de Dieu, mais le résultat d’une unité de notre cœur et du Sien, dans un mouvement qui contient notre propre réponse, qui est notre vraie louange : « Et j’entendis dans le ciel une voix forte qui disait: Maintenant le salut est arrivé, et la puissance, et le règne de notre Dieu, et l’autorité de son Christ; car il a été précipité, l’accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit. Et eux l’ont vaincu à cause du sang de l’agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort» (Apocalypse 12/10 et 11). Il est tout à fait clair que la victoire de ces personnes est composée de plusieurs éléments, dont le premier est le sang de l’Agneau. Mais ce n’est pas le seul : l’engagement et la confiance grandissante jusqu’à devenir entière, en fait partie également.

Le Salut est une œuvre accomplie qui doit être achevée, de la même manière que le pays de Canaan avait été DONNÉ à Israël par l’Eternel, alors qu’il fallait s’en EMPARER. Et si elle doit être achevée, c’est que d’une certaine manière elle est incomplète. La culture protestante (et évangélique) nous dicte d’affirmer et de croire que le sang de Jésus est SUFFISANT pour le salut des âmes, et que rien d’autre n’est nécessaire pour sauver de la condamnation. Mais il est tout aussi vrai que la foi sans les œuvres qui doivent l’accompagner (en réalité : la démontrer) est morte.

«Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent» (Philippiens 2/12).

Jérôme Prekel®www.lesarment.com 


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